Beaumonts nature en ville


24h de la biodiversité, compte-rendu de visite. by beaumonts

Les 24h de la biodiversité se sont tenues le samedi 25 juin 2016 à Montreuil.

Le programme avait été présenté dans l’article précédent.

Une dizaine de participants dont les randonneurs montreuillois se sont retrouvés au parc des Beaumonts avec David Thorns, ornithologue, et André Lantz, entomologiste, de l’association BNEV. Cette année le temps ensoleillé a été plus favorable à l’observation des insectes que lors des années antérieures. Les horaires étaient plus propices aux insectes qu’aux oiseaux. Certains d’entre eux n’ont pu être déterminés que par leur chant car, en cette saison, ils sont souvent cachés par la végétation.

Voici la liste des espèces rencontrées lors de cette visite:

Les Piérides blanches ont été très nombreuses, également réparties dans la zone paysagère et dans la partie plus sauvage du parc. D’autres espèces comme le Demi-deuil ou la Trichie de la rose ne se rencontrent que dans les prairies sauvages non fauchées ou le long du ru qui descend de la mare perchée.

date genre espèce nom vernaculaire nombre remarques
25/06/16 Pieris   Piérides blanches 26 dont Pieris rapae et Pieris napi
25/06/16 Melanargia galathea Demi-Deuil 3  
25/06/16 Pararge aegeria Tircis 2  
25/06/16 Polyommatus icarus Azuré de la Bugrane 1  
25/06/16 Apis mellifera Abeille domestique 8  
25/06/16 Bombus sp Bourdon 3  
25/06/16 Xylocopa sp Xylocope 1  
25/06/16 Trichius rosaceus Trichie de la Rose 1  
25/06/16     Libellule 2 en vol, non déterminable
25/06/16 Tettigonia viridissima Sauterelle verte 3  
25/06/16 Coccinella septempunctata Coccinelle à 7 points 1  
25/06/16 Sylvia atricapilla Fauvette à tête noire 1 entendue
25/06/16 Phylloscopus collybita Pouillot véloce 1 vu
25/06/16 Troglodytes troglodytes Troglodyte mignon 1 entendu
25/06/16 Pica pica Pie bavarde 1 vue
25/06/16 Dendrocopos major Pic épeiche 1 vu

David Thorns nous a permis de distinguer au moyen de son téléobjectif performant la piéride de la rave, au dessous uni, de la piéride du navet où les nervures des ailes postérieures sont soulignées d’écailles sombres.

Les deux photos suivantes illustrent une femelle de la piéride du Navet Pieris napi. La femelle se distingue du mâle par la présence de deux points noirs sur la face dorsale de l’aile antérieure. Les nervures sont bien soulignées d’écailles plus sombres sur le revers de l’aile postérieure.

piéride du navet femelle, 25 juin 2016, cliché David Thorns

piéride du navet femelle, 25 juin 2016, cliché David Thorns

Piéride du navet femelle, 25 juin 2016, cliché David Thorns

Piéride du navet femelle, 25 juin 2016, cliché David Thorns

La piéride de la rave (Pieris rapae) présente un revers uni.

Piéride de la rave, 25 juin 2016, cliché David Thorns

Piéride de la rave, 25 juin 2016, cliché David Thorns

mâle de la piéride de la Rave, 25 juin 2016, cliché David Thorns

mâle de la piéride de la Rave, 25 juin 2016, cliché David Thorns

Le demi-Deuil (Melanargia galathea)avec son damier noir et blanc est une des espèces bien reconnaissables. Elle affectionne les prairies non fauchées et fleuries.

Demi-Deuil, 25 juin 2016, cliché David Thorns

Demi-Deuil, 25 juin 2016, cliché David Thorns

Lors de cette visite les participants se sont aussi intéressés aux plantes et fleurs du parc, dont certaines sont mellifères et attirent de nombreux insectes.

André Lantz le 4 juillet 2016.



Orchidées du printemps 2016 by beaumonts

Orchidées du printemps 2016

 La coupe des cornouillers avant le printemps de cette saison a été assez favorable à la repousse et floraison de quelques orchidées. Il serait cependant nécessaire d’extraire les végétaux coupés ou broyés afin de garder au sol sa composition originelle. L’apport de bois mort entraîne un enrichissement du sol préjudiciable à la fois aux orchidées mais aussi à d’autres plantes qui affectionnent les prairies mésophiles.

L’orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis) est une orchidée de pelouse calcaire ensoleillée.

Orchis pyramidal, Beaumonts, 17 mai 2016, cliché André Lantz

Orchis pyramidal, Beaumonts, 17 mai 2016, cliché André Lantz

La taille de l’épi qui est pyramidal dans le début de floraison peut atteindre 50cm. Les fleurs sont nombreuses. Le labelle est trilobé et porte à sa base deux lamelles quasi parallèles.

Bien que n’offrant pas de nectar, les fleurs peuvent être pollinisées par des insectes dont des papillons.

L’Ophrys abeille (Ophrys apifera) est le plus commun des Ophrys. C’est aussi le seul Ophrys autogame (Il peut se reproduire par autofécondation. Les pollinies (masses de pollen) sortent de leur loges et s’incurvent vers le stigmate. Les grains de pollens peuvent alors tomber sur le stigmate et féconder l’ovaire. Ainsi certaines mutations (modification de la couleur ou de la forme des pétales) peuvent être transmises aux descendants.

