Beaumonts nature en ville


Orchidées du printemps 2016 by beaumonts

Orchidées du printemps 2016

 La coupe des cornouillers avant le printemps de cette saison a été assez favorable à la repousse et floraison de quelques orchidées. Il serait cependant nécessaire d’extraire les végétaux coupés ou broyés afin de garder au sol sa composition originelle. L’apport de bois mort entraîne un enrichissement du sol préjudiciable à la fois aux orchidées mais aussi à d’autres plantes qui affectionnent les prairies mésophiles.

L’orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis) est une orchidée de pelouse calcaire ensoleillée.

Orchis pyramidal, Beaumonts, 17 mai 2016, cliché André Lantz

Orchis pyramidal, Beaumonts, 17 mai 2016, cliché André Lantz

La taille de l’épi qui est pyramidal dans le début de floraison peut atteindre 50cm. Les fleurs sont nombreuses. Le labelle est trilobé et porte à sa base deux lamelles quasi parallèles.

Bien que n’offrant pas de nectar, les fleurs peuvent être pollinisées par des insectes dont des papillons.

L’Ophrys abeille (Ophrys apifera) est le plus commun des Ophrys. C’est aussi le seul Ophrys autogame (Il peut se reproduire par autofécondation. Les pollinies (masses de pollen) sortent de leur loges et s’incurvent vers le stigmate. Les grains de pollens peuvent alors tomber sur le stigmate et féconder l’ovaire. Ainsi certaines mutations (modification de la couleur ou de la forme des pétales) peuvent être transmises aux descendants.

Ophrys abeille, Beaumonts , 9 juin 2016, cliché André Lantz

Ophrys abeille, Beaumonts , 9 juin 2016, cliché André Lantz

Le Dactylorhiza négligé ou Orchis négligé (Dactylorhiza praetermissa) est une plante pouvant atteindre 80 cm de haut. Comme les autre fleurs de dactylorhiza le labelle est parsemé de petits traits plus foncés, contrastant sur un fond clair. Cette plante pousse dans les prairies calcicoles humides. C’est une plante septentrionale car on ne la trouve qu’au dessus d’une ligne reliant la ville de Nantes à celle de Strasbourg. Elle est protégée en Île de France.

Dactylorhiza négligé, Beaumonts, 9 juin 2016, cliché André Lantz

Dactylorhiza négligé, Beaumonts, 9 juin 2016, cliché André Lantz

Signalons que plusieurs papillons migrateurs sont revenus. La Belle-Dame (Vanessa cardui) est de retour en Île de France et on peut l’observer au parc les jours de beau temps.

Belle-Dame butinant les fleurs de trèfles. Beaumonts, le 7 juin 2016, cliché André Lantz

Belle-Dame butinant les fleurs de trèfles. Beaumonts, le 7 juin 2016, cliché André Lantz

Les 24 h de la biodiversité en Seine Saint-Denis se dérouleront cette année le samedi 25 juin et le dimanche 26 juin sur l’ensemble du département.

A Montreuil, cet événement se déroulera le 25 juin de la manière suivante :

24h de la Biodiversité à Montreuil le samedi 25 juin 2016

1) Départ de la randonnée pédestre avec François Degoul et Claire Nicolas à 9 h précises sur les marches de la Mairie de Montreuil en direction du parc Montreau. Tour du Parc Montreau.

 2) Après le parc Montreau, Rendez-vous vers 10h 45 au Jardin des Couleurs, 39 rue Bouchor  (bus 122 et 301, arrêt Ruffins) pour l’animation des Ateliers de la Nature autour des herbes de la Saint Jean : traditions, reconnaissance des plantes, usages et préparations à réaliser ensemble (Françoise Curtet, Jean Werlen).

 3) Vers 11h 45 : départ du Jardin des Couleurs en direction des Murs à pêches (prairie des Murs à pêches, rue Pierre de Montreuil et impasse Gobetue). Arrivée vers le site prévue à 12h

Animations sur le site et repas commun végétalien organisé par les Estivales de la permaculture (Christophe Bichon).

 4) Départ du site vers 13h30 en direction du parc des Beaumonts. Rendez-vous sur le parking face au 5 rue Paul Doumer (bus 122, arrêt St Just) à 13h 45.

Animation sur les papillons et les oiseaux de 13h 45 à 15h 15 sur le site par l’association BNEV (André Lantz et  David Thorns).

 5) Départ du parc des Beaumonts (statue du calligraphe chinois rue Jean Moulin) vers 15 h 15. Retour entre 16h 30 et 17h par le parc Jean Moulin – Les Guilands ou directement à la Mairie selon la Météo.

