Beaumonts nature en ville


Les Pyrales des Beaumonts. Scopariinae et Acentropinae

Ce nouvel article est une suite sur l’étude des Pyrales du parc. Nous invitons le lecteur à se reporter à la bibliographie du précédent article.

SCOPARIINAE

Les Imagos de cette sous-famille sont assez souvent positionnés au repos sur des troncs d’arbres ou des rochers couverts de mousse ou de lichens. Ces insectes possèdent sur les ailes antérieures quelques lignes sinueuses blanchâtres et des taches foncées. Cette livrée facilite leur camouflage par homochromie. Bien frais, il est possible avec l’habitude de distinguer les différentes espèces sans recourir à l’examen des pièces génitales. Les ailes postérieures, couvertes par les antérieurs au repos sont d’un gris uniforme plus ou moins foncé. Plus de 500 espèces ont été décrites dans le monde dont une cinquantaine en Europe. Du fait de leur ressemblance, leur aires de répartitions restent mal connues.

Dans cette famille il n’y a pas de dimorphisme sexuel.

 Scoparie commune, Scoparia ambigualis (Treitschke, 1829)

Synonyme : Eudorée commune

Taille : LAA : 7 à 9 mm, envergure : 15-22 mm

Période de vol notée aux Beaumonts : juin. Dans son aire de répartition : mai-juillet.

Répartition : presque toute l’Europe.

Statut : assez commun.

Habitat : mousses, Lieux boisés.

Visible surtout le soir, attiré par la lumière.

Diagnose : Ces papillons très variables ont des ailes antérieures de couleur de fond brun-ocre avec les lignes brisées claires et des taches sombres quasi noires. Les ailes postérieures sont unies et claires.

Autres espèces proches : Eudonia truncicolella (ailes antérieures plus pointues et marques plus noires) et Scoparia basistrigalis (plus grand 20-23 mm, sans teinte ocre). Eudonia lacustrata (Panzer, 1804) très voisine.

Eudorée commune, Biotope des Mares, Neuilly-Plaisance, 4 juillet 2015, cliché: André Lantz

Eudorée des vergers, Scoparia pyralella (Denis & Schiffermüller, 1775)

Taille : envergure : 17-22 mm

Période de vol notée aux Beaumonts : juin. Dans son aire de répartition : mai-août.

Répartition : Presque toute L’Europe et la France.

Statut : commun, mais peu présente aux Beaumonts.

Habitat : mousses, matières végétales en décomposition.

Diagnose : Espèce très contrastée. Aile antérieure blanchâtre. Des taches orangées cernées de noir sont bien distinctes.

Scoparia pyralella, Beaumonts, 18 juin 2013, cliché: André Lantz

Eudorée anguleuse, Eudonia angustea (Curtis, 1827)

Taille : envergure : 15-20 mm

Période de vol notée aux Beaumonts : avril, septembre-décembre. Dans son aire de répartition : février-juillet / septembre-décembre.

Répartition: Cette espèce se rencontre facilement sur le littoral. Elle est apparue depuis quelques années en Île-de-France. Elle a été vue chaque année depuis 2016 sur les murs des rues voisines du parc. 

Statut : plus ou moins communes selon les stations.

Habitat : mousses.

Souvent observée sur les murs.

Diagnose : Ailes étroites et pointues à l’apex.

Eudonia angustea, Montreuil, rue de charmes, 18 octobre 2016, cliché André Lantz

Eudonia angustea, Montreuil, rue Gaston Lauriau, 3 novembre 2018, cliché: André Lantz

Eudorée commune, Eudonia mercurella (Linnaeus, 1758)

Taille : envergure : 16-19 mm

Période de vol notée aux Beaumonts : mai-août. Dans son aire de répartition : mai-septembre.

Répartition : Presque partout en Europe et partout en France, u compris en Corse.

Statut : très commun.

Habitat : mousses, forêts, vergers, parcs. Se rencontre souvent sur les troncs des arbres et des rochers.

Diagnose : Coloration assez variable. Les lignes anté et postmédianes blanches se détachent bien sur le fond noir. La zone médiane généralement noire peut être plus ou moins envahie de blanc. Cette zone blanche n’atteint pas la ligne antémédiane.

Eudorée commune, Beaumonts, 11 août 2012, cliché : André Lantz

Eudorée pâle, Eudonia pallida (Curtis, 1827)

Taille : envergure : 16-19 mm

Période de vol notée aux Beaumonts : mai-juin, octobre. Dans son aire de répartition : mai-octobre.

Répartition : Presque partout en Europe et en France. Absent de Corse. Au parc des Beaumonts s’observe dans la friche centrale.

Statut : assez commun.

Habitat : mousses terrestres et lichens. L’adulte se tient dans les plantes basses en journée. Parcs, jardins, friches ensoleillées, mais également en milieu humide.

Diagnose : Ailes claires avec les lignes transversales blanches peu marquées. La postmédiane est presque rectiligne.

Eudonia pallida, Moulin du Sempin (Montfermeil), 1 juin 2014, cliché André Lantz

ACENTROPINAE

Anciennement désignée par Nymphulinae, cette sous-famille regroupe des espèces dont les chenilles vivent dans l’eau et consomment des plantes aquatiques. Il y a une quinzaine d’espèces en Europe. Dans cette famille les imagos présentent souvent un dimorphisme sexuel prononcé. Les femelles se caractérisent par une taille plus grande et des ailes plus élancées.


 L’hydrocampe de la lentille d’eau, Cataclysta lemnata (Linnaeus, 1758)

Synonyme : la petite marque de porcelaine

Taille : envergure : 17–19 mm (mâles) et 22–24 mm (femelles)

Période de vol notée aux Beaumonts : juin-août. Dans son aire de répartition : mai-septembre.

Répartition : Presque partout en Europe et en France.

Statut : Commun.

Habitat : mares, fossés, canaux ; lié aux plantes-hôte de la chenille, surtout les lentilles d’eau (Lemna sp.). Les imagos restent près des eaux stagnantes :

Diagnose : dimorphisme sexuel (la femelle est plus grande que le mâle et plus sombre). La femelle est de couleur beige, le mâle a les ailes de couleur blanc brillant. Les deux sexes possèdent sur les ailes postérieures une ligne noire ponctuée de points bleus. Espèce plutôt diurne.

Hydrocampe de la lentille d’eau. Beaumonts, 25 juin 2015, cliché: Pierre Rousset

A. Lantz et P. Rousset le 12 novembre 2018

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Les Crambes au parc des Beaumonts

Introduction

Les Pyrales

16000 espèces de Pyrales ont été décrites dans le monde, En Europe on en dénombre environ 1000 dont 500 en France.

Majoritairement phytophages et quelques unes détritiphages, les Pyraloidea regroupent deux grandes familles : Les Pyralidae et les Crambidae. Les insectes adultes possèdent des organes tympaniques abdominaux et sont caractérisés par la présence d’écailles à la base de la trompe. Si la majorité d’entre-eux sont nocturnes, un nombre non négligeable d’espèces s’activent en journée et souvent au soleil.

La famille des Crambidae se compose de plusieurs sous-familles.

Elle compte plus de 15 000 espèces dans le monde, plus de 300 en Europe et 272 en France.

Cette très vaste famille cosmopolite contient des lépidoptères de taille moyenne à petite.

