Beaumonts nature en ville


Les Champignons du parc des Beaumonts by beaumonts

Les Champignons au parc des Beaumonts.

Cet article reprend une précédente note de 2008 en la complétant.

1) Remarques générales.

La forêt est la station préférée des champignons.

On y trouve les trois types de champignons : mycorhiziens en symbiose avec les arbres vivants, saprophytes qui décomposent la matière organique morte (bois mort, feuilles mortes) et participent au recyclage du carbone pour la création de l’humus et enfin parasites qui attaquent le plus souvent des arbres sénescents, blessés ou faibles.

Les prairies non enrichies artificiellement par des engrais accueillent elles aussi un cortège plus limité d’espèces fongiques.

Il a été constaté que plus les arbres sont âgés plus le nombre d’espèces de champignons mycorhiziens ou saprophytes est important.

Parmi les mycorhiziens on distingue les endomycorhiziens dont les filaments du mycélium pénètrent les radicelles des plantes, arbustes ou arbres et les ectomycorhiziens dont les filaments entourent les radicelles.

La fructification des ces deux groupes est différente.

Les ectomycorhiziens forment des fructifications au dessus du sol que l’on voit parfaitement et qui ravissent les mycophages (Bolets, Amanites, Lactaires, Russules…) tandis que les endomycorhiziens ne fructifient que dans le sol.

Les essences d’arbres de nos forêts tempérés sont surtout associées à des champignons ectomycorhiziens (Chêne, Hêtre, Sapin, Tilleul, Charme…) Par contre les Érables, Robiniers sont associé à des endomycorhiziens.

L’état du sol est aussi un élément important à prendre en compte pour le développement de la vie fongique : Un sol meuble, couvert de débris ligneux, feuilles mortes, perméable est plus adapté à la croissance du mycélium qu’un sol tassé, nu, et non perméable.

Ces quelques rappels schématiques mettent en évidence la différence importante du nombre d’espèces entre la forêt et le parc urbain.

Le bois de Vincennes (440 hectares boisés) compte de nombreuses essences arbustives. En plus de la diversité des espèces (Hêtre, Chênes, Charme, Pins, Bouleau, Tilleul, Peupliers…), on y trouve des exemplaires jeunes et âgés en bonne santé ainsi que des arbres morts laissés sur le sol ou en chandelle. Les vieilles souches sont souvent conservées.

Ceci explique que la Société Mycologique de France (SMF) a recensé plus de mille espèces de champignons au bois de Vincennes. Guillaume Eyssartier a étudié la fonge du Parc du Sausset et y a aussi trouvé un grand nombre d’espèces. Le Parc du Sausset présente aussi une belle diversité d’essences arbustives.

Le parc des Beaumonts ne comporte que peu d’essences ectomycorhiziennes (aucun hêtre, pas de chênes en dehors de quelques jeunes pousses, pas de tilleul ni de charme, pas de pins). Il n’est donc pas étonnant que l’on y trouve aucune russule, lactaire, amanite,ou bolets.

Les seules espèces trouvées sont essentiellement des saprophytes qui se nourrissent de la matière organique morte : Polypores, Lépistes, Coprins, Psathyrelles. Une centaine d’espèces y ont été observées.

2) Les champignons du Parc des Beaumonts

Le parc se compose de plusieurs biotopes différents :

  1. La « savane » composée de graminées, d’apiacées et de divers arbustes est un milieu assez sec. La flore et les populations d’insectes thermophiles l’attestent. De plus sa situation élevée, balayée par les vents, favorise une évaporation rapide des précipitations et de la rosée, surtout en été et au début de l’automne. Peu de champignons y prospèrent.

  2. La partie boisée du Parc Mabille pourrait sembler plus prometteuse. Cependant la majorité des essences qui la recouvre est constituée d’érables, de frênes et de robiniers faux acacias. Les feuillus tels que les chênes, hêtres, charmes, bouleaux, qui sont en général des essences vivant en symbiose avec des champignons, sont inexistants. Enfin le lierre est omniprésent à la fois en recouvrement du sol et en accrochage sur les fûts et les branches de nombreux arbres. Il ne favorise pas l’implantation des espèces fongiques.

  3. Le parc, dont 70% du terrain se trouve sur d’anciennes carrières de gypse ne possède sans doute pas une couche suffisante d’humus propice à l’installation de champignons. En effet, lorsque le terrain a été acquis par la municipalité, les galeries ont été comblées par du mâchefer, des remblais de construction, des roches concassées, du sable et cendres d’incinération d’ordures ménagères.

  4. A ces deux milieux « savane » et parc Mabille on peut adjoindre deux autres milieux : D’une part Le milieu humide constitué par la mare artificielle du haut (mare perchée) et la petite mare naturelle de Brie située vers l’entrée de Fontenay-sous-bois. D’autre part la partie paysagère conçue avec des pelouses entretenues et plantées de diverses essences d’arbres et d’arbustes.

    Ces milieux restent également assez pauvres en espèces fongiques.

3) La sécheresse et le stress hydrique qui en a découlé l’automne 2018 n’a pas favorisé l’observation des champignons dans l’ensemble de l’Île-de-France. Cet hiver 2018-2019 où la pluie a fait son retour nous offre quelques espèces hivernales ou quelques espèces qui peuvent se rencontrer toute l’année. Les bois morts à terre ou suspendus sont colonisés par deux champignons saprophytes. L’Oreille-de-Judas Auricularia auricula-judae et L’Auriculaire mésentérique Auricularia mesenterica. La première de couleur brune, gélatineuse, mince, en forme d’oreille est fixée sans pied sur le bois. Elle ressemble au champignon noir utilisé dans la cuisine asiatique. Celui-ci est une espèce cultivée Auricularia polytricha que l’on ne trouve pas dans la nature. L’oreille de Judas se rencontre souvent sur les sureaux mais aussi sur d’autres essences de bois mort. La photo suivante montre quelques individus sur branche morte de Saule.

Oreille-de-Judas, parc des Beaumonts, 2 février 2019, cliché André Lantz

La seconde, l’Auriculaire mésentérique possède sur la face supérieure une pilosité feutrée et hirsute , zonée, gris-brun à gris-verdâtre. La face inférieure d’un brun uni est fortement veinée ou plissée. Ce champignon n’est pas comestible. La photo suivante montre quelques sporophores? Celui de gauche a été retourné pour mettre en évidence la face inférieure du champignon. Pour les basidiomycètes (les spores croissent sur des organes appelés basides et lorsqu’elles sont mûres elles se détachent de la baside et tombent par gravité),  La face fertile produisant les spores est toujours dirigée vers le sol.

Auriculaire mésentérique, Parc des Beaumonts, 2 février 2019, cliché : André Lantz

L’espèce suivante est typiquement hivernale. On peut même la trouver sous la neige!  Il s’agit de la Collybie à pied velouté  Flammulina velutipes. C’est une belle espèce orangée dont le chapeau est visqueux par temps plus ou moins humide. Les lames blanches dans la jeunesse se colorent en crème puis en beige ochracé. Le pied s’assombrit pour devenir noir à la base lorsque le champignon est plus âgé. Les sporophores peuvent croître en touffe de plus d’une dizaines d’individus.