 En plus de ce parcours, des animations et des ateliers seront proposés

– le samedi après-midi sur le site du Jardin des Couleurs par Les Ateliers de la Nature

– le samedi et le dimanche après-midi sur la prairie des Murs à pêches par les Estivales de la Permaculture

Venez nombreux participer à cet événement. Vous pouvez vous inscrire  gratuitement sur le site suivant:

 http://parcsinfo.seine-saint-denis.fr/24H-pour-la-biodiversite-2016-des-animations-sportives-et-naturalistes.html

Vous pourrez aussi participer le dimanche 26 juin à une sortie organisée par l’ANCA sur la friche de Ville-Evrard (Neuilly-sur-Marne).

Au programme : observations naturalistes (flore, insectes et oiseaux) au cours d’une promenade d’environ 3H.

Le rendez-vous est fixé à 14H, sur le parking juste après l’entrée du poste de Surveillance de Ville-Evrard (entrée: 202 avenue Jean Jaurès, 93330 Neuilly-sur-Marne).

Pour participer, si vous le souhaitez, il faut s’inscrire auprès du département : http://parcsinfo.seine-saint-denis.fr/24H-pour-la-biodiversite-2016-des-animations-sportives-et-naturalistes.html#outil_sommaire_3

André Lantz le 13 juin 2016

 

 

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Insectes printaniers, lichens et plantes by beaumonts

Quelques insectes du printemps 2016

Comme chaque année les premiers rayons de soleil et de chaleur réveillent les papillons endormis durant la période hivernale. Quelques plantes sont déjà fleuries et procurent aux espèces hivernantes le nectar dont ils ont besoin pour voler et se reproduire.

Le Paon du jour (Aglais io), dont la chenille consomme les Orties dioïques au parc des Beaumonts, est une espèce bivoltine, c’est à dire qu’elle présente deux générations dans une année. Les imagos tardifs de seconde génération se cachent l’hiver dans des endroits sombres et le revers noir de leurs ailes assure une protection efficace contre d’éventuels prédateurs. L’exemplaire photographié appréciait les fleurs de pissenlit.

Aglais io, Beaumonts, 5 avril 3016, DSC_7028 bis

Paon du jour, Aglais io, Beaumonts, 5 avril 2016, cliché André Lantz

On peut imaginer dans le détail de l’ocelle de l’aile postérieure une petite tête de lutin facétieux.

Aglais io, Beaumonts, 5 avril 2016, DSC_7023

Ocelle de l’aile postérieure du paon du jour, Beaumonts, 5 avril 2016, cliché André Lantz 

Le Robert-le diable (Polygonia c-album) fait aussi partie des Vanesses qui hibernent. Cette espèce est également bivoltine. Contrairement au paon du jour dont les imagos de première et de seconde génération présentent des motifs et des colorations identiques, les exemplaires de seconde génération (août octobre) du Robert- le Diable présentent des ailes plus découpées et une coloration fauve plus foncée que ceux de la première génération (juin-août). Le spécimen photographié est bien un hibernant de seconde génération.

Polygonia c-album, Beaumonts, 5 avril 2016, DSC_6975

Robert-le-diable, Polygonia c-album, Beaumonts, 5 Avril 2016, cliché André Lantz

 Le Tircis (Pararge aegeria) est un papillon commun que l’on peut trouver maintenant dans les Villes. La chenille se nourrit de graminées et les arbres fournissent la mi-ombre qu’affectionne l’adulte.

Cette espèce possède 3 à 4 générations annuelles mais n’hiberne pas. Les ailes des mâles offrent en général des taches claires moins étendues que chez les femelles. Cette espèce présente deux taxons en France. Le taxon aegeria (Pararge aegeria aegeria) possède une couleur de fond plus orangé. Le Taxon Tircis (Pararge aegeruia tircis) un fond plus clair.

Le taxon aegeria est implanté dans le sud de la France et tircis dans le nord. Les études récentes d’ADN ne montrent pas de différence génétique entre les deux taxons.

Le réchauffement climatique favorise la remontée vers le nord du taxon aegeria.

L’exemplaire photographié au parc illustre bien le taxon tircis avec des taches assez claires. L’imago vient sans doute d’émerger compte tenu de sa livrée intacte et de sa pilosité en très bon état.

Parage aegeria, Beaumonts,5 avril 2016, DSC_6960comp.

Tircis mâle fraichement éclos sur Anthrisque. Beaumonts, 5 avril 2016, Cliché André Lantz

Les imagos des Piérides n’hibernent pas.

Les premiers adultes émergent donc aux premiers beaux jours. Cets espèces peuvent être trivoltines : 3 générations par an. La première vole de début avril à mai, la seconde de juin à août et la troisième de août à septembre. En vol il n’est pas possible de distinguer la Piéride de la rave (Pieris rapae) de la Piéride du Navet (Pieris napi).

Lorsque le papillon est posé, l’observation du revers des ailes permet de faire l’identification.

La face ventrale des ailes est uniforme chez la Piéride de la rave alors que les nervures sont soulignées de noir chez la Piéride du navet.