Les Crambidae présentent des formes très variables. Certaines espèces, appartenant à la sous-famille des Crambinae (les crambes), ont un aspect très proche de feuilles ou de morceaux de végétal (tiges…) ce qui les fait passer inaperçues, dans d’autres sous-familles les espèces peuvent, au contraire, être très colorées.

Les Crambinae (crambes). Cette sous-famille de la famille des Crambidae, compte plus de 80 espèces visibles en France. A notre connaissance, 11 d’entre elles ont été identifiées à ce jour au parc des Beaumonts.


Les périodes de vol indiquent le premier et le dernier mois de l’année où une espèce a été observée aux Beaumonts. Il peut y avoir une, deux générations. Dans ce dernier cas, la présence de l’espèce peut être discontinue.

Les photos ont été prises au parc des Beaumonts à de rares exceptions près (dans ce cas, elles ont été réalisées sur d’autres sites de la région, indiqués en légende).


Sources

Les informations utilisées pour cette page renvoient en particulier aux références suivantes :

Patrice Leraut, Papillons de nuit d’Europe ; Volume 3, Zygènes, Pyrales 1
Editions NAP, 2012.

Marie-André Lantz, « 2017 Biodiversité en milieu urbain : nouvel inventaire du parc des Beaumonts (Montreuil-Sous-Bois, Seine-Saint-Denis) (Lepidoptera) », Oreina ; 37 pp : 29-35

Nicole Lepertel & Jean-Peul Quinette, « Les Pyrales de la Manche », Invertébrés armoricains, Les Cahiers du Gretia, 2009 n° 4.

La description de certains Crambes est aussi appuyée sur une publication du Berkshire Moth Group [1]

La page consacrée aux pyraustes ou « pyrales » sur le site Aramel (Insectes) [2]

Pour certaines espèces d’autres sites ont été mis à contribution, tels Un monde dans mon jardin [3] ou Le jardinoscop [4]

Chez les Crambinae, comme pour d’autres taxons, il y a de grandes variations entre individus d’une même espèce et des confusions possibles avec des espèces d’apparences proches. L’identification sur photo n’est que très rarement « certaine », il convient donc de rester prudent en l’absence d’examen à la loupe binoculaire (voire la dissection).

Le prélèvement d’un exemplaire dans une population et son examen attentif à la loupe permet cependant dans la grande majorité des cas de réaliser une détermination sure.

Pierre Rousset et André Lantz


Le Crambus des jardins  Chrysoteuchia culmella (Linnaeus, 1758)

Taille : 10-15 mm, envergure : 20-24 mm

Période de vol notée aux Beaumonts : (mai) juin-juillet. Dans son aire de répartition : mai-août.

Répartition : toute la France

Statut : Très commun en France et au parc.

Habitat : lieux riches en graminées

Diagnose : Coloration : de jaune à brun. Plus ou moins nervurés. La ligne courbe postmédiane reste toujours visible.

Crysoteuchia culmella femelle, Beaumonts, 1 juin 2017, cliché Pierre Rousset

Chrysoteuchia culmella mâle, Beaumonts, 16 juin 2017, cliché Pierre Rousset

Le Crambus des pâturages Crambus pascuella (Linnaeus, 1758)

Taille : envergure : 21-26 mm

Période de vol notée aux Beaumonts : mai-juin. Dans son aire de répartition : mai-septembre.

Répartition : Presque toute l’Europe, Toute la France

Statut : assez commun en France.

Habitat : bois et prés humides, graminées, trèfles.

Diagnose : Ailes antérieures brun clair avec une grande tache blanche, aux bords bien réguliers et finement bordés de brun foncé. Cette tache blanche se termine en pointe dans la zone submarginale où elle est suivie d’une tache blanche plus petite qui s’étend jusqu’à la marge. On distingue une ligne submarginale brune bordée de blanc, parallèle à la marge sur la moitié interne marquée de points noirs marginaux, et s’orientant vers le bord costal pour laisser un triangle brun clair et blanc à l’apex de l’aile où les points marginaux sont remplacés par une fine ligne continue.

Les ailes postérieures sont blanchâtres.

Il y a une possible confusion avec le Crambe des bois Crambus silvella (Hübner) ou Crambe des tourbières Crambus uliginosellus (Zeller) , mais ces deux espèces ne se trouvent que dans des prairies très humides avec des carex, voir des tourbières, et ne sont pas présentent dans notre région.

Crambus pascuella, Forêt Notre-Dame, 6 juillet 2018, cliché André Lantz

Le Crambus des prés Crambus lathoniellus (Zincken, 1817)

Synonyme : Crambus nemorella

Taille : envergure : environ 15-23 mm

Période de vol notée aux Beaumonts : juin-juillet. Dans son aire de répartition : mai-août.

Répartition : Probablement toute la France continentale.

Statut : très commun.

Habitat: prairies, talus, tous les lieux herbus.

Diagnose : Bande blanche étroite. Stries longitudinales entaillées à mi-chemin. Bord costal (avant de l’aile) relativement rectiligne. Ligne subterminale (peu avant l’extrémité des ailes) fortement marquée et pliée, avec une frange foncée sur son bord intérieur. Apex (extrémité) des ailes triangulaire et marqué. Arrière des ailes sombres.

Mâle : Stries grisâtres entre les veines brunes. Aile mouchetée d’écailles noirâtres.

Femelle : Stries blanches entre les veines, ailes moins mouchetées. Apparence plus claire.

Crambus lathoniellus, Beaumonts, 6 juin 2012, cliché A. Lantz

Le crambus perlé Crambus perlella (Scopoli, 1763)

Taille : envergure : 21-28 mm

Période de vol notée aux Beaumonts : juin-juillet. Dans son aire de répartition : juin-août.

Répartition: Europe et toute la France

Statut : commun.

Habitat : Prairies, lieux herbus secs ou humides

Diagnose : Couleur argentée caractéristique. Ce crambe ne présente aucun dessin sur les ailes antérieures qui ont des reflets nacrés.

Il y a des individus plus sombres et des formes intermédiaires.

Crambus perlella, Beaumonts; 28 juin 2009, cliché A. Lantz

Le crambus-aigle Agriphila tristella (Denis & Schiffermüller, 1775)

Synonyme : Crambus des tiges, Crambus des chaumes

Taille : envergure : 25-30 mm

Période de vol notée aux Beaumonts : (juillet) août-septembre. Dans son aire de répartition : juillet-septembre.

Répartition :Europe et toute la France

Statut : très commun.

Habitat : graminées, prairies et pelouses, pénètre dans les villes.

Diagnose : Espèce très variable en coloration allant de la couleur paille au brun foncé. Une ligne claire (strie) s’étend sur l’aile antérieure (allant du blanc nacré à l’orangé en passant par le jaune ou crème). Elle devient souvent plus étroite (s’effile) au tiers de sa longueur, puis se divise (se diffuse) en pinceau de quatre « doigts ». Bien que caractéristique, ce trait « identifiant » peut être fortement marqué, plus faiblement, ou même absent. Front présentant une petite pointe.

Agriphila tristella, Beaumonts, 26 août 2018, cliché Pierre Rousset

Agriphila tristella, Beaumonts, 26 juin 2018, Cliché Pierre Rousset

Le Crambus souillé Agriphila inquinatella (Denis & Schiffermüller, 1775)

Taille : LAA = 12 mm, envergure : 23-29 mm

Période de vol notée aux Beaumonts : août-septembre. Dans son aire de répartition : juillet-septembre.