Collybie à pied velouté, Parc des Beaumonts, 2 février 2019, cliché: André Lantz

Le Schizophylle commun  Schizophyllum commune, est un champignon dont le chapeau est très feutré et clair. La marge est souvent ondulée.  Le chapeau est en général clair dans sa jeunesse, puis lorsqu’il est plus âgé, plus sombre et verdi par des algues unicellulaires comme sur le second cliché.

Fructification de Schizophylle commun jeune sur tronc de marronnier. Parc des Beaumonts, 2 février 2019, cliché: André Lantz

Son nom vient du dédoublement des lames. Elles sont fendues en gouttière sur leurs arêtes. Ce champignon ne doit pas être respiré par les personnes présentant ds troubles respiratoires. En effet on a trouvé que les spores pouvaient germer dans les voies respiratoires en occasionnant des oedèmes chez les personnes immunodéficientes.

Pousse âgée de Schizophylle commun sur racines de marronnier;  Parc des Beaumonts, 2 février 2019, cliché:André Lantz

Ce champignon est reviviscent: il est capable de reprendre son activité métabolique quand il est hydraté, même après plusieurs années de sécheresse.

Il est en général décoloré en blanc lorsqu’il est sec.

Pour un  champignon ascomycète ( Les spores sont enfermées dans des sortes de tubes désignés par Asques. Lorsqu’elles sont mûres l’asque s’ouvre et les spores sont émises brutalement dans l’espace), La parte fertile peut donc se trouver sur sa face supérieure. Le champignon suivant est un ascomycète.

Les vieilles feuilles de Lierre jaunies et pendantes dans la masse des feuilles accrochées à des arbres, des murs, des clôtures sont attaquées par un très petit champignon noir dont la fructification est inférieure au millimètre. Il y en a  plusieurs dizaines voir une centaine sur une seule feuille. Il s’agit de Trochila craterium.

Trochila craterium sur Lierre, Parc des Beaumonts, 2 février 2019, cliché: André Lantz

Une liste des espèces des champignons du parc des Beaumonts a été établie grâce aux concours de différents spécialistes de la Société Mycologique de France (SMF). Nos remerciements s’adressent à René Chalange, Alain Champagne, René Hentic, Patrice Lainé, François Valade

Dans la première colonne A = Ascomycète; B = Basidiomycète,

la seconde colonne correspond au groupe ou famille, le troisième au nom de Genre, la quatrième au nom d’espèce, la cinquième au nom commun quand il existe

B AGARICACEAE Agaricus bitorquis Agaric des trottoirs
B STROPHARIACEES Agrocybe cylindracea Pholiote du peuplier
B STROPHARIACEES Agrocybe rivulosa Agrocybe rivuleux
B TRICHOLOMATACEAE Armillaria mellea Armillaire couleur de miel
B HYGROPHORACEES Arrhenia spathulata Leptoglosse des mousses
B AURICULARIACEAE Auricularia auricula-judae Oreille de judas
B AURICULARIACEAE Auricularia mesenterica Auriculaire mésentérique
B APHYLLOPHOROMYCETIDEAE Bjerkandera adusta Polypore brulé
B BOLBITIACEES Bolbitius titubans Bolbitie jaune d’oeuf
A DERMATEACEAE Calloria neglecta
B APHYLLOPHOROMYCETIDEAE Ceriporia alachuana
B APHYLLOPHOROMYCETIDEAE Chondrostereum purpureum Stérée pourpre
B TRICHOLOMATACEAE Clitocybe decembris Clitocybe dicolore
B TRICHOLOMATACEAE Clitocybe graminicola Clitocybe graminicole
B ENTOLOMATACEAE Clitopilus hobsonii Clitopile de Hobson
B COPRINACEAE Coprinus atramentarius Coprin noir d’encre
B COPRINACEAE Coprinus auricomus Coprin à poils jaunes
B COPRINACEAE Coprinus comatus Coprin chevelu
B COPRINACEAE Coprinus disseminatus Coprin disséminé
B COPRINACEAE Coprinus lagopus Coprin pied de lièvre
B COPRINACEAE Coprinus leiocephalus Coprin à disque lisse
B COPRINACEAE Coprinus micaceus Coprin micacé
B CORTINARIACEAE Cortinarius anomalus Cortinaire anormal
B CREPIDOTACEAE Crepidotus cesatii Crépidote à spores sphériques
B CREPIDOTACEAE Crepidotus epibryus Crépidote des mousses
B CREPIDOTACEAE Crepidotus luteolus Crépidote jaune pâle
B CREPIDOTACEAE Crepidotus variabilis Crépidote variable
B MARASMIACEAE Crinipellis scabella Marasme des chaumes
B HYGROPHORACEA Cuphophyllus virgineus Hygrophore blanc
B AGARICACEES Cyathus olla Cyathe
B APHYLLOPHOROMYCETIDEAE Cylindrobasidium evolvens
B DACRYMYCETACEAE Dacrymyces stillatus
A PYRENOMYCETIDEAE Daldinia concentrica Daldinie concentrique
B MARASMIACEAE Delicatula integrella Mycène délicate
B ENTOLOMATACEAE Entoloma hebes Entolome à pied grèle
B ENTOLOMATACEAE Entoloma papillatum Entolome papillé
B ENTOLOMATACEAE Entoloma sericellum Entolome blanc soyeux
A CLAVICIPITACEAE Epichloe typhina Quenouille des massettes
B APHYLLOPHOROMYCETIDEAE Exidiopsis calcea
B APHYLLOPHOROMYCETIDEAE Exidiopsis effusa
B DERMOLOMATACEAE Flammulina velutipes Collybie à pied velouté
B APHYLLOPHOROMYCETIDEAE Fomes fomentarius Amadouvier
B APHYLLOPHOROMYCETIDEAE Funalia gallica
B CREPIDOTACEAE Galerina marginata Galère marginée
B APHYLLOPHOROMYCETIDEAE Ganoderma lipsiense Ganoderme plat
B GASTEROMYCETIDEAE Geastrum triplex géastre à trois enveloppes
Famille Genre espèce Nom Vernaculaire
B APHYLLOPHOROMYCETIDEAE Gloeophyllum sepiarium Lenzite des clotures
B APHYLLOPHOROMYCETIDEAE Gloiothele lactescens
B CORTINARIACEAE Hebeloma crustuliniforme Hébélome croûte de pain
B CORTINARIACEAE Hebeloma mesophaeum Hébélome à centre sombre
B CORTINARIACEAE Hebeloma pusillum
B CORTINARIACEAE Hebeloma sinapizans Hébélome échaudé
B HYGROPHORACEA Hygrocybe conica Hygrocybe conique
B HYGROPHORACEA Hygrocybe virginea Hygrocybe blanc de neige
B APHYLLOPHOROMYCETIDEAE Hyphodontia sambuci
B APHYLLOPHOROMYCETIDEAE Hypochnicium vellereum
B INOCYBACEES Inocybe dulcamara Inocybe doux-amer
A LACHNELLACEAE Lachnella alboviolascens
B APHYLLOPHOROMYCETIDEAE Laetiporus sulphureus Polypore soufré
B TRICHOLOMATACEAE Lepista nuda pied bleu
B TRICHOLOMATACEAE Lepista saeva pied violet
B TRICHOLOMATACEAE Lepista sordida Lépiste sordide
A PLEOSPORACEAE Leptospharia acuta
B AGARICACEAE Leucoagaricus badhamii Lépiote de Badham
B APHYLLOPHOROMYCETIDEAE Lopharia spadicea
B LYOPHYLLACEES Lyophyllum decastes Tricholome en touffes
B AGARICACEAE Macrolepiota rhacodes var.bohemica Lépiote déguenillée
B CLAVARIACEAE Macrotyphula filiformis Clavaire filiforme
B MARASMIACEAE Marasmius epiphylloides Marasme de feuilles de lierre
A DIAPORTHACEAE Mazzantia galii
B LEUCOPAXILLOIDEAE Melanoleuca kuehneri Tricholome gris-souris
B LEUCOPAXILLOIDEAE Melanoleuca polioleuca Tricholome à chair brune
B APHYLLOPHOROMYCETIDEAE Meripilus giganteus Polypore géant
B APHYLLOPHOROMYCETIDEAE Meruliopsis corium Mérule papyracée
B MARASMIACEAE Mycena adscendens Mycène à socle
B MARASMIACEAE Mycena galericulata Mycène en casque
B MARASMIACEAE Mycena olida Mycène odorante
B MARASMIACEAE Mycena polygramma Mycène à pied strié
B MARASMIACEAE Mycena speirea Mycène groupée
B MARASMIACEAE Mycena tenerrima Mycène ascendante
B TREMELLACEAE Myxarium nucleatum Exidie à noyau
A PYRENOMYCETIDEAE Nectria cinnabarina
B APHYLLOPHOROMYCETIDEAE Oxyporus latemarginatus
B COPRINACEAE Parasola plicatilis Coprin plissé
B PAXILLACEAE Paxillus involutus Paxille enroulée
B APHYLLOPHOROMYCETIDEAE Peniophora lycii
B APHYLLOPHOROMYCETIDEAE Perrenniporia fraxinea Polypore du frêne
B APHYLLOPHOROMYCETIDEAE Phellinus punctatus
B APHYLLOPHOROMYCETIDEAE Phellinus robustus Phellin robuste
B « rouille » Phragmidium bulbosum
B « rouille » Phragmidium violaceum
B PLEUROTACEAE Pleurotus ostreatus Pleurote en huître
B PLUTEACEAE Pluteus cervinus Plutée couleur de cerf
B PLUTEACEAE Pluteus salicinus Plutée du saule
B COPRINACEAE Psathyrella candoleana Psathyrelle de De Candolle
B COPRINACEAE Psathyrella conopilus Psathyrelle conique
B COPRINACEAE Psathyrella gracilis Psathyrelle gracile
B COPRINACEAE Psathyrella lacrymabunda Psathyrelle veloutée
B COPRINACEAE Psathyrella marcescibilis Psathyrelle marcescente
B COPRINACEAE Psathyrella melanthina Psathyrelle gris lilas
B COPRINACEAE Psathyrella multipedata Psathyrelle cespiteuse
B COPRINACEAE Psathyrella spadiceogrisea Psathyrelle grisatre
B COPRINACEAE Psathyrella tephrophylla Psathyrelle à lames sombres
B « rouille » Puccinia graminis
B DERMOLOMATACEAE Rhodotus palmatus Rhodotus réticulé
A PEZIZOMYCETIDEAE Rhytisma acerinum Goudron de l’érable
B APHYLLOPHOROMYCETIDEAE Schizophyllum commune Schizophylle commun
B APHYLLOPHOROMYCETIDEAE Stereum hirsutum Stérée hirsute
B STOPHARIACEAE Stropharia cyanea Strophaire bleue
B APHYLLOPHOROMYCETIDEAE Trametes gibbosa Tramète gibbeuse
B APHYLLOPHOROMYCETIDEAE Trametes versicolor Tramète versicolore
A DERMATEACEAE Trochila craterium
B CREPIDOTACEAE Tubaria autochtona Tubaire de l’aubépine
B CREPIDOTACEAE Tubaria hiemalis Tubaire hivernale
B CREPIDOTACEAE Tubaria romagnesiana Tubaire de Romagnesi
B CREPIDOTACEAE Tubaria segestria
A PYRENOMYCETIDEAE Tubercularia vulgaris
B APHYLLOPHOROMYCETIDEAE Tyromyces fissilis
A ERYSIPHOMYCETIDAE Uncinula tulasnei oïdium de l’érable
B PLUTEACEAE Volvariella speciosa Volvaire visqueuse
A PYRENOMYCETIDEAE Xylaria hypoxylon Xylaire du bois
A PYRENOMYCETIDEAE Xylaria polymorpha Xylaire polymorphe