Les nervures des ailes postérieures sont beaucoup plus soulignées de gris verdâtre pour les adultes de la première génération. Le dimorphisme sexuel est bien marqué. Les femelles présentent deux taches noires bien visibles sur le dessus de l’aile antérieure alors que le mâle n’en possède qu’une moins prononcée.

Le cliché suivant d’une Piéride du navet butinant un pissenlit illustre à la fois les nervures bien soulignées d’écailles noires sur le dessous et légèrement soulignées sur la face dorsale des ailes.

Pieris napi, Beaumonts, 6 avril 2016, DSC_7091

Femelle de la Piéride du navet fraichement éclose, Beaumonts, 6 avril 2016, cliché André Lantz

Les lichens sont constitués de champignons, essentiellement ascomycète, (90 à 95 % de la biomasse) et d’algues, soit des Procaryotes (cyanobactéries) soit des Eucaryotes (algues vertes).

Même minoritaires, les algues fournissent par photosynthèse les ressources carbonées nécessaires à la vie du lichen. Le champignon fournit la protection, l’eau et les éléments minéraux.

La propriété des lichens est la reviviscence. Ces êtres vivants sont capables de passer de très nombreuses fois d’un état déshydraté à un état hydraté. Cette propriété leur permet de conquérir des milieux hors sols comme les arbres ou les rochers. La principale source d’eau est donc la pluie. C’est la raison pour laquelle les lichens sont très sensible à la pollution. En effet l’eau de pluie chargée de polluant atmosphérique comme le dioxyde de souffre est acide et ne permet plus au lichen de se développer. Ils sont des bons indicateurs de la qualité de l’air. On admet que les lichens couvrent 8 % des surfaces terrestres émergées. Cependant, comme les autres champignons ils accumulent des métaux lourds.

La Parmélie des murailles ou Xanthorine (Xanthoria parietina) est un lichen très commun reconnaissable à sa couleur jaune ou jaune-orange.

Cette couleur secrétée par le champignon est du à la pariétine. La couleur orange est d’autant plus prononcée que le lichen est placé en plein soleil. Comme bon nombre d’autres lichens la parmélie prospère sur deux milieux différents: L’écologie est dite corticole sur les écorces des vieux arbres ou saxicole sur les rochers ou les pierres.

Les algues monocellulaires qui vivent dans la parmélie sont du genre Trebouxia.

La reproduction peut se faire par l’eau ou le vent qui transporte les spores. Cependant deux acariens se nourrissant du lichen rejettent dans leurs fèces des spores et des algues intactes car non digérées par le tube digestif de ces acariens. Ce processus facilite la reproduction et la dissémination du lichen.

La Parmélie a été utilisée pour la fabrication d’un colorant. Pilée et mélangée à de l’urine elle servait à teindre la laine en rose, en particulier pour la confection des kilts écossais.

Ce lichen aurait servi par les guérisseurs de moyen-âge à soigner la jaunisse et les maladies du foi selon la théorie des signatures.

L’exemplaire photographié se trouvait sur un vieux frêne abattu par le vent. On peut distinguer les petites coupelles oranges désignées par apothécies discoïdes. Ce sont les parties fertiles des champignons. (comme pour les pézizes où les apothécies peuvent atteindre plusieurs centimètres).

Xanthoria parietina, Beaumonts, 5 avril 2016, DSC_6971

Parmélie des murailles ou Xanthorine.Beaumonts, sur branche de Frêne, 5 avril 2016, cliché André Lantz

En réhydratant une partie du lichen, les apothécies se sont gonflées. Les algues participent à la coloration plus verdâtre du champignon.

Xanthoria parietina, Beaumonts, 6 avril 2016, DSC_7101

Apothécies de Xanthoria parietina, Beaumonts, 6 avril 2016, cliché André Lantz

Le cliché microscopique suivant montre un asque avec les spores. Il y a 8 spores par asques mais certaines d’entre elles peuvent être cachées par d’autres . On distingue également les algues vertes.

Xanthoria parietina, asque et algue x 1000, Beaumonts, 11 avril 2016,DSCN6010

Asque octosporé et algues vertes de Xanthoria parietina,, Beaumonts, 11 avril 2016, cliché et préparation André Lantz

Le cliché suivant montre les 8 spores dans un asque. Elles ne sont pas encore mûres mais leur forme en sablier à ce stade d’évolution est caractéristique. Les spores sont dites polariloculaires.

Xanthoria parietina, asques x 1000, Beaumonts, 11 avril 2016, DSCN6007

Asque octosporé et spores de Xanthoria parietina, Une petite division correspond à 1 micromètre, 11 avril 2016, cliché André Lantz

Certaines chenilles se nourrissent de lichens. La Lithosie complanule (Eilema lurideola) ou Lithosie plombée est un papillon nocturne de la famille des Erebidae. La chenille est noire avec une bande latérale rouge par côté. Cette espèce a été trouvée aux Beaumonts. La chenille photographiée sur la parmélie des murailles provient du parc. Au dernier stade de sa croissance la chenille ne mesure pas plus de 20mm.