Répartition : Largement répandue en Europe, toute la France continentale

Statut : commun.

Habitat : prairies à Graminées (Poa, Festuca…), friches, talus, lieux herbus.

Diagnose : Les ailes antérieures unies, brun-jaune pâle ou blanchâtres.. Caractérisé par ses dessins sombres, estompés, sur fond blanc crémeux. Yeux bleus.

Agriphila inquinatella, Beaumonts, 11 août 2016, cliché André Lantz

Le Crambus des chaumes Agriphila straminella (Denis & Schiffermüller, 1775)

Synonyme : Crambus des pelouses

Taille : LAA = 8 à 10 mm, envergure : 16-20 mm

Période de vol notée aux Beaumonts : (juin) août. Dans son aire de répartition : juin-août.

Répartition : Europe, toute la France continentale

Statut: très commun

Habitat : graminées, pelouses, lieux herbeux, prairies à poacées…

Surtout le jour mais très attiré par les lumières dans la nuit.

Diagnose : petite taille. Ailes antérieures unies, brun-jaune pâle ou blanchâtres. Couleur jaune plus ou moins rembrunie. Souvent tacheté de brun. Strie longitudinale peu affirmée. Pas de ligne postmédiane (différence avec C. culmella). Forme globale fortement conique.

Mâle : contraste entre la moitié dorsale (arrière) de l’aile claire et la moitié costale (avant) sombre.

Femelle : plus uniforme. La strie se divise en « doigts » peu marqués.

Yeux bleus.

Agriphila straminella, Beaumonts, 16 août 2010, cliché A. Lantz

Le Crambus anguleux Agriphila geniculea (Haworth, 1811)

Synonyme : le Crambus des friches, le Crambus à bandes coudées

Taille : LAA = 15 mm, envergure : 17-25 mm

Période de vol notée aux Beaumonts : août-septembre. Dans son aire de répartition : juillet-octobre.

Répartition : toute la France y compris la Corse

Statut : commun

Habitat : graminées, milieux herbeux, même en zone urbanisée.

Diagnose : coloration d’ensemble brun-grisâtre. Ailes antérieures étroites, brun-jaune pâle.

Lignes transversales brunes, très obliques et coudées. Frange à reflet métallique.

Agriphila geniculea, Beaumonts, 26 août 2018, cliché Pierre Rousset

Le Crambus mordoré Chrysocrambus linetella (Fabricius, 1781)

Synonyme : Le crambus rayé commun, Chrysocrambus cassentiniellus

Taille : LAA = 12 à 14 mm, envergure : 20-27 mm

Période de vol notée aux Beaumonts : juin (juillet). Dans son aire de répartition : juin-juillet. Peut voler toute la journée, mais est plus actif les après midi.

Répartition :  répandue dans l’Europe du sud

Statut : peut être abondant dans ses biotopes, mais localisé.

Habitat : friches et lieux herbeux, sur Fétuque.

Diagnose : de forme étroite et allongée, les ailes antérieures sont de couleur ocre-jaune avec des raies longitudinales très contrastées or à brun-rouille, entrecoupées de deux raies transversales et bordées à l’apex d’un trait simple et d’une frange gris-blanc.

Les ailes postérieures de même teinte sont plus claires et discrètement striées.

Palpes labiaux très longs, bien visibles pointant vers l’avant.

Chrysocrambus linetella, Bois de Vincennes, 16 juin 2018, cliché André Lantz

Chrysocrambus linetella, Beaumonts, 13 juin 2017, cliché Pierre Rousset

Confusion possible avec Chrysocrambus craterella (Scopoli, 1763) qui se distingue difficilement par un « double trait » au bord de l’apex des ailes antérieures alors que ce « trait est simple » chez C. linetella. Cependant, il est difficile de les différencier sans observer les genitalia au microscope. La présence de C. craterella n’est pas attestée en Île-de-France.

 

Le Crambus jaunâtre Pediasia luteella (Denis & Schiffermüller, 1775)

Taille : LAA 14mm, envergure : 24-27mm

Période de vol:  notée aux Beaumonts : juillet; mai à septembre dans son aire de répartition.

Répartition : Europe, une grande partie de la France, surtout moitié nord et montagnes

Statut : localisé et relativement peu abondant.

Probablement très rare aux Beaumonts.

Habitat : graminées, lieux herbus

Diagnose : Couleur ocre uniforme sur l’aile antérieure. Peut être confondue avec la forme sans trait de A. tristella. Possède un front lisse alors que A. tristella a un front pointu.

Pediasia luteella, Beaumonts, 6 juillet 2010, cliché A. Lantz

Le Crambe tentaculé Ancylolomia tentaculella (Hübner, 1796)

Synonyme : l’Ancylolome commun, Tinea tentaculella, Ancylolomia irakella

Taille : LAA = 17 mm, envergure : 30-34 mm

Période de vol notée aux Beaumonts : juillet-août. Dans son aire de répartition : juillet-septembre.

Répartition : Europe, presque partout en France, manque par endroits dans le nord et l’ouest

Statut : assez commun. Remonte du sud les années chaudes.

Semble rare aux Beaumonts.

Habitat : affectionne les grandes graminées, friches, talus, milieux herbeux, parc, jardins…

Diagnose : Les femelles sont généralement plus grandes que les mâles.

Le mâle a la tête et les palpes blanc-jaunâtre, ses antennes sont dentées, son corselet est brun-foncé.

Les ailes antérieures jaune-marron sont marquées très nettement de longues bandes médianes longitudinales dorées soulignées de brun et la frange est festonnée. La courte bande blanche subapicale présente des deux côtés du point noir le différencie de Ancylolomia disparalis qui ne se trouve actuellement que dans le Midi de la France.

La femelle a la tête, ses palpes, ses antennes, son corselet et le dessus de ses ailes antérieures jaune-d’ocre-pâle avec des lignes longitudinales dorées, et une ligne également dorée qui sépare la frange du bord terminal.

 

 

Ancylolomia tentaculella; Beaumonts, 20 juillet 2010, cliché A. Lantz

Ancylolomia tentaculella, Sansalle (77), 31 juillet 2015, Cliché André Lantz

Pierre Rousset et André Lantz le 24 octobre 2018



Biodiversité au Parc des Beaumonts
  1. Les Naturalistes du parc des Beaumonts ont déjà signalé par le passé les difficultés inhérentes à la gestion du lieu, pourtant classé Natura 2000 dans la directive « Oiseaux ».  Nous avons envoyé une lettre à la mairie de Montreuil ainsi qu’au Comité de pilotage (COPIL) du site départemental Natura 2000. A ce jour nous n’avons reçu que la réponse du COPIL Natura 2000 qui propose une réunion devant se tenir en mai 2017. Nous n’avons rien reçu des édiles de Montreuil.

Voici la lettre qui a été envoyée:

Le 7 mars 2017,

La gestion du parc des Beaumonts

A l’intention des membres de la municipalité de Montreuil (93) et des responsables du COPIL du site Natura 2000 de Seine-Saint-Denis

Pour la municipalité de Montreuil :

M. Patrice Bessac, maire de Montreuil

M. Ibrahim Dufriche-Soilihi1er Adjoint délégué à la transition écologique et nature en ville

Le parc des Beaumonts fait partie des quinze entités réunies dans le site Natura 2000 de Seine-Saint-Denis.

