Beaumonts nature en ville


Au bord de l’Eau by beaumonts

Au bord de l’eau

 Avec quelques photos de Roland Paul et d’André Lantz et le concours de Laurent Spanneut pour la détermination des odonates.

Depuis la fin de l’hiver la fontaine coule en permanence, ceci a fait prospérer les plantes aquatiques et la mare du milieu s’est reformée.

L’iris jaune ou iris faux-acore (Iris pseudacorus) est une belle plante vivace des berges de rivières, de canaux, de mares et de milieux très humides. La fleur est divisée en trois parties. Elle symbolise la fleur de « lys » du blason des rois de France. Il est à noter que le rhizome  de cette plante possède un suc qui est, entre autres applications, utilisé dans le traitement des plaies externes. 

 

Iris faux -acore, 2 mai 2011, cliché Roland Paul

La mare du milieu est souvent visitée par la libellule déprimée (Platetrum depressum). On la désigne ainsi car l’abdomen au lieu d’être de forme cylindrique est légèrement aplati. Il est d’un joli bleu non métallique pour les mâles, et brun pour les femelles.

 

Libellule déprimée, 27 avril 2011, cliché Roland Paul

La petite nymphe au corps de feu (Pyrrhosoma nymphula) présente un abdomen rouge. Ses pattes sont noires ou de teinte foncée.

 

petite nymphe à corps de feu, 8 mai 2011, Cliché André Lantz

 

petite nymphe à corps de feu, 8 mai 2011, cliché André Lantz

 

L’agrion jouvencelle (Coenagrion puella) possède un abdomen bleu.

 

Agrion jouvencelle, 26 avril 2011, cliché Roland Paul

 

Certaines personnes se sont inquiétées des toiles formées par la soie de certaines chenilles qui recouvrent de nombreux arbustes dans le parc. J’ai déjà mis en lige en 2010 un article sur ce papillon que vous pourrez retrouver en consultant les archives.  Cette espèce est l’Yponomeute du cerisier de Sainte Lucie (Yponomeuta mahalebella). Le chenilles construisent des toiles pour se protéger de manière collective. Elle vont se nymphoser dans ces abris et les papillons y sortiront vers le mois de juillet ou en juin cette année. Les papillons étant nocturnes ne se voient pas de jour. Ces chenilles et les toiles qu’elles forment ne sont pas urticantes. J’ai moi-même manipulé ces chenilles en les élevant.  Il n’y a donc rien à craindre. Certains arbres sont un peu défoliés mais ce n’est pas très dommageable pour eux.  

Dans le cadre des 24 heures de la biodiversité en Seine-Saint-Denis, notre collègue Thierry Laugier  animera deux sorties le dimanche 29 mai au parc des Beaumonts à la rencontre des papillons et des autres insectes.

Pour la séance du matin (rendez-vous à la mare perchée vers 10 heures 45) il est nécessaire de s’inscrire sur le site du département que vous pouvez trouver en cliquant ici.

La sortie de l’après–midi vers 14h 30 au même lieu est supplémentaire et ne nécessite pas d’inscription.

Les personnes qui auront participé à la sortie du matin sont invitées au parc de la poudrière pour la fête de l’après-midi. (voir le programme sur le site du département)

Soyez nombreux !

André Lantz le 25 mai 2011.
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de nouvelles captures (photographiques) by beaumonts

De nouvelles captures (photographiques !)

Les plantes à fleurs sortent leurs corolles pour séduire les insectes. La sauge des prés (Salvia pratensis) n’est malheureusement pas très commune au parc. La sauge fait partie des plantes « utiles » car elle permettait de guérir (ou sauver) de nombreux maux.

sauge des prés, 8 mai 2011, cliché André Lantz

L’orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis) est  encore présent cette année. Un Oedémère (sans doute une femelle d’Oedemera nobilis) vagabonde sur l’inflorescence. Seuls les mâles possèdent un renflement caractéristique au niveau des pattes postérieures.

 

Orchis pyramidal et Oedémère, 8 mai 2011, cliché André Lantz

Parmi les coléoptères quelques nouveaux venus : Un joli charançon (famille des Curculionidae) a été photographié pour la première fois cette année. Il s’agit du Lixus iridis.