Eilema lurideola, n° 83, 24 avril 2014, DSC_0751

Chenille adulte de La Lithosie complanule, Eilema lurideola sur Xanthoria parietina, Beaumonts, 24 avril 2014, cliché André Lantz

Les ailes antérieures de l’imago sont grises avec une fine bordure costale jaune qui s’amenuise vers l’apex.

Eilema lurideola, n° 83, Beaumonts, 30 mai 2014, DSC_0057

Imago de la Lithosie plombée, Eilema lurideola, Beaumonts, 30 mai 2014, cliché André Lantz

L’Ornithogale en ombelle (Ornithogalum umbellatum) n’avait pas à ma connaissance été notée au Parc des Beaumonts. On peut aussi en voir quelques pieds au Parc départemental Jean Moulin-Les Guilands sur les communes de Montreuil et de Bagnolet.

Ornithogalum umbellatum, Beaumonts, 12 avril 2016, DSC_7138

Dame d’Onze heures, Ornithogalum umbellatum, Beaumonts, 12 avril 2016, cliché André Lantz

Cette plante bulbeuse est aussi nommée Dame d’onze heures. Les jours gris et sans soleil les fleurs ne s’ouvrent pas. Par contre les jours ensoleillés où les polinisateurs sont plus nombreux à sortir et visiter les fleurs, les 6 tépales de l’ornithogale s’ouvent vers 11h.

Sorties Ornithologiques au parc des Beaumonts

Venez découvrir le 22 mai de 9h30 à 12h 30 la richesse ornithologique du parc des Beaumonts où la faune et la flore sauvages sont protégées. Promenade détendue et conviviale. Prévoir : jumelles. Promenade ornithologique conseillée pour s’initier ou se perfectionner. Rdv : 9 h 15. Avenue Jean Moulin, à côté de la statue monumentale du calligraphe, au pied de l’escalier d’accès au parc des Beaumonts. Limité à 12 participants. Promenade ornithologique animée par Thomas Puaud (06.87.23.69.95). Réservation obligatoire au plus tard le vendredi précédant l’activité avant 16 h auprès du service Environnement et Développement Durable de la Ville de Montreuil : 01 48 70 67 94 – environnement@montreuil.fr. Renseignements auprè du service Environnement et Développement Durable de Montreuil ou Thomas PUAUD (entre 19h30 et 21h30).

24 Heures de la Biodiversité

Le samedi 25 juin et le dimanche 26 juin se tiendront les 24 heures de la Biodiversité sur le territoire du département de la Seine-Saint-Denis.

Les diverses associations naturalistes et sportives de plein-air pourront s’y rencontrer. Vous pouvez dès maintenant retenir ces dates. Des informations sur les activités proposées à Montreuil vous seront indiquées plus tard. Les randonneurs de Tourisme, loisir et culture de Montreuil s’associeront à des manifestations naturalistes proposées par BNEV, Le jardin des Couleurs et le sens de l’Humus (Estivales de la permaculture) le samedi 25 juin.

Notez bien ces dates sur votre agenda.

André Lantz, le 12 avril 2016



L’Ortie dioïque et son cortège d’insectes by beaumonts

L’ortie dioïque et son cortège d’insectes.

L’ortie dioïque (Urtica dioica) est l’ortie la plus courante et celle que l’on trouve en abondance dans le parc des Beaumonts. Il existe donc des pieds mâles et des pieds femelles différents. Contrairement à l’ortie dioïque ou grande ortie, l’ortie brulante (Urtica urens) est monoïque, plus petite et plus brulante.

Les orties sont regroupées dans le Genre Urtica de la famille des Urticacées.

Les autres genres de cette famille sont Helxine et Parietaria en France.

Les orties sont anthropophiles. Elles affectionnent les sols riches en matières organiques, surtout en azote et phosphate apportées par l’urine et les déjections animales. Plus d’une centaine d’espèces d’insectes se nourrissent d’orties. Environ une trentaine d’entre eux sont spécifiques à cette plante. Il n’est pas question ici de décrire ou illustrer l’ensemble des espèces. On pourra se reporter pour une vision plus complète à l’ouvrage suivant : Des plantes et leurs insectes de Bruno Didier et Hervé Guyot, coordinateurs, édition QUAE, ouvrage de l’OPIE.

Lépidoptères :

Les Vanesses sont de beaux papillons dont plusieurs chenilles vivent en consommant des feuilles d’ortie. Les chenilles de paon du jour (Aglais io) sont grégaires dans les premiers états puis deviennent ensuite plus solitaires.

 

jeunes chenilles de paon du jour, 12 mai 2014, cliché André Lantz

jeunes chenilles de paon du jour, 12 mai 2014, cliché André Lantz

 

Il en est de même pour les chenilles de la petite tortue (Aglais urticae) qui étaient nombreuses à la fin avril. Elles sont aussi grégaires dans leurs premiers états.