La municipalité de Montreuil bénéficie à ce titre d’un parc classé de la directive « Oiseaux  » du réseau Natura 2000. Elle a donc l’obligation de gérer et d’entretenir le site afin de conserver ou d’améliorer la biodiversité présente.

La gestion du parc certes a été remise (dans quelle mesure ?) à l’intercommunalité, mais nous n’avons jamais été contactés à ce niveau et nous ne savons pas qui est responsable du suivi des Beaumonts.

Nous pensons en tout état de cause que la municipalité ne peut tout simplement pas se désintéresser du parc, dont elle souhaiterait par ailleurs, semble-t-il, le « rapatriement ». Elle peut (nous pouvons) intervenir vis-à-vis de l’agglomération.

Les naturalistes de Beaumonts-Nature en Ville signataires de cette lettre sont en effet loin d’être satisfaits de la gestion du parc. Ils ne sont pas consultés en amont sur les projets de travaux qui sont effectués sur le site et les méthodes de gestion utilisées.

Nous voudrions soulever des questions qui relèvent tant de la gestion courante du parc que d’interventions spécifiques plus « lourdes » (du type aménagement de la friche centrale ou de la mare perchée).

Gestion courante

Ne prenons que deux exemples parmi bon nombre d’autres.

Nous avions signalé en 2016 que la non-remise en eau, en temps voulu, des mares perchée et du milieu avait un impact sur les amphibiens. En ce début de mars 2017, nous nous retrouvons dans une situation encore pire liée à la sécheresse de cet hiver, qui n’est qu’imparfaitement corrigée par l’actuelle vague de pluie.

Tous les saules bordant la mare perchée ont été ébranchés ; nous aurions proposé que certains soient « épargnés » pour les insectes qui sont inféodés à cette essence et pour le déplacement de passereaux. Par ailleurs, toute la roselière nord a été rasée de près. Nous aimerions savoir pourquoi, alors que, même sèche, elle a un rôle de protection très important. Elle ne repoussera que tard en saison, bien après l’arrivée ou la date d’installation d’oiseaux nicheurs. Il est à craindre, par exemple, que la rousserolle effarvatte ne niche pas cette année, si la roselière sud ne lui suffit pas.

Nous ne disons pas que tout est mal fait, tant s’en faut ; mais que la concertation en amont est utile, nécessaire. Nous reconnaissons volontiers qu’un effort notable a été consenti par les responsables sur le terrain pour prendre en compte les conditions particulières de gestion d’un tel site : éviter de faucher certaines parcelles, en faucher d’autres suffisamment tôt pour ne pas contrarier la reproduction (notamment des insectes et araignées), utiliser les branchages coupés pour créer des abris pour la faune…

Interventions « lourdes »

Nous avons pu suivre l’aménagement de la friche centrale, ce qui était une bonne chose. Il n’en est plus de même, alors que l’objectif (une prairie fleurie) n’a pas été atteint l’année dernière. Nous espérons que les coupes récentes aideront en 2017 à en reconstituer une, mais nous aimerions connaître l’avis des services des espaces verts sur ce qui a marché comme prévu, après l’aménagement, et ce qui ne l’a pas.

La question des prises de décision concernant la mare perchée est pour nous particulièrement inquiétante. Nous avons participé aux études initiales sur le nouvel aménagement de la mare, conduisant à la définition d’un projet qui aurait représenté un progrès réel. Tout a depuis été remis en cause sans que nous n’en soyons jamais informés. Les coûts seraient prohibitifs. Nous ne savons pas si des subventions (projet Natura 2000) ont été demandées, à qui, et pourquoi elles auraient été refusées. Nous ne savons pas plus quel « plan B » est envisagé pour la mare perchée en particulier et la zone humide en général. Car si le « plan A » est véritablement abandonné, il faut bien un « plan B », n’est-ce pas ?

Le Conseil Scientifique du parc des Beaumonts qui avait été créé à notre demande ne s’est plus réuni depuis le départ de Didier Gleyzes en 2013.

Nous considérons que le rôle du conseil scientifique est de discuter en amont des projets de travaux sur le parc, en tenant compte des contraintes techniques, mais aussi des avis des naturalistes. Ce conseil n’a pas pour vocation d’être une simple chambre d’enregistrement, mais d’un lieu où sont envisagées des interventions qui seront mises en application en fonction des avis étayés éventuellement par des études scientifiques pour améliorer la biodiversité.

Nous nous adressons aujourd’hui à la mairie et au copil Natura 2000 du département de Seine-Saint-Denis et nous souhaitons qu’elle fasse part de notre inquiétude à l’Intercommunalité.

Bien à vous,

Des naturalistes de BNEV :

Pierre Rousset; André Lantz; Thierry Laugier; Thomas Puaud; Alexis Martin; David Thorns.

2. Quelques inventaires viennent d’être publiés concernant l’avifaune et l’entomofaune des Beaumonts.

Vous pourrez retrouver les oiseaux qui ont été observés au parc ou en survol par  David Thorns avec la traduction française assistée par Isabelle Merle, sur son site à l’adresse suivante < http://www.skutchia.com/annualreport2016-fra >

Un inventaire des Lépidoptères du parc des Beaumonts, reprenant les données d’observations entre 2009 et 2016 est paru dans le n° 37 de la revue Oreina (Les papillons de France) en mars 2017. Cet article n’est pas encore en ligne sur le site de cette revue. Nous atteignons presque un chiffre de 300 espèces déterminées sur le site. Une comparaison avec les sites des coteaux d’Avron et les Jardin du MNHN de Paris termine cette étude. Vous pouvez le consulter ici

3. Voici quelques images d’insectes prises cette année.

L’azuré des Nerpruns (Celastrina argiolus) est un petit  papillon bleu clair qui préfère souvent les sous-bois aux prairies trop vivement ensoleillées.

Azuré des Nerpruns, Beaumonts le 25 mars 2017, cliché André Lantz

Cet imago est en train de pomper les gouttes d’eau disposées sur le feuilles de Ficaire.

Le collier de corail (Aricia agestis) a été très précoce cette année. Habituellement on ne le voyait voler qu’à partir de juin.

Collier de corail, Beaumonts, 21 avril 2017, Cliché André Lantz

Cet imago est en train de butiner les fleurs de Passerage.

L’aurore (Anthocharis cardamines) est très régulière au parc et s’observe chaque année au début avril. Cette année les premiers imagos ont été observés dès la fin mars.

Aurore mâle, Beaumonts le 7 avril 2017, cliché André Lantz

L’Adèle Nematopogon swammerdamella est blonde et les ailes antérieures sont finement réticulées. L’imago sort habituellement en avril. Plusieurs adultes ont été notés en avril 2017.   la photo ci-dessous montre la face ventrale de l’imago.

Nematopogon swammerdamella Beaumonts, 13 avril 2017 cliché André Lantz

Sur la suivante on peut  distinguer l’aile antérieure qui recouvre la postérieure et la présence d’une fine réticulation.

