Beaumonts nature en ville


juin en fête by beaumonts

La fin juin et le début de juillet sont propices à l’observation des fleurs et des papillons estivaux. Comme chaque année la belle population de demi-deuil (Melanargia galathea) agrémente les prairies fleuries.

Demi-deuil; cliché André Lantz le 25 juin 2010

L’alternance de noir (mélanos) et de blanc (arges) lui a donné son nom latin et aussi son nom vernaculaire. Personnellement je préfère son ancien nom : l’échiquier ou l’échiquier commun qui ne possède pas de connotation liée à la mort, pour un papillon si primesautier. Il n’y a qu’une seule génération annuelle. La chenille se nourrit de graminées.

 De nombreux églantiers croissent dans le parc. Leurs feuilles servent de nourriture à plusieurs dizaines d’espèces de chenilles. Parmi les papillons inféodés aux églantiers (Rosa canina) on peut observer deux belles espèces de couleur ocre. Ces espèces sont nocturnes et pas toujours faciles à trouver.

Cidarie fauve, cliché André Lantz le 11 juin 2010

La Cidarie fauve (Cidaria fulvata) est une petite géomètre qui aime les pelouses et les broussailles. La chenille se développe au printemps.

Ptérophore de l'églantier, cliché A. lantz le 25 juin 2010

Le Ptérophore de l’églantier (Cnaemidophorus rhododactyla) possède des dessins caractéristiques qui le distinguent des autres espèces. La chenille éclot en automne, hiverne puis achève son développement au printemps suivant.

Trèfle rougeâtre, cliché A. lantz; le 30 juin 2010

 Le Trèfle rougeâtre (Trifolium rubens) est une espèce protégée au plan régional (Île de France). C’est aussi une espèce déterminante Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF). Dans l’atlas de la flore sauvage de Seine-Saint-Denis elle a uniquement été indiquée à Bondy en 1911. Je n’ai malheureusement trouvé qu’un seul pied de cette plante qui a failli disparaitre avec les travaux de la clôture de l’espace protégé.

 André Lantz, le 27 juin 2010
 



Orchidées et yponomeute by beaumonts

inflorescence de l'Orchis bouc. Cliché A.Lantz, 8 juin 2010

Cette année, seulement trois Orchis pyramidal ont fleuri et ont été malheureusemnt cueillis, empêchant ainsi les plantes de se reproduire, car les graines seules permettent la reproduction de l’espèce.

Les ophrys abeille (Ophrys apifera) sont moins nombreux que l’an passé et surtout beaucoup plus tardifs. Ils commencent seulement à fleurir alors que l’an passé ils étaient en fleurs à la fin mai.

fleur d'Ophrys apifera, cliché André Lantz; 3 juin 2009

Par contre un orchis bouc (Himantoglossum hircinum) est encore en fleurs. Le cliché suivant montre le détail de quelques fleurs. Le labelle est particulièrement long et torsadé. Cette plante dégage en soirée un parfum voisin de l’odeur du bouc afin d’attirer des insectes pour leur pollinisation. 

détails montrant quelques fleurs

détails montrant quelques fleurs. Cliché A.Lantz le 8 juin 2010

En montant au parc par les escaliers rue Jean Moulin, vous avez du remarquer des toiles tissées par des petites chenilles sur les merisiers ou cerisiers sauvages. Ces toiles sont confectionnées par des chenilles grégaires d’un petit papillon désigné par Yponomeute. Il existe dans ce genre plusieurs espèces et les adultes sont difficilement déterminables entre eux. En principe l’espèce qui consomme le cerisier porte le nom latin de Yponomeuta padella. Cette espèce, tout comme les autres espèces construisent toutes des toiles dans lesquelles elles consomment les feuilles de leur plante hôte. Elles ne sont pas urticantes et il est rare qu’elles produisent beaucoup de dégats aux arbres ou arbustes.

Chenilles d'Yponomeute dans la toile. Cliché A.Lantz le 9 juin 2010

André Lantz, le 14 juin 2010