 

Chenilles de petite tortue, 29 avril 2014, cliché André Lantz

Chenilles de petite tortue, 29 avril 2014, cliché André Lantz

Chenille de petite tortue, 29 avril 2014, cliché André Lantz

Chenille de petite tortue, 29 avril 2014, cliché André Lantz

 

Imago de petite tortue fraichement éclos, 29 mai 2014, cliché André Lantz

Imago de petite tortue fraichement éclos, 29 mai 2014, cliché André Lantz

 

Il en est différemment du Robert le diable (Polygonia c-album) où la chenille vit solitaire au revers des feuilles d’orties. Le papillon se trouve en abondance au parc. La photo suivante a été prise dans une parcelle rue Bochor. On peut voir les protubérances sur la chenille qui ne sont pas urticantes. Le premier tiers à partir de la tête de la chenille est brun alors que le reste est blanc. Cette coloration peut être interprétée comme une fiente d’oiseau. Les poils d’ortie sont bien visibles sur le cliché. Ce sont des sortes de petites seringues en silice reliées à leur base à une petite ampoule contenant le liquide urticant dont la composition varie en fonction de l’espèce. L’histamine provoque des démangeaisons de type allergique, l’acétylcholine la sensation de douleur. Il y a aussi de la sérotonine. Il est intéressant de noter la stratégie adoptée pour se défendre des prédateurs, en particulier des mammifères brouteurs. Il a été montré que la densité des piquants augmente chez les plantes broutées ou fauchées.

 

Chenille de Robert le diable, rue Bochor, 9 mai 2014, cliché André Lantz

Chenille de Robert le diable, rue Bochor, 9 mai 2014, cliché André Lantz

 

La chenille du Vulcain (Vanessa atalanta) a développé une autre stratégie identique à celle de la Belle-Dame (Cynthia cardui) qui peut se nourrir aussi d’orties : Les chenilles se cachent de jour dans des feuilles qu’elles relient au moyen de fils de soie. Elles peuvent aussi réunir plusieurs feuilles au moyen de fils pour construire leur abri.

Chenille de vulcain dans une feuille d'ortie, 12 mai 2014, cliché André Lantz

Chenille de vulcain dans une feuille d’ortie, 12 mai 2014, cliché André Lantz

Imago du vulcain venant d'éclore, 30 mai 2014, cliché André Lantz

Imago du vulcain venant d’éclore, 30 mai 2014, cliché André Lantz

La carte géographique (Araschnia levana) se nourrit également des feuilles d’ortie. Un imago a été observé au début du printemps mais il n’y a pas une population de cette espèce au parc pour l’instant. Elle préfère les milieux plus humides.

Les chrysalides des vanesses sont nues (c’est-à-dire sans cocon) et suspendues à un support par leur crémaster. Elles présentent souvent des points ou taches d’or brillant.

Chrysalide de petite tortue suspendue à une feuille d'ortie, 7 mai 2014, cliché André Lantz

Chrysalide de petite tortue suspendue à une feuille d’ortie, 7 mai 2014, cliché André Lantz

Chrysalide du Vulcain, 29 mai 2014, cliché André Lantz

Chrysalide du Vulcain, 29 mai 2014, cliché André Lantz

Parmi les hétérocères citons la noctuelle à museau (Hypena proboscidalis), papillon qui vole la nuit mais qui s’envole de jour quand on passe à proximité.

Plusieurs microlépidoptères sont aussi inféodés aux orties.

J’ai déjà illustré sur le site la Pyrale de l’ortie ou queue jaune (Anania hortulata) très caractéristique avec son corps jaune et ses taches noires sur les ailes blanches. La pyrale campagnarde (Pleuroptya ruralis) est beaucoup plus présente, mais affectionne davantage les plantations plus ombrées. La chenille enroule aussi une feuille au moyen de fils de soie, lui donnant alors une allure de cigare. L’adulte est un représentant des plus grandes pyrales de France.

Le Xylopode de Fabricius (Anthophila fabriciana) est un microlépidoptère de la famille des Choreutinae. Sa chenille se nourrit exclusivement d’orties. Elle enroule également les feuilles.

La Sérycore des mares (Celypha lacunana) est une petite tordeuse très commune dont la chenille est polyphage. Elle peut donc se trouver sur les orties, comme l’atteste de nombreux imagos observés ce printemps.

Sérycore des mares, Celypha lacunana adulte sur ortie, 12 mai 2014,

Sérycore des mares, Celypha lacunana adulte sur ortie, 12 mai 2014,

La chenille présentée dans le cliché ci-dessous se nourrissait de Gaillet.

 

Chenille de la sérycore des mares (Celypha lacunana), 2 mai 2014, cliché André Lantz

Chenille de la sérycore des mares (Celypha lacunana), 2 mai 2014, cliché André Lantz

 

 Coléoptères :

Plusieurs coléoptères se développent au détriment de l’ortie.