Nematopogon swammerdamella, de profil, face dorsale, Beaumonts, 13 avril 2017, cliché André Lantz

L’adèle de Réaumur (Adela reaumurella) est d’un joli vert métallique. Les mâles aux longues antennes volettent au soleil en essaim au dessus de la végétation arbustive, tandis que les femelles aux antennes plus courtes restent souvent posées dans la végétation basse. Il est rare de pouvoir photographier une femelle en train de butiner comme sur ce cliché.

femelle de l’Adèle de Réaumur butinant une fleur d’Anthrisque, Beaumonts, 13 avril 2017, cliché André Lantz

Le temps parfois un peu frais de cette dernière période n’est pas un obstacle pour les observations de diptères qui sortent à des températures parfois inférieures à une dizaine de degrés.

Les syrphes se rencontrent aussi bien dans les parties boisées que les stations dégagées.  Ce Syrphe élégant (Epistrophe eligans)est caractérisé par un dimorphisme sexuel prononcé. La larve se nourrit de pucerons comme beaucoup d’autres espèces de Syrphe. Cette femelle est posée en sous-bois sur les Anthrisques.

Femelle d’Epistrophe eligans, Beaumonts, 13 avril 2017, cliché André Lantz

Ce joli syrphe de la photo suivante (Dasysyrphus albostriatus), en dehors de sa livrée jaune et noire, est caractérisé en particulier par deux bandes claires sur le thorax noir. Il se rencontre facilement sur les fleurs ou les herbes. Il n’avait pas encore été photographié sur le site.

Dasysyrphus albostriatus, Beaumonts, 13 avril 2017, cliché André Lantz

Les Bibions sont des diptères précoces de la famille des Bibionidae. Ils se caractérisent par leur teinte sombre, un abdomen assez large, des antennes courtes et une pilosité abondante. Les larves sont terricoles saprophages et peuvent se nourrir des racines de diverses plantes. Le Bibion le plus connu est la mouche de Saint-Marc (Bibio marcii) qui peut quelquefois pulluler. On peut souvent les observer en essaim au soleil au dessus des branches d’arbres ou arbustes. Lors du vol les pattes postérieures pendent vers le bas. Des adultes se trouvent également parmi la végétation surtout lorsqu’il ne fais pas encore suffisamment chaud. Le dimorphisme sexuel est bien marqué. Le mâle possède des yeux poilus de grande taille qui prennent pratiquement tout le volume de la tête, alors que ceux de la femelle sont nettement réduits. Ils sont apparus un peu en avance sur la saison ce printemps 2017.

mâle de Bibio marcii, sur une fleur de pommier, Beaumonts, 7 avril 2017, cliché André Lantz

Un autre Bibio a été observé cette année au Parc des Beaumonts. Je l’avais déjà noté dans le Bois de Vincennes (Paris 12) en 2016. Il a aussi été trouvé au jardin des plantes par Axel Dehalleux qui a pu le déterminer. Il s’agit de Bibio anglicus. c’est une espèce de taille bien inférieure à la mouche de Saint- Marc.

Le dimorphisme sexuel est aussi particulièrement prononcé. Le mâle est noir avec de gros yeux et la femelle possède un abdomen jaune-orangé et un thorax rougeâtre. Voici la femelle posé dans la végétation.

Femelle de Bibio anglicus, Beaumonts, 7 avril 2017, cliché André Lantz

 

Couple de Bibio anglicus, Bois de Vincennes (Paris 12), 18 avril 2017, cliché André Lantz

Voici un couple de cette espèce photographié au Bois de Vincennes. Le mâle noir est à gauche et la femelle à droite.

Parmi les libellules, le leste brun ou brunette hivernale (Sympecma fusca) sort de sa torpeur aux premiers beaux jours. Contrairement aux autre libellules européennes, cette espèce hiberne à l’état imaginal. De part sa taille et sa coloration, cette petite espèce peut passer facilement inaperçue.

Femelle de Brunette hivernale, Beaumonts, 27 mars 2017, cliché André Lantz

 

André Lantz le 25 avril 2017



24h de la biodiversité, compte-rendu de visite.

Les 24h de la biodiversité se sont tenues le samedi 25 juin 2016 à Montreuil.

Le programme avait été présenté dans l’article précédent.

Une dizaine de participants dont les randonneurs montreuillois se sont retrouvés au parc des Beaumonts avec David Thorns, ornithologue, et André Lantz, entomologiste, de l’association BNEV. Cette année le temps ensoleillé a été plus favorable à l’observation des insectes que lors des années antérieures. Les horaires étaient plus propices aux insectes qu’aux oiseaux. Certains d’entre eux n’ont pu être déterminés que par leur chant car, en cette saison, ils sont souvent cachés par la végétation.

Voici la liste des espèces rencontrées lors de cette visite:

Les Piérides blanches ont été très nombreuses, également réparties dans la zone paysagère et dans la partie plus sauvage du parc. D’autres espèces comme le Demi-deuil ou la Trichie de la rose ne se rencontrent que dans les prairies sauvages non fauchées ou le long du ru qui descend de la mare perchée.

date genre espèce nom vernaculaire nombre remarques
25/06/16 Pieris   Piérides blanches 26 dont Pieris rapae et Pieris napi
25/06/16 Melanargia galathea Demi-Deuil 3  
25/06/16 Pararge aegeria Tircis 2  
25/06/16 Polyommatus icarus Azuré de la Bugrane 1  
25/06/16 Apis mellifera Abeille domestique 8  
25/06/16 Bombus sp Bourdon 3  
25/06/16 Xylocopa sp Xylocope 1  
25/06/16 Trichius rosaceus Trichie de la Rose 1  
25/06/16     Libellule 2 en vol, non déterminable
25/06/16 Tettigonia viridissima Sauterelle verte 3  
25/06/16 Coccinella septempunctata Coccinelle à 7 points 1  
25/06/16 Sylvia atricapilla Fauvette à tête noire 1 entendue
25/06/16 Phylloscopus collybita Pouillot véloce 1 vu
25/06/16 Troglodytes troglodytes Troglodyte mignon 1 entendu
25/06/16 Pica pica Pie bavarde 1 vue
25/06/16 Dendrocopos major Pic épeiche 1 vu

David Thorns nous a permis de distinguer au moyen de son téléobjectif performant la piéride de la rave, au dessous uni, de la piéride du navet où les nervures des ailes postérieures sont soulignées d’écailles sombres.

Les deux photos suivantes illustrent une femelle de la piéride du Navet Pieris napi. La femelle se distingue du mâle par la présence de deux points noirs sur la face dorsale de l’aile antérieure. Les nervures sont bien soulignées d’écailles plus sombres sur le revers de l’aile postérieure.

piéride du navet femelle, 25 juin 2016, cliché David Thorns

piéride du navet femelle, 25 juin 2016, cliché David Thorns

Piéride du navet femelle, 25 juin 2016, cliché David Thorns

Piéride du navet femelle, 25 juin 2016, cliché David Thorns

La piéride de la rave (Pieris rapae) présente un revers uni.

Piéride de la rave, 25 juin 2016, cliché David Thorns

Piéride de la rave, 25 juin 2016, cliché David Thorns

mâle de la piéride de la Rave, 25 juin 2016, cliché David Thorns

mâle de la piéride de la Rave, 25 juin 2016, cliché David Thorns

Le demi-Deuil (Melanargia galathea)avec son damier noir et blanc est une des espèces bien reconnaissables. Elle affectionne les prairies non fauchées et fleuries.