Ophrys abeille, Beaumonts , 9 juin 2016, cliché André Lantz

Ophrys abeille, Beaumonts , 9 juin 2016, cliché André Lantz

Le Dactylorhiza négligé ou Orchis négligé (Dactylorhiza praetermissa) est une plante pouvant atteindre 80 cm de haut. Comme les autre fleurs de dactylorhiza le labelle est parsemé de petits traits plus foncés, contrastant sur un fond clair. Cette plante pousse dans les prairies calcicoles humides. C’est une plante septentrionale car on ne la trouve qu’au dessus d’une ligne reliant la ville de Nantes à celle de Strasbourg. Elle est protégée en Île de France.

Dactylorhiza négligé, Beaumonts, 9 juin 2016, cliché André Lantz

Dactylorhiza négligé, Beaumonts, 9 juin 2016, cliché André Lantz

Signalons que plusieurs papillons migrateurs sont revenus. La Belle-Dame (Vanessa cardui) est de retour en Île de France et on peut l’observer au parc les jours de beau temps.

Belle-Dame butinant les fleurs de trèfles. Beaumonts, le 7 juin 2016, cliché André Lantz

Belle-Dame butinant les fleurs de trèfles. Beaumonts, le 7 juin 2016, cliché André Lantz

Les 24 h de la biodiversité en Seine Saint-Denis se dérouleront cette année le samedi 25 juin et le dimanche 26 juin sur l’ensemble du département.

A Montreuil, cet événement se déroulera le 25 juin de la manière suivante :

24h de la Biodiversité à Montreuil le samedi 25 juin 2016

1) Départ de la randonnée pédestre avec François Degoul et Claire Nicolas à 9 h précises sur les marches de la Mairie de Montreuil en direction du parc Montreau. Tour du Parc Montreau.

 2) Après le parc Montreau, Rendez-vous vers 10h 45 au Jardin des Couleurs, 39 rue Bouchor  (bus 122 et 301, arrêt Ruffins) pour l’animation des Ateliers de la Nature autour des herbes de la Saint Jean : traditions, reconnaissance des plantes, usages et préparations à réaliser ensemble (Françoise Curtet, Jean Werlen).

 3) Vers 11h 45 : départ du Jardin des Couleurs en direction des Murs à pêches (prairie des Murs à pêches, rue Pierre de Montreuil et impasse Gobetue). Arrivée vers le site prévue à 12h

Animations sur le site et repas commun végétalien organisé par les Estivales de la permaculture (Christophe Bichon).

 4) Départ du site vers 13h30 en direction du parc des Beaumonts. Rendez-vous sur le parking face au 5 rue Paul Doumer (bus 122, arrêt St Just) à 13h 45.

Animation sur les papillons et les oiseaux de 13h 45 à 15h 15 sur le site par l’association BNEV (André Lantz et  David Thorns).

 5) Départ du parc des Beaumonts (statue du calligraphe chinois rue Jean Moulin) vers 15 h 15. Retour entre 16h 30 et 17h par le parc Jean Moulin – Les Guilands ou directement à la Mairie selon la Météo.

 En plus de ce parcours, des animations et des ateliers seront proposés

– le samedi après-midi sur le site du Jardin des Couleurs par Les Ateliers de la Nature

– le samedi et le dimanche après-midi sur la prairie des Murs à pêches par les Estivales de la Permaculture

Venez nombreux participer à cet événement. Vous pouvez vous inscrire  gratuitement sur le site suivant:

 http://parcsinfo.seine-saint-denis.fr/24H-pour-la-biodiversite-2016-des-animations-sportives-et-naturalistes.html

Vous pourrez aussi participer le dimanche 26 juin à une sortie organisée par l’ANCA sur la friche de Ville-Evrard (Neuilly-sur-Marne).

Au programme : observations naturalistes (flore, insectes et oiseaux) au cours d’une promenade d’environ 3H.

Le rendez-vous est fixé à 14H, sur le parking juste après l’entrée du poste de Surveillance de Ville-Evrard (entrée: 202 avenue Jean Jaurès, 93330 Neuilly-sur-Marne).

Pour participer, si vous le souhaitez, il faut s’inscrire auprès du département : http://parcsinfo.seine-saint-denis.fr/24H-pour-la-biodiversite-2016-des-animations-sportives-et-naturalistes.html#outil_sommaire_3

André Lantz le 13 juin 2016

 

 



Insectes printaniers, lichens et plantes by beaumonts

Quelques insectes du printemps 2016

Comme chaque année les premiers rayons de soleil et de chaleur réveillent les papillons endormis durant la période hivernale. Quelques plantes sont déjà fleuries et procurent aux espèces hivernantes le nectar dont ils ont besoin pour voler et se reproduire.

Le Paon du jour (Aglais io), dont la chenille consomme les Orties dioïques au parc des Beaumonts, est une espèce bivoltine, c’est à dire qu’elle présente deux générations dans une année. Les imagos tardifs de seconde génération se cachent l’hiver dans des endroits sombres et le revers noir de leurs ailes assure une protection efficace contre d’éventuels prédateurs. L’exemplaire photographié appréciait les fleurs de pissenlit.

Aglais io, Beaumonts, 5 avril 3016, DSC_7028 bis

Paon du jour, Aglais io, Beaumonts, 5 avril 2016, cliché André Lantz

On peut imaginer dans le détail de l’ocelle de l’aile postérieure une petite tête de lutin facétieux.

Aglais io, Beaumonts, 5 avril 2016, DSC_7023

Ocelle de l’aile postérieure du paon du jour, Beaumonts, 5 avril 2016, cliché André Lantz 

Le Robert-le diable (Polygonia c-album) fait aussi partie des Vanesses qui hibernent. Cette espèce est également bivoltine. Contrairement au paon du jour dont les imagos de première et de seconde génération présentent des motifs et des colorations identiques, les exemplaires de seconde génération (août octobre) du Robert- le Diable présentent des ailes plus découpées et une coloration fauve plus foncée que ceux de la première génération (juin-août). Le spécimen photographié est bien un hibernant de seconde génération.