Le petit charançon de l’ortie (Phyllobius pomaceus) d’environ 8mm de long est spécifique de l’ortie dioïque. La larve s’attaque au collet puis progresse sur les racines. L’adulte consomme aussi les feuilles. Il est reconnaissable à sa coloration plus ou moins brillante d’un joli vert.

Charançon de l'ortie, 12 mai 2014, cliché André Lantz

Charançon de l’ortie, 12 mai 2014, cliché André Lantz

Plusieurs espèces de Taupins (famille des Elateridae) se trouvent sur l’ortie. 4 espèces du genre Agriotes peuvent y être observées.

Agriotes sp, un des taupins de l'ortie, cliché André Lantz

Agriotes sp, un des taupins de l’ortie, cliché André Lantz

Bien entendu les coccinelles, larves et adultes (non phytophages) qui se nourrissent de pucerons se trouvent également sur l’ortie. La photo suivante illuste la coccinelle à 14 points (Propulea quatuordecimpunctata)

Coccinelle à 14 points, 12 mai 2014, cliché André Lantz

Coccinelle à 14 points, 12 mai 2014, cliché André Lantz

Hémiptères: 

Parmi les rencontres effectuées en observant les orties j’ai trouvé cette jolie punaise rouge et noire mais qui n’est pas en gendarme. Cette espèce porte le nom de punaise de la Jusquiame (Coryzus hyoscyami). Elle affectionne les milieux ouverts et ensoleillés. L’insecte mesure environ une dizaine de millimètre. Il hiberne à l’état d’adulte. Sa couleur rouge et noire est aposématique, avertissant les éventuels prédateurs de sa toxicité.

 

Punaise de la Jusquiame, 22 avril 2014, cliché André Lantz

Punaise de la Jusquiame, 22 avril 2014, cliché André Lantz

 

Araignées:

Des araignées profitent des insectes qui se plaisent sur les orties pour les chasser. On peut rencontrer beaucoup de pisaures admirables (Pisaura mirabilis) qui ne construisent pas de toiles et qui chassent à l’affut.

Pisaure admirable, 1 mars 2014, cliché André Lantz

Pisaure admirable, 1 mars 2014, cliché André Lantz

Parmi les araignées rencontrées, Cette jolie araneidae au nom d’Epeire dromadaire (Gibbaranea bituberculata), doit son nom aux deux bosses disposées sur la partie antérieure de l’abdomen. Elle n’avait pas encore été trouvée au parc. Cette espèce, comme les autres épeires, tisse une toile pour attraper les insectes.

Epeire dromadaire, cliché André Lantz

Epeire dromadaire, cliché André Lantz

Epeire dromadaire, cliché André Lantz

Epeire dromadaire, cliché André Lantz

Indiquons quelques propriétés de l’ortie:

Il est avéré que cette plante était déjà utilisée comme légume et comme plante textile au néolithique.

Les feuilles fraiches contiennent plus de protéines et de minéraux que les épinards. Elles sont particulièrement riches en provitamine A et vitamine C, et en calcium, phosphore, fer, potassium et magnésium. Attention au lieu de cueillette pour la consommation ! Comme les champignons, l’ortie concentre les métaux lourds et les pesticides !

Les principales propriétés médicinales de l’ortie sont les suivantes :

Antianémique, reminéralisante, antioxydante et adaptogène (rééquilibrage des interactions entre les systèmes nerveux, endocrinien et immunitaire).

Dictons :

Une ortie dans le poulailler c’est un œuf de plus dans le panier. (Proverbe français).

L’ortie est sans doute la seule plante que tout le monde connait car sa poignée de main est inoubliable. (Künzle :curé herboriste suisse).

Les 24 heures de la Biodiversité en Seine-Saint-Denis se dérouleront les samedi 14 et dimanche 15 juin 2014. Un très grand nombre d’animations auront lieu dans les parcs départementaux et aussi dans les sites partenaires. Thierry Laugier fera une animation sur les papillons au parc des Beaumonts le dimanche 15 juin de 10h30 à 12h.

Si vous souhaitez y participer où si vous voulez participer à une autre manifestation à Montreuil ou en Seine Saint Denis il est impératif de s’inscrire. En effet certaines animations ne peuvent accueillir qu’un nombre limité de participants. Certaines visites peuvent aussi être annulées si le nombre de participants est trop faible. En vous inscrivant vous serez donc prévenus.

Pour vous inscrire il vous suffit de vous connecter sur le site des 24 heures en cliquant ici : récapitulatif des animations proposées et inscription.

 http://parcsinfo.seine-saint-denis.fr/spip.php?article1576

 

André Lantz, le 2 juin 2014.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Au bord de l’Eau by beaumonts

Au bord de l’eau

 Avec quelques photos de Roland Paul et d’André Lantz et le concours de Laurent Spanneut pour la détermination des odonates.