Demi-Deuil, 25 juin 2016, cliché David Thorns

Demi-Deuil, 25 juin 2016, cliché David Thorns

Lors de cette visite les participants se sont aussi intéressés aux plantes et fleurs du parc, dont certaines sont mellifères et attirent de nombreux insectes.

André Lantz le 4 juillet 2016.



Orchidées du printemps 2016

Orchidées du printemps 2016

 La coupe des cornouillers avant le printemps de cette saison a été assez favorable à la repousse et floraison de quelques orchidées. Il serait cependant nécessaire d’extraire les végétaux coupés ou broyés afin de garder au sol sa composition originelle. L’apport de bois mort entraîne un enrichissement du sol préjudiciable à la fois aux orchidées mais aussi à d’autres plantes qui affectionnent les prairies mésophiles.

L’orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis) est une orchidée de pelouse calcaire ensoleillée.

Orchis pyramidal, Beaumonts, 17 mai 2016, cliché André Lantz

Orchis pyramidal, Beaumonts, 17 mai 2016, cliché André Lantz

La taille de l’épi qui est pyramidal dans le début de floraison peut atteindre 50cm. Les fleurs sont nombreuses. Le labelle est trilobé et porte à sa base deux lamelles quasi parallèles.

Bien que n’offrant pas de nectar, les fleurs peuvent être pollinisées par des insectes dont des papillons.

L’Ophrys abeille (Ophrys apifera) est le plus commun des Ophrys. C’est aussi le seul Ophrys autogame (Il peut se reproduire par autofécondation. Les pollinies (masses de pollen) sortent de leur loges et s’incurvent vers le stigmate. Les grains de pollens peuvent alors tomber sur le stigmate et féconder l’ovaire. Ainsi certaines mutations (modification de la couleur ou de la forme des pétales) peuvent être transmises aux descendants.

Ophrys abeille, Beaumonts , 9 juin 2016, cliché André Lantz

Ophrys abeille, Beaumonts , 9 juin 2016, cliché André Lantz

Le Dactylorhiza négligé ou Orchis négligé (Dactylorhiza praetermissa) est une plante pouvant atteindre 80 cm de haut. Comme les autre fleurs de dactylorhiza le labelle est parsemé de petits traits plus foncés, contrastant sur un fond clair. Cette plante pousse dans les prairies calcicoles humides. C’est une plante septentrionale car on ne la trouve qu’au dessus d’une ligne reliant la ville de Nantes à celle de Strasbourg. Elle est protégée en Île de France.

Dactylorhiza négligé, Beaumonts, 9 juin 2016, cliché André Lantz

Dactylorhiza négligé, Beaumonts, 9 juin 2016, cliché André Lantz

Signalons que plusieurs papillons migrateurs sont revenus. La Belle-Dame (Vanessa cardui) est de retour en Île de France et on peut l’observer au parc les jours de beau temps.

Belle-Dame butinant les fleurs de trèfles. Beaumonts, le 7 juin 2016, cliché André Lantz

Belle-Dame butinant les fleurs de trèfles. Beaumonts, le 7 juin 2016, cliché André Lantz

Les 24 h de la biodiversité en Seine Saint-Denis se dérouleront cette année le samedi 25 juin et le dimanche 26 juin sur l’ensemble du département.

A Montreuil, cet événement se déroulera le 25 juin de la manière suivante :

24h de la Biodiversité à Montreuil le samedi 25 juin 2016

1) Départ de la randonnée pédestre avec François Degoul et Claire Nicolas à 9 h précises sur les marches de la Mairie de Montreuil en direction du parc Montreau. Tour du Parc Montreau.

 2) Après le parc Montreau, Rendez-vous vers 10h 45 au Jardin des Couleurs, 39 rue Bouchor  (bus 122 et 301, arrêt Ruffins) pour l’animation des Ateliers de la Nature autour des herbes de la Saint Jean : traditions, reconnaissance des plantes, usages et préparations à réaliser ensemble (Françoise Curtet, Jean Werlen).

 3) Vers 11h 45 : départ du Jardin des Couleurs en direction des Murs à pêches (prairie des Murs à pêches, rue Pierre de Montreuil et impasse Gobetue). Arrivée vers le site prévue à 12h

Animations sur le site et repas commun végétalien organisé par les Estivales de la permaculture (Christophe Bichon).

 4) Départ du site vers 13h30 en direction du parc des Beaumonts. Rendez-vous sur le parking face au 5 rue Paul Doumer (bus 122, arrêt St Just) à 13h 45.

Animation sur les papillons et les oiseaux de 13h 45 à 15h 15 sur le site par l’association BNEV (André Lantz et  David Thorns).

 5) Départ du parc des Beaumonts (statue du calligraphe chinois rue Jean Moulin) vers 15 h 15. Retour entre 16h 30 et 17h par le parc Jean Moulin – Les Guilands ou directement à la Mairie selon la Météo.

 En plus de ce parcours, des animations et des ateliers seront proposés

– le samedi après-midi sur le site du Jardin des Couleurs par Les Ateliers de la Nature

– le samedi et le dimanche après-midi sur la prairie des Murs à pêches par les Estivales de la Permaculture

Venez nombreux participer à cet événement. Vous pouvez vous inscrire  gratuitement sur le site suivant:

 http://parcsinfo.seine-saint-denis.fr/24H-pour-la-biodiversite-2016-des-animations-sportives-et-naturalistes.html

Vous pourrez aussi participer le dimanche 26 juin à une sortie organisée par l’ANCA sur la friche de Ville-Evrard (Neuilly-sur-Marne).

Au programme : observations naturalistes (flore, insectes et oiseaux) au cours d’une promenade d’environ 3H.

Le rendez-vous est fixé à 14H, sur le parking juste après l’entrée du poste de Surveillance de Ville-Evrard (entrée: 202 avenue Jean Jaurès, 93330 Neuilly-sur-Marne).

Pour participer, si vous le souhaitez, il faut s’inscrire auprès du département : http://parcsinfo.seine-saint-denis.fr/24H-pour-la-biodiversite-2016-des-animations-sportives-et-naturalistes.html#outil_sommaire_3

André Lantz le 13 juin 2016

 

 



Insectes printaniers, lichens et plantes

Quelques insectes du printemps 2016

Comme chaque année les premiers rayons de soleil et de chaleur réveillent les papillons endormis durant la période hivernale. Quelques plantes sont déjà fleuries et procurent aux espèces hivernantes le nectar dont ils ont besoin pour voler et se reproduire.

Le Paon du jour (Aglais io), dont la chenille consomme les Orties dioïques au parc des Beaumonts, est une espèce bivoltine, c’est à dire qu’elle présente deux générations dans une année. Les imagos tardifs de seconde génération se cachent l’hiver dans des endroits sombres et le revers noir de leurs ailes assure une protection efficace contre d’éventuels prédateurs. L’exemplaire photographié appréciait les fleurs de pissenlit.

Aglais io, Beaumonts, 5 avril 3016, DSC_7028 bis

Paon du jour, Aglais io, Beaumonts, 5 avril 2016, cliché André Lantz

On peut imaginer dans le détail de l’ocelle de l’aile postérieure une petite tête de lutin facétieux.