André Lantz le 9 février 2019

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Insectes printaniers, lichens et plantes by beaumonts

Quelques insectes du printemps 2016

Comme chaque année les premiers rayons de soleil et de chaleur réveillent les papillons endormis durant la période hivernale. Quelques plantes sont déjà fleuries et procurent aux espèces hivernantes le nectar dont ils ont besoin pour voler et se reproduire.

Le Paon du jour (Aglais io), dont la chenille consomme les Orties dioïques au parc des Beaumonts, est une espèce bivoltine, c’est à dire qu’elle présente deux générations dans une année. Les imagos tardifs de seconde génération se cachent l’hiver dans des endroits sombres et le revers noir de leurs ailes assure une protection efficace contre d’éventuels prédateurs. L’exemplaire photographié appréciait les fleurs de pissenlit.

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Paon du jour, Aglais io, Beaumonts, 5 avril 2016, cliché André Lantz

On peut imaginer dans le détail de l’ocelle de l’aile postérieure une petite tête de lutin facétieux.

Aglais io, Beaumonts, 5 avril 2016, DSC_7023

Ocelle de l’aile postérieure du paon du jour, Beaumonts, 5 avril 2016, cliché André Lantz 

Le Robert-le diable (Polygonia c-album) fait aussi partie des Vanesses qui hibernent. Cette espèce est également bivoltine. Contrairement au paon du jour dont les imagos de première et de seconde génération présentent des motifs et des colorations identiques, les exemplaires de seconde génération (août octobre) du Robert- le Diable présentent des ailes plus découpées et une coloration fauve plus foncée que ceux de la première génération (juin-août). Le spécimen photographié est bien un hibernant de seconde génération.

Polygonia c-album, Beaumonts, 5 avril 2016, DSC_6975

Robert-le-diable, Polygonia c-album, Beaumonts, 5 Avril 2016, cliché André Lantz

 Le Tircis (Pararge aegeria) est un papillon commun que l’on peut trouver maintenant dans les Villes. La chenille se nourrit de graminées et les arbres fournissent la mi-ombre qu’affectionne l’adulte.

Cette espèce possède 3 à 4 générations annuelles mais n’hiberne pas. Les ailes des mâles offrent en général des taches claires moins étendues que chez les femelles. Cette espèce présente deux taxons en France. Le taxon aegeria (Pararge aegeria aegeria) possède une couleur de fond plus orangé. Le Taxon Tircis (Pararge aegeruia tircis) un fond plus clair.

Le taxon aegeria est implanté dans le sud de la France et tircis dans le nord. Les études récentes d’ADN ne montrent pas de différence génétique entre les deux taxons.