Lixus iridis, 27 avril 2011, cliché Roland Paul

Le cardinal (Pyrochroa coccinea) ainsi nommé à cause de sa balle couleur rouge a été observé à plusieurs reprises. Ce serait un insecte en régression. Il est utile de conserver sur le site des arbres morts qui abritent les larves. Ces dernières sont carnassières et se nourrissent de larves d’insectes lignivores. Il est à noter que lorsque l’imago sort après nymphose, il est blanchâtre. La jolie couleur rouge n’apparaît qu’au bout d’environ 24 heures et il faut encore attendre au moins une semaine pour que les téguments de l’adulte soit suffisamment durcis.  L’insecte adulte pourra alors s’aventurer en dehors  de son écorce protectrice.

 

le cardinal, 17 avril 2011, cliché Roland Paul

 
 

Le cardinal, 26 mars 2011, cliché André Lantz

Parmi les papillons l’azuré des nerpruns (Celastrina argiolus) est assez commun. La chenille se nourrit de lierre ou de clématite. La femelle présente une bande noire sur l’aile antérieure plus large que celle du mâle.

L'azuré des nerpruns, mâle, 8 avril 2011, cliché Roland Paul

 
 

l'azuré des nerpruns femelle, 18 avril 2011, cliché Roland Paul

Quelques géomètres volent de jour ou peuvent s’envoler quand on traverse les herbes. La géomètre à barreaux (Chiasmia clathrata) nommée à cause des dessins sur les ailes est de taille assez modeste.

la géomètre à barreaux, 6 mai 2011, cliché André Lantz

L’alternée (Epirrhoe alternata) se trouve soit dans les milieux herbus soit dans la végétation basse de lisière. Sa chenille se nourrit sur les gaillets.

l'alternée, 26 avril 2011, cliché Roland Paul

 

André Lantz le 9 mai 2011.


Printemps d’Avril by beaumonts

Toujours le printemps 

Le Soleil et la chaleur d’avril ont fait éclore les fleurs et émerger les insectes avec une quinzaine de jours d’avance.

Le Bombyx du chêne ou le minime à bandes jaunes désigné également par trotte-vite dans le Berry (Lasiocampa quercus) est un papillon que l’on peut rencontrer dans le parc en général en juillet. Le mâle vole de jour de manière très rapide en zigzaguant à la recherche des femelles. Thierry Laugier a eu la chance de le trouver immobile.

Bombyx du chêne, 3 août 2008, cliché Thierry Laugier

Les chenilles ne se nourrissent pas comme le nom de l’espèce pourrait le faire croire uniquement des feuilles de chênes, d’ailleurs très peu nombreux au parc ! Elles consomment les feuilles d’autres arbres, arbustes et plantes basses. La chenille commence son développement à partir de la fin de l’été, puis hiverne et reprend son activité au printemps. Cette chenille photographiée dans la partie boisée s’alimente de lierre, plante qui recouvre presque entièrement les sous-bois et les troncs des arbres. En altitude la chenille peut même hiverner deux fois.

 

chenille de Bombyx du chêne, 25 avril 2011, cliché André Lantz

Chez les diptères la famille des Limoniidae est proche des Tipulidae. Cette belle espèce de sous-bois ou de lisière vole au printemps. Il s’agit d’Epiphragma ocellare. Le nom de l’espèce provient des dessins en forme d’ocelles disposés sur les ailes.

Epiphragma ocellare sur feuille de cornouiller sanguin, 1 mai 2011, cliché André Lantz

La syrphe du groseillier (Syrphus ribesii) est un diptère très utile. Sa larve dévore en effet une grande quantité de pucerons. Cette espèce vole d’avril à septembre en plusieurs générations. Comme la plupart des syrphes l’adulte se déplace par mouvements brusques ou en procédant à un vol stationnaire.

 

Syrphe du groseillier, 21 avril 201, cliché Roland Paul

 

Syrphe du groseillier en vol stationnaire, 21 avril 2011, cliché Roland Paul

L’éristale des fleurs (Myathropa florea) est un peu velue et peut ressembler à une abeille. Le mésonotum, partie moyenne du thorax bien visible, présente chez cette espèce des bandes grises évoquant un peu une tête de mort.

L'eristale des fleurs, 1 mai 2011, cliché André Lantz

 André Lantz le 2 mai 2011.