Polygonia c-album, Beaumonts, 5 avril 2016, DSC_6975

Robert-le-diable, Polygonia c-album, Beaumonts, 5 Avril 2016, cliché André Lantz

 Le Tircis (Pararge aegeria) est un papillon commun que l’on peut trouver maintenant dans les Villes. La chenille se nourrit de graminées et les arbres fournissent la mi-ombre qu’affectionne l’adulte.

Cette espèce possède 3 à 4 générations annuelles mais n’hiberne pas. Les ailes des mâles offrent en général des taches claires moins étendues que chez les femelles. Cette espèce présente deux taxons en France. Le taxon aegeria (Pararge aegeria aegeria) possède une couleur de fond plus orangé. Le Taxon Tircis (Pararge aegeruia tircis) un fond plus clair.

Le taxon aegeria est implanté dans le sud de la France et tircis dans le nord. Les études récentes d’ADN ne montrent pas de différence génétique entre les deux taxons.

Le réchauffement climatique favorise la remontée vers le nord du taxon aegeria.

L’exemplaire photographié au parc illustre bien le taxon tircis avec des taches assez claires. L’imago vient sans doute d’émerger compte tenu de sa livrée intacte et de sa pilosité en très bon état.

Parage aegeria, Beaumonts,5 avril 2016, DSC_6960comp.

Tircis mâle fraichement éclos sur Anthrisque. Beaumonts, 5 avril 2016, Cliché André Lantz

Les imagos des Piérides n’hibernent pas.

Les premiers adultes émergent donc aux premiers beaux jours. Cets espèces peuvent être trivoltines : 3 générations par an. La première vole de début avril à mai, la seconde de juin à août et la troisième de août à septembre. En vol il n’est pas possible de distinguer la Piéride de la rave (Pieris rapae) de la Piéride du Navet (Pieris napi).

Lorsque le papillon est posé, l’observation du revers des ailes permet de faire l’identification.

La face ventrale des ailes est uniforme chez la Piéride de la rave alors que les nervures sont soulignées de noir chez la Piéride du navet.

Les nervures des ailes postérieures sont beaucoup plus soulignées de gris verdâtre pour les adultes de la première génération. Le dimorphisme sexuel est bien marqué. Les femelles présentent deux taches noires bien visibles sur le dessus de l’aile antérieure alors que le mâle n’en possède qu’une moins prononcée.

Le cliché suivant d’une Piéride du navet butinant un pissenlit illustre à la fois les nervures bien soulignées d’écailles noires sur le dessous et légèrement soulignées sur la face dorsale des ailes.

Pieris napi, Beaumonts, 6 avril 2016, DSC_7091

Femelle de la Piéride du navet fraichement éclose, Beaumonts, 6 avril 2016, cliché André Lantz

Les lichens sont constitués de champignons, essentiellement ascomycète, (90 à 95 % de la biomasse) et d’algues, soit des Procaryotes (cyanobactéries) soit des Eucaryotes (algues vertes).

Même minoritaires, les algues fournissent par photosynthèse les ressources carbonées nécessaires à la vie du lichen. Le champignon fournit la protection, l’eau et les éléments minéraux.

La propriété des lichens est la reviviscence. Ces êtres vivants sont capables de passer de très nombreuses fois d’un état déshydraté à un état hydraté. Cette propriété leur permet de conquérir des milieux hors sols comme les arbres ou les rochers. La principale source d’eau est donc la pluie. C’est la raison pour laquelle les lichens sont très sensible à la pollution. En effet l’eau de pluie chargée de polluant atmosphérique comme le dioxyde de souffre est acide et ne permet plus au lichen de se développer. Ils sont des bons indicateurs de la qualité de l’air. On admet que les lichens couvrent 8 % des surfaces terrestres émergées. Cependant, comme les autres champignons ils accumulent des métaux lourds.

La Parmélie des murailles ou Xanthorine (Xanthoria parietina) est un lichen très commun reconnaissable à sa couleur jaune ou jaune-orange.

Cette couleur secrétée par le champignon est du à la pariétine. La couleur orange est d’autant plus prononcée que le lichen est placé en plein soleil. Comme bon nombre d’autres lichens la parmélie prospère sur deux milieux différents: L’écologie est dite corticole sur les écorces des vieux arbres ou saxicole sur les rochers ou les pierres.

Les algues monocellulaires qui vivent dans la parmélie sont du genre Trebouxia.

La reproduction peut se faire par l’eau ou le vent qui transporte les spores. Cependant deux acariens se nourrissant du lichen rejettent dans leurs fèces des spores et des algues intactes car non digérées par le tube digestif de ces acariens. Ce processus facilite la reproduction et la dissémination du lichen.

La Parmélie a été utilisée pour la fabrication d’un colorant. Pilée et mélangée à de l’urine elle servait à teindre la laine en rose, en particulier pour la confection des kilts écossais.

Ce lichen aurait servi par les guérisseurs de moyen-âge à soigner la jaunisse et les maladies du foi selon la théorie des signatures.

L’exemplaire photographié se trouvait sur un vieux frêne abattu par le vent. On peut distinguer les petites coupelles oranges désignées par apothécies discoïdes. Ce sont les parties fertiles des champignons. (comme pour les pézizes où les apothécies peuvent atteindre plusieurs centimètres).

Xanthoria parietina, Beaumonts, 5 avril 2016, DSC_6971

Parmélie des murailles ou Xanthorine.Beaumonts, sur branche de Frêne, 5 avril 2016, cliché André Lantz

En réhydratant une partie du lichen, les apothécies se sont gonflées. Les algues participent à la coloration plus verdâtre du champignon.