Le réchauffement climatique favorise la remontée vers le nord du taxon aegeria.

L’exemplaire photographié au parc illustre bien le taxon tircis avec des taches assez claires. L’imago vient sans doute d’émerger compte tenu de sa livrée intacte et de sa pilosité en très bon état.

Parage aegeria, Beaumonts,5 avril 2016, DSC_6960comp.

Tircis mâle fraichement éclos sur Anthrisque. Beaumonts, 5 avril 2016, Cliché André Lantz

Les imagos des Piérides n’hibernent pas.

Les premiers adultes émergent donc aux premiers beaux jours. Cets espèces peuvent être trivoltines : 3 générations par an. La première vole de début avril à mai, la seconde de juin à août et la troisième de août à septembre. En vol il n’est pas possible de distinguer la Piéride de la rave (Pieris rapae) de la Piéride du Navet (Pieris napi).

Lorsque le papillon est posé, l’observation du revers des ailes permet de faire l’identification.

La face ventrale des ailes est uniforme chez la Piéride de la rave alors que les nervures sont soulignées de noir chez la Piéride du navet.

Les nervures des ailes postérieures sont beaucoup plus soulignées de gris verdâtre pour les adultes de la première génération. Le dimorphisme sexuel est bien marqué. Les femelles présentent deux taches noires bien visibles sur le dessus de l’aile antérieure alors que le mâle n’en possède qu’une moins prononcée.

Le cliché suivant d’une Piéride du navet butinant un pissenlit illustre à la fois les nervures bien soulignées d’écailles noires sur le dessous et légèrement soulignées sur la face dorsale des ailes.

Pieris napi, Beaumonts, 6 avril 2016, DSC_7091

Femelle de la Piéride du navet fraichement éclose, Beaumonts, 6 avril 2016, cliché André Lantz

Les lichens sont constitués de champignons, essentiellement ascomycète, (90 à 95 % de la biomasse) et d’algues, soit des Procaryotes (cyanobactéries) soit des Eucaryotes (algues vertes).

Même minoritaires, les algues fournissent par photosynthèse les ressources carbonées nécessaires à la vie du lichen. Le champignon fournit la protection, l’eau et les éléments minéraux.

La propriété des lichens est la reviviscence. Ces êtres vivants sont capables de passer de très nombreuses fois d’un état déshydraté à un état hydraté. Cette propriété leur permet de conquérir des milieux hors sols comme les arbres ou les rochers. La principale source d’eau est donc la pluie. C’est la raison pour laquelle les lichens sont très sensible à la pollution. En effet l’eau de pluie chargée de polluant atmosphérique comme le dioxyde de souffre est acide et ne permet plus au lichen de se développer. Ils sont des bons indicateurs de la qualité de l’air. On admet que les lichens couvrent 8 % des surfaces terrestres émergées. Cependant, comme les autres champignons ils accumulent des métaux lourds.

La Parmélie des murailles ou Xanthorine (Xanthoria parietina) est un lichen très commun reconnaissable à sa couleur jaune ou jaune-orange.

Cette couleur secrétée par le champignon est du à la pariétine. La couleur orange est d’autant plus prononcée que le lichen est placé en plein soleil. Comme bon nombre d’autres lichens la parmélie prospère sur deux milieux différents: L’écologie est dite corticole sur les écorces des vieux arbres ou saxicole sur les rochers ou les pierres.

Les algues monocellulaires qui vivent dans la parmélie sont du genre Trebouxia.

La reproduction peut se faire par l’eau ou le vent qui transporte les spores. Cependant deux acariens se nourrissant du lichen rejettent dans leurs fèces des spores et des algues intactes car non digérées par le tube digestif de ces acariens. Ce processus facilite la reproduction et la dissémination du lichen.

La Parmélie a été utilisée pour la fabrication d’un colorant. Pilée et mélangée à de l’urine elle servait à teindre la laine en rose, en particulier pour la confection des kilts écossais.

Ce lichen aurait servi par les guérisseurs de moyen-âge à soigner la jaunisse et les maladies du foi selon la théorie des signatures.

L’exemplaire photographié se trouvait sur un vieux frêne abattu par le vent. On peut distinguer les petites coupelles oranges désignées par apothécies discoïdes. Ce sont les parties fertiles des champignons. (comme pour les pézizes où les apothécies peuvent atteindre plusieurs centimètres).

Xanthoria parietina, Beaumonts, 5 avril 2016, DSC_6971

Parmélie des murailles ou Xanthorine.Beaumonts, sur branche de Frêne, 5 avril 2016, cliché André Lantz

En réhydratant une partie du lichen, les apothécies se sont gonflées. Les algues participent à la coloration plus verdâtre du champignon.

Xanthoria parietina, Beaumonts, 6 avril 2016, DSC_7101

Apothécies de Xanthoria parietina, Beaumonts, 6 avril 2016, cliché André Lantz

Le cliché microscopique suivant montre un asque avec les spores. Il y a 8 spores par asques mais certaines d’entre elles peuvent être cachées par d’autres . On distingue également les algues vertes.

Xanthoria parietina, asque et algue x 1000, Beaumonts, 11 avril 2016,DSCN6010

Asque octosporé et algues vertes de Xanthoria parietina,, Beaumonts, 11 avril 2016, cliché et préparation André Lantz

Le cliché suivant montre les 8 spores dans un asque. Elles ne sont pas encore mûres mais leur forme en sablier à ce stade d’évolution est caractéristique. Les spores sont dites polariloculaires.

Xanthoria parietina, asques x 1000, Beaumonts, 11 avril 2016, DSCN6007

Asque octosporé et spores de Xanthoria parietina, Une petite division correspond à 1 micromètre, 11 avril 2016, cliché André Lantz

Certaines chenilles se nourrissent de lichens. La Lithosie complanule (Eilema lurideola) ou Lithosie plombée est un papillon nocturne de la famille des Erebidae. La chenille est noire avec une bande latérale rouge par côté. Cette espèce a été trouvée aux Beaumonts. La chenille photographiée sur la parmélie des murailles provient du parc. Au dernier stade de sa croissance la chenille ne mesure pas plus de 20mm.

Eilema lurideola, n° 83, 24 avril 2014, DSC_0751

Chenille adulte de La Lithosie complanule, Eilema lurideola sur Xanthoria parietina, Beaumonts, 24 avril 2014, cliché André Lantz

Les ailes antérieures de l’imago sont grises avec une fine bordure costale jaune qui s’amenuise vers l’apex.

Eilema lurideola, n° 83, Beaumonts, 30 mai 2014, DSC_0057

Imago de la Lithosie plombée, Eilema lurideola, Beaumonts, 30 mai 2014, cliché André Lantz

L’Ornithogale en ombelle (Ornithogalum umbellatum) n’avait pas à ma connaissance été notée au Parc des Beaumonts. On peut aussi en voir quelques pieds au Parc départemental Jean Moulin-Les Guilands sur les communes de Montreuil et de Bagnolet.

Ornithogalum umbellatum, Beaumonts, 12 avril 2016, DSC_7138

Dame d’Onze heures, Ornithogalum umbellatum, Beaumonts, 12 avril 2016, cliché André Lantz

Cette plante bulbeuse est aussi nommée Dame d’onze heures. Les jours gris et sans soleil les fleurs ne s’ouvrent pas. Par contre les jours ensoleillés où les polinisateurs sont plus nombreux à sortir et visiter les fleurs, les 6 tépales de l’ornithogale s’ouvent vers 11h.

