Beaumonts nature en ville


Insectes et champignons de fin d’été by beaumonts

Insectes de la fin d’été.

Certains lépidoptères appartenant à des familles de nocturnes peuvent aussi voler de jour. C’est le cas de la Confuse( Macdunnoughia confusa) qui peut avoir jusqu’à 3 générations par an. Cette espèce orientale s’est répandue en Europe occidentale au début du XXème siècle. Elle  migre également du sud vers le nord en été. Elle affectionne les lieux herbus et la chenille se nourrit de plantes basses. Le dessin sur les ailes antérieures est assez caractéristique et permet de la distinguer assez facilement du Lambda (Autographa gamma). Sa taille est légèrement plus petite et le fond des ailes antérieures est d’un brun roux uni. C’est la première fois que cette espèce est observée aux Beaumonts.

La confuse, 31 août 2011, cliché André Lantz

 

Le Lambda, 14 juillet 2010, cliché Roland Paul

Parmi les microlépidoptères, Carcina quercana est une jolie espèce, pas très abondante au parc, qui se trouve en sous-bois ou lisières.

 

Carcina quercana, 27 août 2011, cliché André Lantz

La sylvine (Triodia sylvina) se rencontre assez facilement sur les murs car volant de nuit elle est attirée par les lumières et reste posée la journée. On peut l’observer aussi en ville sur les murs des habitations à partir de la fin août. Cette espèce appartient à une famille primitive des lépidoptères (Hépialidae). La chenille s’alimente des racines de plantes basses et passe donc sa vie dans le sol.

 

La sylvine, 13 août 2011, cliché André Lantz

L’Aeshne mixte (Aeshna mixta) est une libellule de taille plus petite que l’Aeshne bleue (Aeshna cyanea) Elle ne porte pas de taches vertes sur l’abdomen et les taches bleues des derniers segments ne sont pas confluentes. C’est la plus commune des petites Aeshnes. Elle est assez tardive et on peut l’observer en cette saison. Elle ne décrit pas un parcours presque identique comme le fait l’Aeshne bleue et il lui arrive de se poser pour quelques secondes. Il suffit d’être patient si on désire la photographier immobile. Les odonates ont un comportement différent des autres insectes dans la phase d’accouplement. Le mâle (bleu en haut du cliché) tient la femelle (jaune) derrière la tête. La femelle recourbe son abdomen pour récupérer le sperme sur le pénis secondaire du mâle situé sous le second segment. Cette position unique chez les odonates est désignée par cœur.

 

couple d'Aeshne mixte, 25 septembre 2011, cliché André Lantz

 

Certains hémiptères se développent aussi dans les mares comme les Notonectes. La notonecte glauque (Notonecta glauca) nage sur le dos. La troisième paire de pattes est transformée en rames. Dérangé cet insecte plonge au fond de la mare et s’accroche aux plantes submergées. C’est par l’extrémité de l’abdomen que l’air pénètre dans le corps.

 

Notonecte glauque, 25 septembre 2011, cliché André Lantz

Chez les Gerris (peut être Gerris lacustris ) sur le cliché) le corps est maintenu hors de l’eau et les pattes antérieures et postérieures servent d’appui à la surface de l’eau. Les pattes médianes sont davantage utilisées pour le déplacement. Le mouvement saccadé est produit par des vortex. Ces deux insectes sont carnassiers.

 

Gerris, 22 septembre 2011, cliché André Lantz

 

Les abeilles solitaires ne forment pas de colonies. Elles creusent en général un nid dans le sol où elles disposent de réserves nutritives suffisantes pour nourrir les larves. Les Anthidies font  partie des abeilles solitaires et se caractérisent par une coloration noire et jaune de l’abdomen. Ce sont comme les abeilles domestiques d’utiles insectes polinisateurs. Pour la majorité des imagos, il n’est malheureusement pas possible de procéder à la détermination de l’espèce uniquement par photo. L’espèce qui semble la plus abondante aux Beaumonts est Anthidium  septemspinosum.

 

Anthidie, 31 août 2011, cliché André Lantz

 

Ce petit champignon est le plutée du saule (Pluteus salicinus). C’est un champignon saprophyte (qui se nourrit de bois en décomposition) que l’on trouve sur les souches des saules et de divers feuillus.

 

Plutée du saule, 10 septembre 2011, cliché André Lantz

 

L’an passé j’avais présenté des taches noires sur le feuilles d’érables provoquées par un champignon : le goudron de l’érable (Rhytisma acerinum). Cette année voici des taches blanches d’oïdium causées par le champignon Uncinula tulasnei. Ce champignon est présent sur l’érable plane (Acer  platanoides).

 

Oïdium de l'érable, 22 septembre 201, cliché André Lantz

 

 Pour en savoir plus sur les champignons, dans le cadre de la semaine nationale du champignon,la SociétéMycologiquede France organise au Parc floral de Paris, pavillon 18, du Vendredi 14 octobre après-midi au Lundi 17 octobre son exposition annuelle. Des conférences seront données le samedi et le dimanche.

L’exposition ainsi que les conférences proposées sont gratuites.

  

André Lantz le 27 septembre 2011.

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