Xanthoria parietina, Beaumonts, 6 avril 2016, DSC_7101

Apothécies de Xanthoria parietina, Beaumonts, 6 avril 2016, cliché André Lantz

Le cliché microscopique suivant montre un asque avec les spores. Il y a 8 spores par asques mais certaines d’entre elles peuvent être cachées par d’autres . On distingue également les algues vertes.

Xanthoria parietina, asque et algue x 1000, Beaumonts, 11 avril 2016,DSCN6010

Asque octosporé et algues vertes de Xanthoria parietina,, Beaumonts, 11 avril 2016, cliché et préparation André Lantz

Le cliché suivant montre les 8 spores dans un asque. Elles ne sont pas encore mûres mais leur forme en sablier à ce stade d’évolution est caractéristique. Les spores sont dites polariloculaires.

Xanthoria parietina, asques x 1000, Beaumonts, 11 avril 2016, DSCN6007

Asque octosporé et spores de Xanthoria parietina, Une petite division correspond à 1 micromètre, 11 avril 2016, cliché André Lantz

Certaines chenilles se nourrissent de lichens. La Lithosie complanule (Eilema lurideola) ou Lithosie plombée est un papillon nocturne de la famille des Erebidae. La chenille est noire avec une bande latérale rouge par côté. Cette espèce a été trouvée aux Beaumonts. La chenille photographiée sur la parmélie des murailles provient du parc. Au dernier stade de sa croissance la chenille ne mesure pas plus de 20mm.

Eilema lurideola, n° 83, 24 avril 2014, DSC_0751

Chenille adulte de La Lithosie complanule, Eilema lurideola sur Xanthoria parietina, Beaumonts, 24 avril 2014, cliché André Lantz

Les ailes antérieures de l’imago sont grises avec une fine bordure costale jaune qui s’amenuise vers l’apex.

Eilema lurideola, n° 83, Beaumonts, 30 mai 2014, DSC_0057

Imago de la Lithosie plombée, Eilema lurideola, Beaumonts, 30 mai 2014, cliché André Lantz

L’Ornithogale en ombelle (Ornithogalum umbellatum) n’avait pas à ma connaissance été notée au Parc des Beaumonts. On peut aussi en voir quelques pieds au Parc départemental Jean Moulin-Les Guilands sur les communes de Montreuil et de Bagnolet.

Ornithogalum umbellatum, Beaumonts, 12 avril 2016, DSC_7138

Dame d’Onze heures, Ornithogalum umbellatum, Beaumonts, 12 avril 2016, cliché André Lantz

Cette plante bulbeuse est aussi nommée Dame d’onze heures. Les jours gris et sans soleil les fleurs ne s’ouvrent pas. Par contre les jours ensoleillés où les polinisateurs sont plus nombreux à sortir et visiter les fleurs, les 6 tépales de l’ornithogale s’ouvent vers 11h.

Sorties Ornithologiques au parc des Beaumonts

Venez découvrir le 22 mai de 9h30 à 12h 30 la richesse ornithologique du parc des Beaumonts où la faune et la flore sauvages sont protégées. Promenade détendue et conviviale. Prévoir : jumelles. Promenade ornithologique conseillée pour s’initier ou se perfectionner. Rdv : 9 h 15. Avenue Jean Moulin, à côté de la statue monumentale du calligraphe, au pied de l’escalier d’accès au parc des Beaumonts. Limité à 12 participants. Promenade ornithologique animée par Thomas Puaud (06.87.23.69.95). Réservation obligatoire au plus tard le vendredi précédant l’activité avant 16 h auprès du service Environnement et Développement Durable de la Ville de Montreuil : 01 48 70 67 94 – environnement@montreuil.fr. Renseignements auprè du service Environnement et Développement Durable de Montreuil ou Thomas PUAUD (entre 19h30 et 21h30).

24 Heures de la Biodiversité

Le samedi 25 juin et le dimanche 26 juin se tiendront les 24 heures de la Biodiversité sur le territoire du département de la Seine-Saint-Denis.

Les diverses associations naturalistes et sportives de plein-air pourront s’y rencontrer. Vous pouvez dès maintenant retenir ces dates. Des informations sur les activités proposées à Montreuil vous seront indiquées plus tard. Les randonneurs de Tourisme, loisir et culture de Montreuil s’associeront à des manifestations naturalistes proposées par BNEV, Le jardin des Couleurs et le sens de l’Humus (Estivales de la permaculture) le samedi 25 juin.

Notez bien ces dates sur votre agenda.

André Lantz, le 12 avril 2016



Premiers jours de printemps 2016 by beaumonts

Malgré des nuits bien fraîches, le soleil de mars réchauffe le sol et à l’abri du vent les premiers insectes viennent butiner les premières fleurs : Ficaire ou Ficaire fausse renoncule (Ficaria ranunculoides), Lamier pourpre (Lamium purpureum), Lamier blanc (Lamium album), Véronique de Perse (Veronica persica)…

Les diptères et hyménoptères sortent plus facilement aux températures basses que les Lépidoptères. Il n’est donc pas étonnant de retrouver le syrphe ceinturé (Episyrphus balteatus). Les ailes sont plus souvent rabattues sur le corps par température basse (12°C à l’ombre) comme en ce moment. Par températures plus élevées les ailes sont étalées.

Episyrphus balteatus, Beaumonts, 12 mars 2016, DSC_6753

Syrphe ceinturé, Beaumonts, 12 mars 2016, cliché André  Lantz 

 

Episyrphus balteatus, Beaumonts, 12 mars 2016, DSC_6755

Syrphe ceinturé, Beaumonts, 12 mars 2016, cliché André Lantz

 

Les premiers Bombyles volettent dans les endroits ensoleillés et bien abrités du vent. Le grand Bombyle (Bombylius major) est toujours bien présent au parc. Ce diptère régule les populations de microlépidoptères car les larves se nourrissent de chenilles.