Depuis la fin de l’hiver la fontaine coule en permanence, ceci a fait prospérer les plantes aquatiques et la mare du milieu s’est reformée.

L’iris jaune ou iris faux-acore (Iris pseudacorus) est une belle plante vivace des berges de rivières, de canaux, de mares et de milieux très humides. La fleur est divisée en trois parties. Elle symbolise la fleur de « lys » du blason des rois de France. Il est à noter que le rhizome  de cette plante possède un suc qui est, entre autres applications, utilisé dans le traitement des plaies externes. 

 

Iris faux -acore, 2 mai 2011, cliché Roland Paul

La mare du milieu est souvent visitée par la libellule déprimée (Platetrum depressum). On la désigne ainsi car l’abdomen au lieu d’être de forme cylindrique est légèrement aplati. Il est d’un joli bleu non métallique pour les mâles, et brun pour les femelles.

 

Libellule déprimée, 27 avril 2011, cliché Roland Paul

La petite nymphe au corps de feu (Pyrrhosoma nymphula) présente un abdomen rouge. Ses pattes sont noires ou de teinte foncée.

 

petite nymphe à corps de feu, 8 mai 2011, Cliché André Lantz

 

petite nymphe à corps de feu, 8 mai 2011, cliché André Lantz

 

L’agrion jouvencelle (Coenagrion puella) possède un abdomen bleu.

 

Agrion jouvencelle, 26 avril 2011, cliché Roland Paul

 

Certaines personnes se sont inquiétées des toiles formées par la soie de certaines chenilles qui recouvrent de nombreux arbustes dans le parc. J’ai déjà mis en lige en 2010 un article sur ce papillon que vous pourrez retrouver en consultant les archives.  Cette espèce est l’Yponomeute du cerisier de Sainte Lucie (Yponomeuta mahalebella). Le chenilles construisent des toiles pour se protéger de manière collective. Elle vont se nymphoser dans ces abris et les papillons y sortiront vers le mois de juillet ou en juin cette année. Les papillons étant nocturnes ne se voient pas de jour. Ces chenilles et les toiles qu’elles forment ne sont pas urticantes. J’ai moi-même manipulé ces chenilles en les élevant.  Il n’y a donc rien à craindre. Certains arbres sont un peu défoliés mais ce n’est pas très dommageable pour eux.  

Dans le cadre des 24 heures de la biodiversité en Seine-Saint-Denis, notre collègue Thierry Laugier  animera deux sorties le dimanche 29 mai au parc des Beaumonts à la rencontre des papillons et des autres insectes.

Pour la séance du matin (rendez-vous à la mare perchée vers 10 heures 45) il est nécessaire de s’inscrire sur le site du département que vous pouvez trouver en cliquant ici.

La sortie de l’après–midi vers 14h 30 au même lieu est supplémentaire et ne nécessite pas d’inscription.

Les personnes qui auront participé à la sortie du matin sont invitées au parc de la poudrière pour la fête de l’après-midi. (voir le programme sur le site du département)

Soyez nombreux !

André Lantz le 25 mai 2011.


Sorties les 10,11 et 14 juillet. Zygène et Phalène by beaumonts

Notre collègue Thierry Laugier se propose d’organiser trois sorties au parc pour observer les papillons. La première sortie est prévue samedi après-midi 10 juillet, la seconde le dimanche après-midi 11juillet, la troisième le 14 juillet.  Le rendez vous se situe à la mare perchée et le départ des visites est prévu à 14 heures. Un départ de la mairie de Montreuil pour les personnes non habituées au parc est fixé à 13h 30. Vous pouvez contacter Thierry au 0615250140.

Etant pris par ailleurs je n’aurai pas le plaisir d’accompagner Thierry lors de ces deux visites.

 Je signale aussi que notre travail d’inventaire des lépidoptères des Beaumonts qui a été transmis à l’Office Départemental de Biodiversité Urbaine de Seine-Saint-Denis a été mis en ligne par Pierre Rousset sur le site de ESSF. Les personnes intéressées peuvent retrouver le document en cliquant sur ce lien.

Zygène de la coronille butinant des fleurs de marjolaine. cliché A.Lantz le 4/7/10

Zygène de la coronille, Cliché A. Lantz le 4/07/2010

Cette année j’ai pu observer à deux reprises la zygène de la coronille (Zygaena ephialtes). La présence de l’anneau rouge abdominal permet de la distinguer d’une autre zygène qui est aussi présente aux Beaumonts : la zygène de la filipendule ( Zygaena filipendulae). La chenille de cette dernière, bien que son nom ne l’indique pas, vit sur différents lotiers et coronilles. La chenille de la zygène de la coronille se nourrit bien de la coronille bigarrée (Securigera varia) présente au parc. Cette plante est une plante pionnière mésophile (espèce qui préfère les sols ni trop secs ni trop humides) des pelouses calcaires, friches, talus et bords des chemins.