Aglais io, Beaumonts, 5 avril 2016, DSC_7023

Ocelle de l’aile postérieure du paon du jour, Beaumonts, 5 avril 2016, cliché André Lantz 

Le Robert-le diable (Polygonia c-album) fait aussi partie des Vanesses qui hibernent. Cette espèce est également bivoltine. Contrairement au paon du jour dont les imagos de première et de seconde génération présentent des motifs et des colorations identiques, les exemplaires de seconde génération (août octobre) du Robert- le Diable présentent des ailes plus découpées et une coloration fauve plus foncée que ceux de la première génération (juin-août). Le spécimen photographié est bien un hibernant de seconde génération.

Polygonia c-album, Beaumonts, 5 avril 2016, DSC_6975

Robert-le-diable, Polygonia c-album, Beaumonts, 5 Avril 2016, cliché André Lantz

 Le Tircis (Pararge aegeria) est un papillon commun que l’on peut trouver maintenant dans les Villes. La chenille se nourrit de graminées et les arbres fournissent la mi-ombre qu’affectionne l’adulte.

Cette espèce possède 3 à 4 générations annuelles mais n’hiberne pas. Les ailes des mâles offrent en général des taches claires moins étendues que chez les femelles. Cette espèce présente deux taxons en France. Le taxon aegeria (Pararge aegeria aegeria) possède une couleur de fond plus orangé. Le Taxon Tircis (Pararge aegeruia tircis) un fond plus clair.

Le taxon aegeria est implanté dans le sud de la France et tircis dans le nord. Les études récentes d’ADN ne montrent pas de différence génétique entre les deux taxons.

Le réchauffement climatique favorise la remontée vers le nord du taxon aegeria.

L’exemplaire photographié au parc illustre bien le taxon tircis avec des taches assez claires. L’imago vient sans doute d’émerger compte tenu de sa livrée intacte et de sa pilosité en très bon état.

Parage aegeria, Beaumonts,5 avril 2016, DSC_6960comp.

Tircis mâle fraichement éclos sur Anthrisque. Beaumonts, 5 avril 2016, Cliché André Lantz

Les imagos des Piérides n’hibernent pas.

Les premiers adultes émergent donc aux premiers beaux jours. Cets espèces peuvent être trivoltines : 3 générations par an. La première vole de début avril à mai, la seconde de juin à août et la troisième de août à septembre. En vol il n’est pas possible de distinguer la Piéride de la rave (Pieris rapae) de la Piéride du Navet (Pieris napi).

Lorsque le papillon est posé, l’observation du revers des ailes permet de faire l’identification.

La face ventrale des ailes est uniforme chez la Piéride de la rave alors que les nervures sont soulignées de noir chez la Piéride du navet.

Les nervures des ailes postérieures sont beaucoup plus soulignées de gris verdâtre pour les adultes de la première génération. Le dimorphisme sexuel est bien marqué. Les femelles présentent deux taches noires bien visibles sur le dessus de l’aile antérieure alors que le mâle n’en possède qu’une moins prononcée.

Le cliché suivant d’une Piéride du navet butinant un pissenlit illustre à la fois les nervures bien soulignées d’écailles noires sur le dessous et légèrement soulignées sur la face dorsale des ailes.

Pieris napi, Beaumonts, 6 avril 2016, DSC_7091

Femelle de la Piéride du navet fraichement éclose, Beaumonts, 6 avril 2016, cliché André Lantz

Les lichens sont constitués de champignons, essentiellement ascomycète, (90 à 95 % de la biomasse) et d’algues, soit des Procaryotes (cyanobactéries) soit des Eucaryotes (algues vertes).

Même minoritaires, les algues fournissent par photosynthèse les ressources carbonées nécessaires à la vie du lichen. Le champignon fournit la protection, l’eau et les éléments minéraux.

La propriété des lichens est la reviviscence. Ces êtres vivants sont capables de passer de très nombreuses fois d’un état déshydraté à un état hydraté. Cette propriété leur permet de conquérir des milieux hors sols comme les arbres ou les rochers. La principale source d’eau est donc la pluie. C’est la raison pour laquelle les lichens sont très sensible à la pollution. En effet l’eau de pluie chargée de polluant atmosphérique comme le dioxyde de souffre est acide et ne permet plus au lichen de se développer. Ils sont des bons indicateurs de la qualité de l’air. On admet que les lichens couvrent 8 % des surfaces terrestres émergées. Cependant, comme les autres champignons ils accumulent des métaux lourds.

La Parmélie des murailles ou Xanthorine (Xanthoria parietina) est un lichen très commun reconnaissable à sa couleur jaune ou jaune-orange.

Cette couleur secrétée par le champignon est du à la pariétine. La couleur orange est d’autant plus prononcée que le lichen est placé en plein soleil. Comme bon nombre d’autres lichens la parmélie prospère sur deux milieux différents: L’écologie est dite corticole sur les écorces des vieux arbres ou saxicole sur les rochers ou les pierres.

Les algues monocellulaires qui vivent dans la parmélie sont du genre Trebouxia.

La reproduction peut se faire par l’eau ou le vent qui transporte les spores. Cependant deux acariens se nourrissant du lichen rejettent dans leurs fèces des spores et des algues intactes car non digérées par le tube digestif de ces acariens. Ce processus facilite la reproduction et la dissémination du lichen.

La Parmélie a été utilisée pour la fabrication d’un colorant. Pilée et mélangée à de l’urine elle servait à teindre la laine en rose, en particulier pour la confection des kilts écossais.

Ce lichen aurait servi par les guérisseurs de moyen-âge à soigner la jaunisse et les maladies du foi selon la théorie des signatures.

L’exemplaire photographié se trouvait sur un vieux frêne abattu par le vent. On peut distinguer les petites coupelles oranges désignées par apothécies discoïdes. Ce sont les parties fertiles des champignons. (comme pour les pézizes où les apothécies peuvent atteindre plusieurs centimètres).

Xanthoria parietina, Beaumonts, 5 avril 2016, DSC_6971

Parmélie des murailles ou Xanthorine.Beaumonts, sur branche de Frêne, 5 avril 2016, cliché André Lantz

En réhydratant une partie du lichen, les apothécies se sont gonflées. Les algues participent à la coloration plus verdâtre du champignon.

Xanthoria parietina, Beaumonts, 6 avril 2016, DSC_7101

Apothécies de Xanthoria parietina, Beaumonts, 6 avril 2016, cliché André Lantz

Le cliché microscopique suivant montre un asque avec les spores. Il y a 8 spores par asques mais certaines d’entre elles peuvent être cachées par d’autres . On distingue également les algues vertes.

Xanthoria parietina, asque et algue x 1000, Beaumonts, 11 avril 2016,DSCN6010

Asque octosporé et algues vertes de Xanthoria parietina,, Beaumonts, 11 avril 2016, cliché et préparation André Lantz

Le cliché suivant montre les 8 spores dans un asque. Elles ne sont pas encore mûres mais leur forme en sablier à ce stade d’évolution est caractéristique. Les spores sont dites polariloculaires.

Xanthoria parietina, asques x 1000, Beaumonts, 11 avril 2016, DSCN6007

Asque octosporé et spores de Xanthoria parietina, Une petite division correspond à 1 micromètre, 11 avril 2016, cliché André Lantz

Certaines chenilles se nourrissent de lichens. La Lithosie complanule (Eilema lurideola) ou Lithosie plombée est un papillon nocturne de la famille des Erebidae. La chenille est noire avec une bande latérale rouge par côté. Cette espèce a été trouvée aux Beaumonts. La chenille photographiée sur la parmélie des murailles provient du parc. Au dernier stade de sa croissance la chenille ne mesure pas plus de 20mm.