Bombylius major, Beaumonts, 18 mars 2016, DSC_6814

Grand Bombyle, Beaumonts, 18 mars 2016, cliché André Lantz

 

Les premières reines de bourdon viennent butiner. L’imago suivant appartient au groupe du Bombus terrestris constitué de plusieurs espèces difficilement distinguables. Une étude plus approfondie des caractères a montré que l’espèce Bombus lucorum était bien présente au parc. C’est peut être un représentant de cette espèce qui butinait le lamier pourpre bien fleuri en ce moment.

Bombus lucorum à vérifier, Beaumonts, 18 mars 2016, DSC_6822

Reine de Boudon du groupe Bombus  terrestris, Bombus lucorum, Beaumonts, 18 mars 2016, cliché André Lantz 

 

Quelques abeilles domestiques (Apis mellifera) sortent également des ruches pour rechercher pollen et nectar.

Parmi les Rhopalocères (papillons de jour) les premières vanesses sortent de l’état d’hibernation.

Le vulcain (Vanessa atalanta) et la petite tortue (Aglais urticae) ont émergé les premières.

Cet imago  de petite tortue sur le sol profite des rayons du soleil de l’après-midi.

Aglais urticae, Beaumonts, 18 mars 2016, DSC_6837

Petite Tortue, Aglais urticae, Beaumonts, 18 mars 2016, cliché André Lantz

 

Le morosphinx (Macroglossum stellatarum) ne se pose pas pour butiner comme la majorité des papillons mais utilise le vol stationnaire.

Macroglossum stellatarum, Beaumonts, 18 mars 2016, DSC_6799

Morosphinx, Beaumonts, 18 mars 2016, cliché André Lantz

 

Macroglossum stellatarum, Beaumonts, 18 mars 2016, DSC_6794

Morosphinx, Beaumonts, 18 mars 2016, cliché André Lantz

 

Enfin parmi les coléoptères on pouvait observer les premières coccinelles à 7 points (Coccinella septempunctata).

Coccinella septempunctata, sur Lamium purpureum, Beaumonts, 12 mars 2016, DSC_6729

Coccinelle à 7 points, Beaumonts, 12 mars 2016, cliché André Lantz

 

Quelques arbres débutent leur floraison comme ceux du genre Prunus mais aussi les Aulnes.

On peut distinguer sur la photo suivante les petites fleurs femelles dressées et les fleurs mâles pendantes remplies de pollen jaune.

Fleurs mâles et femelles d'Aulne, Beaumonts, 12 mars 2016, DSC_6741

Floraison de l’aulne, Beaumonts, 12 mars 2016, cliché André Lantz

 

André Lantz, le 20 mars 2016



Plantes, insectes et champignons de l’été 2013 by beaumonts

Plantes, insectes et champignons de l’été 2013.

 Avec Thierry Laugier nous avons eu le plaisir de retrouver l’orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis L.)Une dizaine de pieds ont donné une hampe florale vers la mi-juin. La pluie et les températures basses en mai et juin ont décalé la floraison de quinze jours à trois semaines par rapport aux autres années.

Orchis pyramidal, 8 juin 2013, cliché André Lantz

Orchis pyramidal, 8 juin 2013, cliché André Lantz

L’ophrys abeille (Ophrys apifera Huds.) a fleuri aussi à la mi-juin. Les plantes étaient bien cachées dans la végétation ambiante.

 

Ophrys abeille, 18 juin 2013, cliché A. lantz

Ophrys abeille, 18 juin 2013, cliché A. lantz

Une nouveauté pour le parc : le muscari à toupet (Muscari comosum (L.)Mill). C’est une plante calcicole, elle est rare en Seine-Saint-Denis.

 

Muscari à toupet, 8 juin 2013, cliché A. Lantz

Muscari à toupet, 8 juin 2013, cliché A. Lantz

Parmi les espèces protégées d’insectes en île de France j’ai pu voir à nouveau le Flambé (Iphiclides podalirius L.) voler au parc le 20 août.

Plusieurs individus du conocéphale gracieux (Ruspolia nitidula (Scopoli)) se trouvaient dans les prairies. Cette espèce a  également été observée cette année sur les coteaux d’Avron et à Montfermeil.

Conocéphale gracieux, 28 août 2013, cliché A. Lantz

Conocéphale gracieux, 28 août 2013, cliché A. Lantz

Un imago de petite tortue (Aglais urticae L.) butinait les fleurs des arbres du père David ou arbres à papillons (Buddleja davidii Franch) au début du mois d’août. Il est à noter qu’elle n’avait pas été revue au parc depuis 2006. Le nom commun donné à ce papillon provient de l’allusion aux motifs des ailes qui rapellent les écailles de certaines tortues (Réaumur , 1734). Le nom de genre latin est synonyme de beau en grec. Le nom de l’espèce fait référence à l’ortie,  plante hôte de la chenille.

petite tortue, 2 août 2013, cliché A. Lantz

petite tortue, 2 août 2013, cliché A. Lantz

 

petite tortue, 2 août 2013, cliché A. Lantz

petite tortue, 2 août 2013, cliché A. Lantz

Enfin signalons quelques champignons qui n’avaient pas encore été observés au parc :

 

Le mois de juin ayant été particulièrement pluvieux, des champignons se sont développés au détriment des graminées.

Epichloe typhina est un ascomycète qui provoque la quenouille des graminées. Il forme un manchon entourant les tiges de graminées qui s’étend sur une longueur de 2 à 3 cm.