Sorties Ornithologiques au parc des Beaumonts

Venez découvrir le 22 mai de 9h30 à 12h 30 la richesse ornithologique du parc des Beaumonts où la faune et la flore sauvages sont protégées. Promenade détendue et conviviale. Prévoir : jumelles. Promenade ornithologique conseillée pour s’initier ou se perfectionner. Rdv : 9 h 15. Avenue Jean Moulin, à côté de la statue monumentale du calligraphe, au pied de l’escalier d’accès au parc des Beaumonts. Limité à 12 participants. Promenade ornithologique animée par Thomas Puaud (06.87.23.69.95). Réservation obligatoire au plus tard le vendredi précédant l’activité avant 16 h auprès du service Environnement et Développement Durable de la Ville de Montreuil : 01 48 70 67 94 – environnement@montreuil.fr. Renseignements auprè du service Environnement et Développement Durable de Montreuil ou Thomas PUAUD (entre 19h30 et 21h30).

24 Heures de la Biodiversité

Le samedi 25 juin et le dimanche 26 juin se tiendront les 24 heures de la Biodiversité sur le territoire du département de la Seine-Saint-Denis.

Les diverses associations naturalistes et sportives de plein-air pourront s’y rencontrer. Vous pouvez dès maintenant retenir ces dates. Des informations sur les activités proposées à Montreuil vous seront indiquées plus tard. Les randonneurs de Tourisme, loisir et culture de Montreuil s’associeront à des manifestations naturalistes proposées par BNEV, Le jardin des Couleurs et le sens de l’Humus (Estivales de la permaculture) le samedi 25 juin.

Notez bien ces dates sur votre agenda.

André Lantz, le 12 avril 2016



Bilan 2015 du suivi des amphibiens du parc des Beaumonts by beaumonts

Bilan 2015 du suivi des amphibiens du Parc des Beaumonts de Montreuil (93)

Liste des observateurs :

Angélique Allombert, Anne-Isabelle Barthelemy, Stéphanie Bréhard, Matthias Colin, Pierre Delbove, Loïc Jugue, Caroline Lahmek, André Lantz, Alexis Martin, Julien Norwood, Philippe Pirard, Nicolas Primault, Yves Primault, Thomas Puaud, Quentin Rome, Liam Schaffer, Wim Schaffer, David Schaffer, Pierre-Luc Vacher, Sylvie Van Den Brink

Pour participer au suivi des amphibiens du parc, vous pouvez contacter l’association Beaumonts Nature en Ville. Les amphibiens sont des espèces fragiles. Elles sont protégées. Pour tout travail scientifique de suivi nécessitant de les capturer, il est nécessaire d’obtenir une autorisation préfectorale. Hors de ce cadre, il est strictement interdit de les capturer. Nos sorties groupées permettent en outre de les observer en limitant le piétinement des berges et le dérangement des animaux.

Le suivi 2015 des amphibiens du Parc des Beaumonts a reposé cette année sur sept sorties nocturnes, soit deux de plus qu’en 2014. Elles se sont déroulées pour l’essentiel de février à avril. Une sortie au mois d’août dédiée initialement aux verts luisants nous a en outre permis d’observer et de compter un grand nombre d’amphibiens, dont les chiffres sont inclus aux résultats du suivi. Les sorties ont permis de rassembler 20 observateurs de tous les âges, tous bénévoles, de Montreuil et des villes voisines.

Pour réaliser le suivi, nous avons parcouru à la nuit tombée les sentiers reliant la Mare de la Brie, la Petite Mare et la Mare Perchée, toujours dans cet ordre et suivant le même cheminement. Pour chaque mare, toute la berge est parcourue intégralement et tous les amphibiens adultes visibles à la lampe sont identifiés et comptés. Tous les animaux visibles dans les fossés le long du chemin, et sur le chemin lui-même, sont également identifiés et comptés.

Au total, 1105 amphibiens adultes ont été observés et comptés cette année ! Ce chiffre n’inclue pas les têtards et les pontes, observés parfois en abondance, mais sans faire l’objet d’un comptage. En 2014, 286 amphibiens adultes avaient été observés dans le cadre du suivi. Les effectifs de 2015 sont nettement supérieurs, même si le nombre de sorties était plus important.

Inventaire des espèces : de nouvelles confirmations de présence

La présence de sept espèces a pu être attestée cette année :

– le triton palmé Lissotriton helveticus, le triton ponctué Lissotriton vulgaris et le triton alpestre Ichtyosaura alpestris pour les urodèles,

– le crapaud commun Bufo bufo, l’alyte accoucheur Alytes obstetricans, la grenouille rieuse Pelophylax ridibundus et la grenouille rousse Rana dalmatina pour les anoures.

Le doute concernant la présence conjointe du triton palmé et du triton ponctué a été levé. Ces deux espèces du genre Lissotriton sont présentes en très faibles effectifs sur le site, ce qui de fait limite fortement le nombre des observations. En outre, il est très difficile voire impossible de les différencier sans les capturer, tant elles se ressemblent. Cette année, nous avons toutefois pu observer à deux reprises les deux espèces simultanément et confirmer ainsi avec certitude leur présence conjointe.

triton ponctué en phase terrestre migrant dans le parc des Beaumonts, Août 2015, cliché Quentin Rome

triton ponctué en phase terrestre migrant dans le parc des Beaumonts, Août 2015, cliché Quentin Rome

mâle de Triton ponctué en phase aquatique et livrée nuptiale, parc des Beaumonts, 19 mars 2015, cliché André Lantz

mâle de Triton ponctué en phase aquatique et livrée nuptiale, parc des Beaumonts, 19 mars 2015, cliché André Lantz

 La question de la présence éventuelle de la grenouille agile reste posée. Aucun individu adulte de grenouille du genre rana, qu’il s’agisse de la grenouille agile ou de la grenouille rousse, n’a été observé. La présence du genre n’est attestée que par l’observation des pontes. Les seules que nous avons pu identifier avec certitude ont été attribuées à la grenouille rousse.

La grenouille rousse est ainsi présente sur le site. Toutefois, sans comptage systématique des pontes et faute d’avoir réussi à observer les adultes, nous n’avons pas pu en évaluer la population. La “reproduction éclair” des grenouilles rousses dure seulement quelques jours, et sans surveillance quotidienne des mares il est difficile de pouvoir observer les animaux reproducteurs. Le suivi 2016 devra intégrer une estimation de l’abondance des pontes, par comptage des amas et/ou estimation de leur surface.

De la même manière, le suivi n’a pas permis d’évaluer la population d’alytes accoucheurs. Les adultes sont occasionnellement entendus et observés durant le printemps, mais principalement hors de la période que nous avons retenue pour le suivi. A l’âge adulte, l’espèce fréquente en outre très peu les mares. Les têtards de l’alyte peuvent en revanche être observés dans les mares au moment où les tritons se reproduisent. Facilement identifiables et de grande taille, ils feront l’objet d’un comptage en 2016 pour que nous puissions disposer de chiffres sur l’état de la population.