Eilema lurideola, n° 83, 24 avril 2014, DSC_0751

Chenille adulte de La Lithosie complanule, Eilema lurideola sur Xanthoria parietina, Beaumonts, 24 avril 2014, cliché André Lantz

Les ailes antérieures de l’imago sont grises avec une fine bordure costale jaune qui s’amenuise vers l’apex.

Eilema lurideola, n° 83, Beaumonts, 30 mai 2014, DSC_0057

Imago de la Lithosie plombée, Eilema lurideola, Beaumonts, 30 mai 2014, cliché André Lantz

L’Ornithogale en ombelle (Ornithogalum umbellatum) n’avait pas à ma connaissance été notée au Parc des Beaumonts. On peut aussi en voir quelques pieds au Parc départemental Jean Moulin-Les Guilands sur les communes de Montreuil et de Bagnolet.

Ornithogalum umbellatum, Beaumonts, 12 avril 2016, DSC_7138

Dame d’Onze heures, Ornithogalum umbellatum, Beaumonts, 12 avril 2016, cliché André Lantz

Cette plante bulbeuse est aussi nommée Dame d’onze heures. Les jours gris et sans soleil les fleurs ne s’ouvrent pas. Par contre les jours ensoleillés où les polinisateurs sont plus nombreux à sortir et visiter les fleurs, les 6 tépales de l’ornithogale s’ouvent vers 11h.

Sorties Ornithologiques au parc des Beaumonts

Venez découvrir le 22 mai de 9h30 à 12h 30 la richesse ornithologique du parc des Beaumonts où la faune et la flore sauvages sont protégées. Promenade détendue et conviviale. Prévoir : jumelles. Promenade ornithologique conseillée pour s’initier ou se perfectionner. Rdv : 9 h 15. Avenue Jean Moulin, à côté de la statue monumentale du calligraphe, au pied de l’escalier d’accès au parc des Beaumonts. Limité à 12 participants. Promenade ornithologique animée par Thomas Puaud (06.87.23.69.95). Réservation obligatoire au plus tard le vendredi précédant l’activité avant 16 h auprès du service Environnement et Développement Durable de la Ville de Montreuil : 01 48 70 67 94 – environnement@montreuil.fr. Renseignements auprè du service Environnement et Développement Durable de Montreuil ou Thomas PUAUD (entre 19h30 et 21h30).

24 Heures de la Biodiversité

Le samedi 25 juin et le dimanche 26 juin se tiendront les 24 heures de la Biodiversité sur le territoire du département de la Seine-Saint-Denis.

Les diverses associations naturalistes et sportives de plein-air pourront s’y rencontrer. Vous pouvez dès maintenant retenir ces dates. Des informations sur les activités proposées à Montreuil vous seront indiquées plus tard. Les randonneurs de Tourisme, loisir et culture de Montreuil s’associeront à des manifestations naturalistes proposées par BNEV, Le jardin des Couleurs et le sens de l’Humus (Estivales de la permaculture) le samedi 25 juin.

Notez bien ces dates sur votre agenda.

André Lantz, le 12 avril 2016



Premiers jours de printemps 2016

Malgré des nuits bien fraîches, le soleil de mars réchauffe le sol et à l’abri du vent les premiers insectes viennent butiner les premières fleurs : Ficaire ou Ficaire fausse renoncule (Ficaria ranunculoides), Lamier pourpre (Lamium purpureum), Lamier blanc (Lamium album), Véronique de Perse (Veronica persica)…

Les diptères et hyménoptères sortent plus facilement aux températures basses que les Lépidoptères. Il n’est donc pas étonnant de retrouver le syrphe ceinturé (Episyrphus balteatus). Les ailes sont plus souvent rabattues sur le corps par température basse (12°C à l’ombre) comme en ce moment. Par températures plus élevées les ailes sont étalées.

Episyrphus balteatus, Beaumonts, 12 mars 2016, DSC_6753

Syrphe ceinturé, Beaumonts, 12 mars 2016, cliché André  Lantz 

 

Episyrphus balteatus, Beaumonts, 12 mars 2016, DSC_6755

Syrphe ceinturé, Beaumonts, 12 mars 2016, cliché André Lantz

 

Les premiers Bombyles volettent dans les endroits ensoleillés et bien abrités du vent. Le grand Bombyle (Bombylius major) est toujours bien présent au parc. Ce diptère régule les populations de microlépidoptères car les larves se nourrissent de chenilles.

Bombylius major, Beaumonts, 18 mars 2016, DSC_6814

Grand Bombyle, Beaumonts, 18 mars 2016, cliché André Lantz

 

Les premières reines de bourdon viennent butiner. L’imago suivant appartient au groupe du Bombus terrestris constitué de plusieurs espèces difficilement distinguables. Une étude plus approfondie des caractères a montré que l’espèce Bombus lucorum était bien présente au parc. C’est peut être un représentant de cette espèce qui butinait le lamier pourpre bien fleuri en ce moment.

Bombus lucorum à vérifier, Beaumonts, 18 mars 2016, DSC_6822

Reine de Boudon du groupe Bombus  terrestris, Bombus lucorum, Beaumonts, 18 mars 2016, cliché André Lantz 

 

Quelques abeilles domestiques (Apis mellifera) sortent également des ruches pour rechercher pollen et nectar.

Parmi les Rhopalocères (papillons de jour) les premières vanesses sortent de l’état d’hibernation.

Le vulcain (Vanessa atalanta) et la petite tortue (Aglais urticae) ont émergé les premières.

Cet imago  de petite tortue sur le sol profite des rayons du soleil de l’après-midi.

Aglais urticae, Beaumonts, 18 mars 2016, DSC_6837

Petite Tortue, Aglais urticae, Beaumonts, 18 mars 2016, cliché André Lantz

 

Le morosphinx (Macroglossum stellatarum) ne se pose pas pour butiner comme la majorité des papillons mais utilise le vol stationnaire.

Macroglossum stellatarum, Beaumonts, 18 mars 2016, DSC_6799

Morosphinx, Beaumonts, 18 mars 2016, cliché André Lantz

 

Macroglossum stellatarum, Beaumonts, 18 mars 2016, DSC_6794

Morosphinx, Beaumonts, 18 mars 2016, cliché André Lantz

 

Enfin parmi les coléoptères on pouvait observer les premières coccinelles à 7 points (Coccinella septempunctata).

Coccinella septempunctata, sur Lamium purpureum, Beaumonts, 12 mars 2016, DSC_6729

Coccinelle à 7 points, Beaumonts, 12 mars 2016, cliché André Lantz

 

Quelques arbres débutent leur floraison comme ceux du genre Prunus mais aussi les Aulnes.

On peut distinguer sur la photo suivante les petites fleurs femelles dressées et les fleurs mâles pendantes remplies de pollen jaune.

Fleurs mâles et femelles d'Aulne, Beaumonts, 12 mars 2016, DSC_6741

Floraison de l’aulne, Beaumonts, 12 mars 2016, cliché André Lantz

 

André Lantz, le 20 mars 2016