Au départ la couleur est blanc-crème puis devient jaune, voir jaune orangé à la maturité. La présence de ce champignon arrête la croissance de la plante. Des diptères pourraient aider à sa dispersion.

Epichloe typhina, 25 juin 2013, cliché A. Lantz

Epichloe typhina, 25 juin 2013, cliché A. Lantz

Son abondance cette année a donné l’occasion de le trouver dans de nombreuses localités de l’ile de France.

Les périthèces colorés en orange sur le fond jaune sont visibles sur ce cliché. Les ascospores sortent de ces périthèces.

 

Epichloe typhina, Valmondois, 15 juin 2013, cliché A. Lantz

Epichloe typhina, Valmondois, 15 juin 2013, cliché A. Lantz

Le polypore du Frêne (Perenniporia fraxinea) demande plusieurs années pour grandir sur les troncs vivants de Frêne (Fraxinus excselsior L.). C’est un parasite qui condamne l’arbre au dépérissement.

 

Polypore du frêne, 2 février 2013, cliché A. Lantz

Polypore du frêne, 2 février 2013, cliché A. Lantz

Le retour de la pluie après un mois d’août ensoleillé et sec est propice à la sortie des sporophores de champignons. Le mulch (copeaux de branches d’arbres) est un bon vecteur de propagation de certaines espèces. Le mycélium s’y développe plus facilement que sur un arbre mort car la surface de contact est accrue et la matière se décompose plus rapidement.

Les Agrocybes se caractérisent par des lames qui brunissent lors de la maturation des spores.

Certains possèdent un anneau qui peut être fugace, d’autres n’en possèdent pas.

Agrocybe rivulosa est doté d’un anneau. Le chapeau est crème jaunâtre. La cuticule est visqueuse par temps humide mais qui devient sèche et qui peut être brillante par temps ensoleillé comme le montre la photo. On le trouve souvent en petits groupes. Certains beaux spécimens ont atteint une taille de vingt centimètres de haut.

Agrocybe rivulosa, 30 août 2013, cliché A. Lantz

Agrocybe rivulosa, 30 août 2013, cliché A. Lantz

Agrocybe rivulosa, 30 août 2013, cliché A. Lantz

L’hygrophore conique (Hygrocybe conica) est un joli champignon rouge. Il réapparait si les pluies sont abondantes. Cette espèce avait déjà fructifié au même endroit l’an passé.

 

Hygrophore conique, 20 septembre 2013, cliché A. Lantz

Hygrophore conique, 20 septembre 2013, cliché A. Lantz

L’exposition annuelle de champignons organisée conjointement par la Société Mycologique de France et la Ville de Paris se tiendra du vendredi après-midi 11 octobre au lundi soir 14 octobre au parc floral de Paris, salon 18.

 Affiche Champignons parc floral, DSC_0423

Venez nombreux la visiter. Les entrées du parc floral et du salon d’exposition sont gratuites.

André Lantz, le 26 septembre 2013

 

 

 



Champignons hivernaux by beaumonts

Champignons hivernaux.

Certains champignons s’observent toute l’année, mais ils sont en meilleur état lorsque le temps est humide. Cette année la douceur et la pluie ont été propices à leur développement en ce début d’hiver.

Les auriculaires (forme d’oreille) sont des espèces gélatineuses ne possédant ni lames comme les agarics, ni tubes comme les bolets et ni pores comme les polypores. La surface libérant des spores désignée par hyménium est lisse ou plissée et dirigée vers la terre. Ce sont des champignons vivant sur les bois morts et parfois vivants.

 

L’oreille de judas (Auricularia auricula-judae) tire son nom de sa forme en coupe qui ressemble à une oreille. Comme elle affectionne particulièrement le sureau, arbre auquel Judas se serait pendu après sa trahison, on lui a donné le nom latin  d’auricula-judae. Ce champignon est consommé dans la cuisine asiatique sous le nom de champignon noir. Desséché il reprend son volume initial après immersion dans de l’eau.

Oreille de Judas, Décembre 2012,cliché Roland Paul

Oreille de Judas, Décembre 2012,cliché Roland Paul

 

Oreille de Judas, 1er Janvier 2013, cliché André Lantz

Oreille de Judas, 1er Janvier 2013, cliché André Lantz

L’auriculaire mésentérique (Auricularia mesenterica) s’étale sur le bois en une croûte assez épaisse et forme à son bord des chapeaux à face supérieure feutrée ou hirsute. La face inférieure est ridée ou plissée. On la rencontre dans plusieurs endroits du parc. Les chapeaux sont en général plus imposants sur les vieilles souches. L’exemplaire de la photo ci-dessous a été trouvé sur un arbre mort, et les dessins formés sur la face inférieure sont particulièrement remarquables.

Chapeaux d'Auriculaire mésentérique, 7 janvier 2013, cliché André Lantz

Chapeaux d’Auriculaire mésentérique, 7 janvier 2013, cliché André Lantz

 

Hyménium d'Auricularia mesenterica, 7 janvier 2013, cliché André Lantz

Le Leptoglosse des mousses (Arrhenia spathulata) possède comme son nom l’indique un chapeau en forme de spatule mais qui peut aussi être en forme d’entonnoir. Sur l’hymenium les lames sont réduites à quelques plis. Ce champignon croît sur les mousses vivantes. C’est la première fois que ce champignon peu commun est observé au parc.

Leptoglosse des mousses (Arrhenia spathulata), 8 janvier 2013, cliché André Lantz

(Meottomyces dissumulans)  est un petit  champignon dont le chapeau mesure de 1 à 4 cm. La cuticule est visqueuse, striée au bord surtout sur les exemplaires âgés dont le chapeau est étalé. La couleur est plus foncée quand il est jeune et il présente alors des flocons blancs sur la marge. Le pied de couleur ocre clair est parsemé de fibrilles blanchâtres. Il est arqué et greffé sur les feuilles mortes. Cette espèce peu courante n’avait pas encore été observée au parc. Le nom d’espèce dissimulans = déguisé = ressemblant lui va bien car à première vue il se confond avec d’autres espèces plus ou moins ressemblantes. De plus le nom de genre de cette espèce a souvent été modifié.