Les enjeux de conservation

La principale crainte que nous avions en démarrant le suivi 2015 concernait les impacts possibles sur les amphibiens des travaux paysagers lourds menés dans le parc à l’automne 2014. Les travaux de défrichage massif et de réouverture de la prairie, menés à l’aide de gros engins de chantier, laissaient craindre le pire. Les prairies et milieux boisés accueillent en effet les tritons, les grenouilles et les crapauds lors de la phase terrestre de leur cycle, de l’été jusqu’au printemps suivant. Nous craignions que de nombreux animaux aient pu être tués lors de ces travaux ou que leurs zones refuges, vitales pour traverser la période d’hibernation, aient pu être détruites.

Les comptages de 2015 ne nous ont toutefois pas permis de mettre en évidence ni de chiffrer un tel impact, les observations ayant même été en forte hausse par rapport à 2014.

En revanche, une mauvaise surprise est venue cette année du niveau d’eau général dans le réseau, de conditions climatiques qui ont retardé la période de reproduction et de la difficulté pour l’association d’obtenir une réaction rapide des services techniques de la ville.

L’hiver très sec n’a pas permis aux mares d’être alimentées en eau par les pluies. Ainsi début mars, l’essentiel du réseau était sec à l’exception de la Mare de la Brie et d’un tout petit secteur de la Petite Mare ou Mare du Mileu. La Mare de la Brie était en eau grâce à son alimentation naturelle par un affleurement de nappe phréatique, mais à un niveau toutefois très bas. Par rapport à 2014, le froid et la sécheresse ont ainsi retardé d’au moins 15 jours la migration des amphibiens et leur rassemblement dans les mares. Seule la grenouille rousse, toujours en avance, a pu se reproduire et pondre en abondance dans la Petite Mare début mars, dans une des rares surfaces en eau. Nous avons alerté la municipalité pour qu’elle remette en route au plus vite l’alimentation artificielle du réseau, de manière à compenser l’absence de pluie et protéger les pontes. Malheureusement, la remise en eau est intervenue trop tard et toutes les pontes observées début mars étaient mortes 15 jours plus tard, du fait de l’assèchement complet de la Petite Mare durant ces deux semaines. C’est un coup dur pour la grenouille rousse, espèce en régression au niveau national et qui constitue un enjeu de conservation dépassant le seul cadre du Parc des Beaumonts. Des pontes sporadiques plus tardives et des têtards ont pu être observés ultérieurement. Mais cet épisode aura compromis gravement la reproduction de cette espèce emblématique du parc et qui doit faire l’objet d’une attention particulière.

ponte de la grenouille rousse Rana dalmatina, parc des Beaumonts, 19 mars 2015,

ponte de la grenouille rousse Rana dalmatina, parc des Beaumonts, 19 mars 2015,

Les petits tritons restent également une source d’inquiétude. Les effectifs observés sont toujours extrêmement faibles, qu’il s’agisse du triton palmé ou du triton ponctué. En outre, ils semblent exploiter exclusivement la Mare de la Brie et demeurer absents des autres sites. Le triton ponctué est une espèce en régression qui constitue un enjeu de conservation en Île-de-France. Elle devra faire l’objet d’une attention particulière dans les prochaines années.

Le crapaud commun et le triton alpestre sont les amphibiens les plus abondamment observés au Parc des Beaumonts.

Par chance, nous avons programmé une des sorties en plein déclenchement de la migration des crapauds communs, et pas moins de 617 animaux ont été comptés en une seule soirée ! Les centaines d’animaux présents sur les chemins ont obligé ce soir-là tous les observateurs à bien regarder où ils posaient les pieds.

Le triton alpestre est également abondamment observé dans le parc. Les effectifs sont importants, et les adultes sont présents dans les mares sur une longue période, de mars jusqu’à août.

mâle de triton alpestre en phase aquatique et livrée nuptiale, Parc des Beaumonts, , 19 mars 2015, cliché André Lantz

mâle de triton alpestre en phase aquatique et livrée nuptiale, Parc des Beaumonts, , 19 mars 2015, cliché André Lantz

La Mare Perchée reste le site le moins intéressant pour les amphibiens. Cette année, seul le crapaud commun y a été observé en abondance, en nombre plus réduit que dans les autres sites.

La Petite Mare et la Mare de la Brie demeurent essentielles pour la reproduction.

Enfin, le réseau de fossés a encore démontré son importance. De très nombreux animaux y sont observés, tant en déplacement qu’en reproduction. Du fait de l’absence de protection, leur piétinement possible, notamment par les chiens des usagers du parc, demeure un problème.

Et pour 2016 ?

Nous pouvons d’ores et déjà poser quelques perspectives qui nous permettront d’organiser le suivi 2016 :

– quel sera l’impact de la canicule 2015 ? Après un hiver froid et sec, la faune du parc aura affronté la canicule de l’été 2015. Combinée au débroussaillage massif de 2014 qui aura vu se réduire les habitats arbustifs propices à la régulation de la température et de l’humidité, il est possible que la canicule ait impacté le peuplement des amphibiens du parc.

– statut du triton ponctué ? Des investigations devraient être menées pour mieux comprendre le statut du triton ponctué dans le parc, et trouver des solutions pour assurer sa protection.

– comptage des pontes et des têtards ; pour améliorer le suivi et établir des chiffres sur la présence de l’alyte accoucheur et de la grenouille rousse, le suivi 2016 sera augmenté avec le comptage des pontes de grenouille rousse et des têtards de l’alyte.

– observation de la migration dans la prairie centrale ; de nombreux crapauds ont été observés à la lampe en migration dans la prairie centrale, protégée par une clôture. Un comptage particulier pourrait y être conduit.

– constituer une banque de photos complète des amphibiens du parc, incluant les pontes, les larves, les adultes des deux sexes et le milieu.

mettre en place une veille particulière afin de pouvoir intervenir rapidement pour protéger les pontes de la grenouille rousse.

Tableau récapitulatif par date et par station des amphibiens en 2015 : 15_compt_amph

Alexis Martin 31 août 2015



Plantes et Insectes observés en juillet by beaumonts

 

Quelques plantes vivaces des bords des eaux, rivières, fossés et friches humides.

 L’Epilobe hirsute (Epilobium hirsutum L.), famille des Onagracées. Elle est reconnaissable à la pilosité dense de sa tige assez élevée, et à ses grandes fleurs. Ces dernières sont surtout pollinisées par des diptères et hyménoptères.

Epilobe hirsute, 17 juillet 2012, cliché André Lantz

De nombreuses abeilles domestiques ou sauvages y viennent butiner.

 

Abeille domestique sur Epilobe hirsute, 27 juillet 2012, cliché André Lantz

 La Salicaire commune (Lythrum salicaria L.), famille des Lythracées.Elle se reconnait aisément par ses épis de fleurs mauves. Elle est visitée par des insectes à longue trompe (papillons, hyménoptères…).  Cette plante possède des vertus anti diarrhéique, hémostatique et astringente. Elle était prescrite autrefois en infusion lors des gastroentérites. Cette plante a aussi été employée pour le tannage des cuirs.

Salicaire, 21 juillet 2012, cliché André Lantz

Les abeilles solitaires comme les anthidies aiment bien récupérer du nectar sur ces fleurs.