 

Meottomyces dissimulans, 7 janvier 2013, cliché André Lantz

La photographie microscopique suivante à un grossissement de 1000 (une division élémentaire du réticule correspons à 1 micromètre montre l’arête d’une lame. On distingue sur la droite plusieurs basides dont une est encore en possession de ses quatre spores. Les articles plus grands sont des cheilocystides.

Photo microscopique des basides et cheilocystides de Meottomyces dissimulans, cliché André Lantz

Photo microscopique des basides et cheilocystides de Meottomyces dissimulans, cliché André Lantz

La collybie à pied velouté (Flammulina velutipes) a déjà été illustrée dans la précédente note du début décembre 2012. Ce champignon hivernal ne craint pas la neige, comme on peut l’observer sur la photo suivante.

Collybie à pied velouté (Flammulina velutipes), 19 janvier 2013, cliché André Lantz

Collybie à pied velouté (Flammulina velutipes), 19 janvier 2013, cliché André Lantz

Ajoutons quelques photos du parc récemment enneigé.

Ci-dessous la Massette (Typhula angustifolia) n’a pas encore libéré ses fruits.

Massette sous la neige, 19 janvier 2013, cliché André Lantz

Massette sous la neige, 19 janvier 2013, cliché André Lantz

La vieille souche s’offre un manteau de neige dans la partie boisée.

 

Souche sous la neige, 21 janvier 2013, cliché André Lantz

Souche sous la neige, 21 janvier 2013, cliché André Lantz

 

Le Rouge-gorge familier (Erithacus rubecula) s’accroche aux phragmites de la mare perchée tandis que la neige continue de tomber.

rouge-gorge familier, 21 janvier 2013, cliché André Lantz

rouge-gorge familier, 21 janvier 2013, cliché André Lantz

 André Lantz  le 21 janvier 2013



Plantes et Insectes observés en juillet by beaumonts

 

Quelques plantes vivaces des bords des eaux, rivières, fossés et friches humides.

 L’Epilobe hirsute (Epilobium hirsutum L.), famille des Onagracées. Elle est reconnaissable à la pilosité dense de sa tige assez élevée, et à ses grandes fleurs. Ces dernières sont surtout pollinisées par des diptères et hyménoptères.

Epilobe hirsute, 17 juillet 2012, cliché André Lantz

De nombreuses abeilles domestiques ou sauvages y viennent butiner.

 

Abeille domestique sur Epilobe hirsute, 27 juillet 2012, cliché André Lantz

 La Salicaire commune (Lythrum salicaria L.), famille des Lythracées.Elle se reconnait aisément par ses épis de fleurs mauves. Elle est visitée par des insectes à longue trompe (papillons, hyménoptères…).  Cette plante possède des vertus anti diarrhéique, hémostatique et astringente. Elle était prescrite autrefois en infusion lors des gastroentérites. Cette plante a aussi été employée pour le tannage des cuirs.

Salicaire, 21 juillet 2012, cliché André Lantz

Les abeilles solitaires comme les anthidies aiment bien récupérer du nectar sur ces fleurs.

Anthidie sur Salicaire, 21 juillet 2012, cliché André Lantz

Parmi les papillons, j’ai pu observer des piérides, l’azuré des Nerpruns (Celastrina argiolus L.) et la sylvaine (Ochlodes venatus-faunus  ou Ochlodes sylvanus  Esper dans la nomenclature de Fauna Europaea)

 

Sylvaine butinant des fleurs de Salicaire, 27 juillet 2012, cliché André Lantz

 Le Lycope d’Europe (Lycopus europaeus L.) appelé aussi  chanvre d’eau ou pied de loup provenant de Lycos (loup) et pous (pied) à cause de la forme de ses feuilles,  famille des Lamiacées. Ses petites fleurs claires sont nombreuses à la base des feuilles alternes joliment dentées. Cette plante mellifère elle est pollinisée par les abeilles.

Le Lycope d’Europe a été utilisé pour ses propriétés antithyroïdique afin de diminuer l’activité de l’iode en cas d’hyperthyréose.

 

Lycope d’Europe, 24 juillet 2012, cliché André Lantz

 Quelques diptères de la famille des Syrphidae :

 La Volucelle-bourdon (Volucella bombylans L. var. plumata )

Cette espèce présente deux variétés : la variété plumata à extrémité blanche de l’abdomen et la variété bombylans à extrémité orangée de l’abdomen. La variété plumata imite le bourdon terrestre (Bombus terrestris L.) ou le bourdon des bois (Bombus lucorum L.).

Volucelle bourdon sur scabieuse, 9 juillet 2012, Cliché André Lantz

Cette espèce est bivoltine (2 générations par an). Les œufs sont pondus par la femelle dans les nids de bourdons. Les larves se nourrissent des débris et occasionellement peuvent devenir parasites des larves de bourdons.

Il s’agit d’un mimétisme batésien où un organisme inoffensif imite un autre organisme nocif. La mouche ne pique pas mais peut être vue par un prédateur éventuel comme un insecte dangereux. C’est l’entomologiste anglais H.-W. Bates (1825-1892) qui présenta en 1861 devant la Société Linnéenne de Londres son travail sur les papillons d’Amazonie où il avait séjourné onze années. Il proposa un mécanisme, désigné par la suite comme mimétisme batésien, expliquant l’étonnante ressemblance entre espèces appartenant à des familles différentes vivant dans le même biotope : une piéride non toxique mimant une héliconide toxique.