Anthidie sur Salicaire, 21 juillet 2012, cliché André Lantz

Parmi les papillons, j’ai pu observer des piérides, l’azuré des Nerpruns (Celastrina argiolus L.) et la sylvaine (Ochlodes venatus-faunus  ou Ochlodes sylvanus  Esper dans la nomenclature de Fauna Europaea)

 

Sylvaine butinant des fleurs de Salicaire, 27 juillet 2012, cliché André Lantz

 Le Lycope d’Europe (Lycopus europaeus L.) appelé aussi  chanvre d’eau ou pied de loup provenant de Lycos (loup) et pous (pied) à cause de la forme de ses feuilles,  famille des Lamiacées. Ses petites fleurs claires sont nombreuses à la base des feuilles alternes joliment dentées. Cette plante mellifère elle est pollinisée par les abeilles.

Le Lycope d’Europe a été utilisé pour ses propriétés antithyroïdique afin de diminuer l’activité de l’iode en cas d’hyperthyréose.

 

Lycope d’Europe, 24 juillet 2012, cliché André Lantz

 Quelques diptères de la famille des Syrphidae :

 La Volucelle-bourdon (Volucella bombylans L. var. plumata )

Cette espèce présente deux variétés : la variété plumata à extrémité blanche de l’abdomen et la variété bombylans à extrémité orangée de l’abdomen. La variété plumata imite le bourdon terrestre (Bombus terrestris L.) ou le bourdon des bois (Bombus lucorum L.).

Volucelle bourdon sur scabieuse, 9 juillet 2012, Cliché André Lantz

Cette espèce est bivoltine (2 générations par an). Les œufs sont pondus par la femelle dans les nids de bourdons. Les larves se nourrissent des débris et occasionellement peuvent devenir parasites des larves de bourdons.

Il s’agit d’un mimétisme batésien où un organisme inoffensif imite un autre organisme nocif. La mouche ne pique pas mais peut être vue par un prédateur éventuel comme un insecte dangereux. C’est l’entomologiste anglais H.-W. Bates (1825-1892) qui présenta en 1861 devant la Société Linnéenne de Londres son travail sur les papillons d’Amazonie où il avait séjourné onze années. Il proposa un mécanisme, désigné par la suite comme mimétisme batésien, expliquant l’étonnante ressemblance entre espèces appartenant à des familles différentes vivant dans le même biotope : une piéride non toxique mimant une héliconide toxique.

Charles Darwin (1809-1882) avait alors admiré et considéré le travail de Bates comme la meilleure preuve de la sélection naturelle.

Volucelle-bourdon, 9 juillet 2012, cliché André Lantz

 L’Hélophile suspendu (Helophilus pendulus L.)

Ce syrphe présente 4 bandes jaunes claires et 3 bandes noires longitudinales sur le mésotonum. L’abdomen est également jaune et noir. On peut noter le fémur postérieur très enflé foncé à la base et les tibias arqués. Les tarses des secondes paires de pattes sont noirs. La larve (vers queue-de-rat) vit dans les eaux riches en éléments nutritifs. L’adulte vole et se nourrit sur les fleurs. On peut le rencontrer d’avril à septembre.

 

Hélophile suspendu, 17 juillet 2012, cliché André Lantz

 

Hélophile suspendu sur Véronique mourron-d’eau, 17 juillet 2012, cliché André Lantz

 L’Eristale des arbustes (Eristalis arbustorum L.)

Ce syrphe de plus petite taille que les précédents aiment aussi se poser sur les fleurs.Son dessin en sablier est caractéristique de l’espèce. Ce diptère se rencontre plus facilement que les deux autres. On peut aussi le trouver sur les fleurs jaunes d’Astéracées (Composées).

 

Eristale des arbustes, 21 juillet 2012, cliché André Lantz

 L’Eristale des fleurs (Myathropa florea L.)  a déjà été présentée sur le site . Elle reste cependant une mouche particulièrement photogénique dont on ne se lasse pas de l’admirer. De nombreux adultes viennent sur les fleurs, en particulier les fleurs de carotte sauvage (Daucus carota L.)  et de la grande Berce ou Berce Spondyle, Berce commune ou patte d’ours (Heracleum sphondylium L.).

 

Eristale des fleurs sur grande Berce, 21 juillet 2012, cliché André Lantz

 Diptère de la famille des Sciaridae.

Ce sont des diptères de taille beaucoup plus petite que ceux de la famille précédente car les plus grands ne dépassent pas 5 à 6 mm. La tête ne ressemble pas à celle des mouches habituelles car elle est plus petite, les antennes sont longues et les yeux forment un pont au dessus des antennes. Les ailes sont enfumées et sombres.

 Sciara analis Schiner (groupe) car il existe plusieurs espèces indéterminables sans l’étude microscopique des genitalias. Les ailes, la tête, le thorax et les pattes sont noires. Seuls les flancs de l’abdomen sont d’un beau jaune. La taillede l’adulte est d’environ 4 à 5 mm. Ces mouches sont assez nombreuses en juillet et août sur les Apiacées (Ombellifères). Les larves vivent dans l’humus et les champignons. Ce sont donc des insectes mycophages.

Sciara gr. analis, 24 juillet 2012, cliché André Lantz

La Zygène de la filipendule (Zygaena filipendulae L.).

Sur 27 espèces de zygènes répertoriées en France, les chenilles de 17 espèces consomment des Fabacées ( Légumineuses), les autres se nourrissent d’Apiacées, Astéracées et Labiées. Aucune ne consomme des Rosacées dont la filipendule (Filipendula vulgarisL.) dont il existait un seul pied mentionné en Seine-Saint –Denis ! Comme son nom ne l’indique pas, la chenille de la zygène de la filipendule se nourrit de lotier dont le lotier corniculé (Lotus corniculatus L.) très présent sur sol calcaire. Les chenilles de zygènes en se nourrissant de plantes cyanogénétiques comme le lotier qui contient du lotusoside (glucose+ HCN + lotoflavol), accumulent dans leurs tissus une grande quantité d’hétérosides cyanogénétiques qui les protègent des prédateurs. Les couleurs rouge et noir des adultes ou jaune et noir des chenilles sont des livrées aposématiques alertant les éventuels prédateurs.

Chenille de la zygène de la filipendule, 20 juin 2009, cliché André Lantz

Le cocon tissé par la chenille avant de se chrysalider est assez caractéristique. Il est de couleur blanchâtre teinté de jaune et les extrémités sont fines. Il est le plus souvent attaché sur des graminées. La photo suivante a été prise à Noisy-le -sec car de meilleure qualité que celle du parc des Beaumonts.

Cocon de la Zygène de la filipendule après émergence de l’adulte, 30 juillet 2012, cliché André Lantz

En 2008 de nombreux imagos avaient été observés au parc, un peu moins en 2009. Personnellement je n’en avais pas trouvées en 2010 et 2011, ce qui ne veut pas dire que l’espèce avait disparu!  J’ai pu observer trois spécimens frais le 27 juillet dernier qui butinaient des fleurs de marjolaine ou origan(Origanum vulgare L. ) à la places des traditionnelles scabieuses, fleurs de prédilection des adultes de cette famille. La couleur verte dans la photo suivante n’est pas pigmentaire mais provient de la diffraction de la lumière sur la structure de l’aile.

Zygène de la filipendule, 27 juillet 2012, cliché André Lantz

 Je signale également qu’un article concernant l’élevage d’Yponomeutes du parc des Beaumonts dont Y. mahalebella est paru dans le numéro 18 de la revue de lépidoptérologie OREINA de juin 2012. Les adultes sont maintenant sortis et on peut les observer sur les troncs des plus grands cerisiers de Sainte Lucie (Prunus mahaleb) et dans la végétation basse qui les entourent. Ils sont immobiles la journée.

Yponomeuta mahalebella posé sur un tronc de cerisier de Sainte Lucie, 3 août 2012, cliché André Lantz

André Lantz le 29 juillet 2012


Insectes et champignons de fin d’été by beaumonts

Insectes de la fin d’été.

Certains lépidoptères appartenant à des familles de nocturnes peuvent aussi voler de jour. C’est le cas de la Confuse( Macdunnoughia confusa) qui peut avoir jusqu’à 3 générations par an. Cette espèce orientale s’est répandue en Europe occidentale au début du XXème siècle. Elle  migre également du sud vers le nord en été. Elle affectionne les lieux herbus et la chenille se nourrit de plantes basses. Le dessin sur les ailes antérieures est assez caractéristique et permet de la distinguer assez facilement du Lambda (Autographa gamma). Sa taille est légèrement plus petite et le fond des ailes antérieures est d’un brun roux uni. C’est la première fois que cette espèce est observée aux Beaumonts.

La confuse, 31 août 2011, cliché André Lantz

 

Le Lambda, 14 juillet 2010, cliché Roland Paul

Parmi les microlépidoptères, Carcina quercana est une jolie espèce, pas très abondante au parc, qui se trouve en sous-bois ou lisières.

 

Carcina quercana, 27 août 2011, cliché André Lantz

La sylvine (Triodia sylvina) se rencontre assez facilement sur les murs car volant de nuit elle est attirée par les lumières et reste posée la journée. On peut l’observer aussi en ville sur les murs des habitations à partir de la fin août. Cette espèce appartient à une famille primitive des lépidoptères (Hépialidae). La chenille s’alimente des racines de plantes basses et passe donc sa vie dans le sol.

 

La sylvine, 13 août 2011, cliché André Lantz

L’Aeshne mixte (Aeshna mixta) est une libellule de taille plus petite que l’Aeshne bleue (Aeshna cyanea) Elle ne porte pas de taches vertes sur l’abdomen et les taches bleues des derniers segments ne sont pas confluentes. C’est la plus commune des petites Aeshnes. Elle est assez tardive et on peut l’observer en cette saison. Elle ne décrit pas un parcours presque identique comme le fait l’Aeshne bleue et il lui arrive de se poser pour quelques secondes. Il suffit d’être patient si on désire la photographier immobile. Les odonates ont un comportement différent des autres insectes dans la phase d’accouplement. Le mâle (bleu en haut du cliché) tient la femelle (jaune) derrière la tête. La femelle recourbe son abdomen pour récupérer le sperme sur le pénis secondaire du mâle situé sous le second segment. Cette position unique chez les odonates est désignée par cœur.

 

couple d'Aeshne mixte, 25 septembre 2011, cliché André Lantz

 

Certains hémiptères se développent aussi dans les mares comme les Notonectes. La notonecte glauque (Notonecta glauca) nage sur le dos. La troisième paire de pattes est transformée en rames. Dérangé cet insecte plonge au fond de la mare et s’accroche aux plantes submergées. C’est par l’extrémité de l’abdomen que l’air pénètre dans le corps.

 

Notonecte glauque, 25 septembre 2011, cliché André Lantz

Chez les Gerris (peut être Gerris lacustris ) sur le cliché) le corps est maintenu hors de l’eau et les pattes antérieures et postérieures servent d’appui à la surface de l’eau. Les pattes médianes sont davantage utilisées pour le déplacement. Le mouvement saccadé est produit par des vortex. Ces deux insectes sont carnassiers.

 

Gerris, 22 septembre 2011, cliché André Lantz

 

Les abeilles solitaires ne forment pas de colonies. Elles creusent en général un nid dans le sol où elles disposent de réserves nutritives suffisantes pour nourrir les larves. Les Anthidies font  partie des abeilles solitaires et se caractérisent par une coloration noire et jaune de l’abdomen. Ce sont comme les abeilles domestiques d’utiles insectes polinisateurs. Pour la majorité des imagos, il n’est malheureusement pas possible de procéder à la détermination de l’espèce uniquement par photo. L’espèce qui semble la plus abondante aux Beaumonts est Anthidium  septemspinosum.

 

Anthidie, 31 août 2011, cliché André Lantz

 

Ce petit champignon est le plutée du saule (Pluteus salicinus). C’est un champignon saprophyte (qui se nourrit de bois en décomposition) que l’on trouve sur les souches des saules et de divers feuillus.

 

Plutée du saule, 10 septembre 2011, cliché André Lantz

 

L’an passé j’avais présenté des taches noires sur le feuilles d’érables provoquées par un champignon : le goudron de l’érable (Rhytisma acerinum). Cette année voici des taches blanches d’oïdium causées par le champignon Uncinula tulasnei. Ce champignon est présent sur l’érable plane (Acer  platanoides).

 

Oïdium de l'érable, 22 septembre 201, cliché André Lantz

 

 Pour en savoir plus sur les champignons, dans le cadre de la semaine nationale du champignon,la SociétéMycologiquede France organise au Parc floral de Paris, pavillon 18, du Vendredi 14 octobre après-midi au Lundi 17 octobre son exposition annuelle. Des conférences seront données le samedi et le dimanche.

L’exposition ainsi que les conférences proposées sont gratuites.

  

André Lantz le 27 septembre 2011.



Observation des papillons le 23 mai 2010 by beaumonts

2010 a été déclarée année internationale de la biodiversité.

Dans ce cadre, le départementde la Seine-Saint-Denis avec l’Office départemental de la biodiversité urbaine organise différentes visites nature dans 12 des 14 parcs Natura 2000.

Je serai donc présent, sauf pluie abondante ou conditions météorologiques très mauvaises, au parc des Beaumonts pour deux animations afin d’observer les papillons. La première visite est prévue de 10h 30 à 12h 30 et la seconde de 14h à 16h. Le lieu de rendez vous est fixé à la mare perchée. Du matériel pédagogique doit être remis par le département aux participants. Le nombre de participant est limité à 14 pour chaque sortie. Il est donc impératif que les personnes qui désirent y participer s’incrivent sur le site du département

Il n’est en effet pas très facile pour certaines observations d’avoir trop de participants.

Je profite de cet article pour indiquer que de nouvelles espèces ont été observées au parc en avril et au début de ce mois de mai. En particulier une petite adèle qui ressemble à celle décrite sur le site l’an passé qui était: Nematopogon swammerdamella.

La nouvelle est Nematopogon adansoniella. Elle se distingue de la précédente par une taille légèrement plus faible, une coloration plus terne et plus sombre et surtout une réticulation plus accusée aux ailes antérieures. Ces deux espèces volent dans la partie boisée.

Nematopogon adansoniella; 29 avril 2010, cliché A. Lantz

André Lantz, le 10 mai 2010.