Charles Darwin (1809-1882) avait alors admiré et considéré le travail de Bates comme la meilleure preuve de la sélection naturelle.

Volucelle-bourdon, 9 juillet 2012, cliché André Lantz

 L’Hélophile suspendu (Helophilus pendulus L.)

Ce syrphe présente 4 bandes jaunes claires et 3 bandes noires longitudinales sur le mésotonum. L’abdomen est également jaune et noir. On peut noter le fémur postérieur très enflé foncé à la base et les tibias arqués. Les tarses des secondes paires de pattes sont noirs. La larve (vers queue-de-rat) vit dans les eaux riches en éléments nutritifs. L’adulte vole et se nourrit sur les fleurs. On peut le rencontrer d’avril à septembre.

 

Hélophile suspendu, 17 juillet 2012, cliché André Lantz

 

Hélophile suspendu sur Véronique mourron-d’eau, 17 juillet 2012, cliché André Lantz

 L’Eristale des arbustes (Eristalis arbustorum L.)

Ce syrphe de plus petite taille que les précédents aiment aussi se poser sur les fleurs.Son dessin en sablier est caractéristique de l’espèce. Ce diptère se rencontre plus facilement que les deux autres. On peut aussi le trouver sur les fleurs jaunes d’Astéracées (Composées).

 

Eristale des arbustes, 21 juillet 2012, cliché André Lantz

 L’Eristale des fleurs (Myathropa florea L.)  a déjà été présentée sur le site . Elle reste cependant une mouche particulièrement photogénique dont on ne se lasse pas de l’admirer. De nombreux adultes viennent sur les fleurs, en particulier les fleurs de carotte sauvage (Daucus carota L.)  et de la grande Berce ou Berce Spondyle, Berce commune ou patte d’ours (Heracleum sphondylium L.).

 

Eristale des fleurs sur grande Berce, 21 juillet 2012, cliché André Lantz

 Diptère de la famille des Sciaridae.

Ce sont des diptères de taille beaucoup plus petite que ceux de la famille précédente car les plus grands ne dépassent pas 5 à 6 mm. La tête ne ressemble pas à celle des mouches habituelles car elle est plus petite, les antennes sont longues et les yeux forment un pont au dessus des antennes. Les ailes sont enfumées et sombres.

 Sciara analis Schiner (groupe) car il existe plusieurs espèces indéterminables sans l’étude microscopique des genitalias. Les ailes, la tête, le thorax et les pattes sont noires. Seuls les flancs de l’abdomen sont d’un beau jaune. La taillede l’adulte est d’environ 4 à 5 mm. Ces mouches sont assez nombreuses en juillet et août sur les Apiacées (Ombellifères). Les larves vivent dans l’humus et les champignons. Ce sont donc des insectes mycophages.

Sciara gr. analis, 24 juillet 2012, cliché André Lantz

La Zygène de la filipendule (Zygaena filipendulae L.).

Sur 27 espèces de zygènes répertoriées en France, les chenilles de 17 espèces consomment des Fabacées ( Légumineuses), les autres se nourrissent d’Apiacées, Astéracées et Labiées. Aucune ne consomme des Rosacées dont la filipendule (Filipendula vulgarisL.) dont il existait un seul pied mentionné en Seine-Saint –Denis ! Comme son nom ne l’indique pas, la chenille de la zygène de la filipendule se nourrit de lotier dont le lotier corniculé (Lotus corniculatus L.) très présent sur sol calcaire. Les chenilles de zygènes en se nourrissant de plantes cyanogénétiques comme le lotier qui contient du lotusoside (glucose+ HCN + lotoflavol), accumulent dans leurs tissus une grande quantité d’hétérosides cyanogénétiques qui les protègent des prédateurs. Les couleurs rouge et noir des adultes ou jaune et noir des chenilles sont des livrées aposématiques alertant les éventuels prédateurs.

Chenille de la zygène de la filipendule, 20 juin 2009, cliché André Lantz

Le cocon tissé par la chenille avant de se chrysalider est assez caractéristique. Il est de couleur blanchâtre teinté de jaune et les extrémités sont fines. Il est le plus souvent attaché sur des graminées. La photo suivante a été prise à Noisy-le -sec car de meilleure qualité que celle du parc des Beaumonts.

Cocon de la Zygène de la filipendule après émergence de l’adulte, 30 juillet 2012, cliché André Lantz

En 2008 de nombreux imagos avaient été observés au parc, un peu moins en 2009. Personnellement je n’en avais pas trouvées en 2010 et 2011, ce qui ne veut pas dire que l’espèce avait disparu!  J’ai pu observer trois spécimens frais le 27 juillet dernier qui butinaient des fleurs de marjolaine ou origan(Origanum vulgare L. ) à la places des traditionnelles scabieuses, fleurs de prédilection des adultes de cette famille. La couleur verte dans la photo suivante n’est pas pigmentaire mais provient de la diffraction de la lumière sur la structure de l’aile.

Zygène de la filipendule, 27 juillet 2012, cliché André Lantz

 Je signale également qu’un article concernant l’élevage d’Yponomeutes du parc des Beaumonts dont Y. mahalebella est paru dans le numéro 18 de la revue de lépidoptérologie OREINA de juin 2012. Les adultes sont maintenant sortis et on peut les observer sur les troncs des plus grands cerisiers de Sainte Lucie (Prunus mahaleb) et dans la végétation basse qui les entourent. Ils sont immobiles la journée.

Yponomeuta mahalebella posé sur un tronc de cerisier de Sainte Lucie, 3 août 2012, cliché André Lantz

André Lantz le 29 juillet 2012