Coronille bigarrée, ClichéA. Lantz le 6 juillet 2010

Les zygènes sont des papillons à ailes relativement étroites de couleur noire possédant des taches rouges bien visibles. Cette livrée aposématique indique aux prédateurs éventuels que ces insectes ne sont pas comestibles ! En effet, leur hémolymphe (l’analogue pour les insectes du sang pour les mammifères) contient des composés cyanurés. Les zygènes aiment butiner les fleurs violettes dans les prairies et les friches thermophiles.

 La très jolie phalène ou géomètre suivante a été rencontrée pour la première fois dans la friche. Les exemplaires fraichement éclos conservent une belle couleur verte qui peut passer et jaunir en vieillissant. La chenille se nourrit de diverses plantes basses. Il s’agit de la phalène du buplèvre (Thalera fimbrialis).

Phalène du Buplèvre, cliché A.Lantz le 6 juillet 2010

Le buplèvre en faux (Bupleurum falcatum) reconnaissable à ses feuilles courbées en lame de faux est une Apiacée (anciennement ombellifère). C’est une plante vivace des pelouses et friches sur sols calcaires. Elle est citée à Montreuil dans l’atlas de la flore sauvage de Seine-Saint-Denis.

 André Lantz le 6 juillet 2010.


Observation des papillons le 23 mai 2010 by beaumonts

2010 a été déclarée année internationale de la biodiversité.

Dans ce cadre, le départementde la Seine-Saint-Denis avec l’Office départemental de la biodiversité urbaine organise différentes visites nature dans 12 des 14 parcs Natura 2000.

Je serai donc présent, sauf pluie abondante ou conditions météorologiques très mauvaises, au parc des Beaumonts pour deux animations afin d’observer les papillons. La première visite est prévue de 10h 30 à 12h 30 et la seconde de 14h à 16h. Le lieu de rendez vous est fixé à la mare perchée. Du matériel pédagogique doit être remis par le département aux participants. Le nombre de participant est limité à 14 pour chaque sortie. Il est donc impératif que les personnes qui désirent y participer s’incrivent sur le site du département

Il n’est en effet pas très facile pour certaines observations d’avoir trop de participants.

Je profite de cet article pour indiquer que de nouvelles espèces ont été observées au parc en avril et au début de ce mois de mai. En particulier une petite adèle qui ressemble à celle décrite sur le site l’an passé qui était: Nematopogon swammerdamella.

La nouvelle est Nematopogon adansoniella. Elle se distingue de la précédente par une taille légèrement plus faible, une coloration plus terne et plus sombre et surtout une réticulation plus accusée aux ailes antérieures. Ces deux espèces volent dans la partie boisée.

Nematopogon adansoniella; 29 avril 2010, cliché A. Lantz

André Lantz, le 10 mai 2010.



Nommer les divers « espaces » du Parc des Beaumonts ? by beaumonts
février 16, 2009, 8:10
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Comment nommer les divers « espaces »
du Parc des Beaumonts ?

> Pierre ROUSSET, 15 février 2009

Pour mieux mutualiser les informations concernant les observations effectuées au Parc des Beaumonts, il est utile d’établir une liste des noms de lieux permettant de les localiser avec précision. Cela facilitera notamment l’utilisation de ces données dans la base de l’Observatoire départemental de la biodiversité urbaine (ODBU). Mais cela nous aidera aussi à faire des comptes rendus de visite ou des rapports plus précis, ou encore à discuter de l’évolution du site et des choix d’aménagement…

Une première ébauche de nomenclature a été proposée il y a peu. La seconde version, reproduite ci-dessous, comporte des réaménagements ainsi que des compléments. La définition des espaces est plus « fine » que dans la première version. Il est possible que des localisations encore plus précises s’avèrent à l’avenir nécessaire.

Avec l’aide de l’ODBU, la localisation des espaces ainsi définis sera portée sur des cartes. Par ailleurs, un « maillage » cartographique du site avec des carrés virtuels de 50 m de côté est aussi en préparation – mais un tel maillage reste très abstrait (à la différence de la nomenclature) et se trouve souvent à cheval sur des biotopes différents.

On verra à l’usage l’utilité de ces propositions, toujours « affinables ». Des mises à jour de cette nomenclature (ajout de nouvelles localisations…) sont à prévoir…

> Voir l’article sur la signature par l’association de la charte de l’Observatoire de la diversité urbaine (ODBU).

> Télécharger le fichier texte de la liste ci-dessous.


Grands ensembles :

  • Parc urbain
  • Espace naturel
  • Pourtour = rues, jardins, bâtiments autour du site (par exemple pour la nidification du rouge-queue noir)
  • Cimetière (par exemple pour des grives perchées dans les arbres)
  • Ciel = ce qui est vu en vol, quelle que soit la distance

Ensembles moyens :

  • Friche = la partie non boisée de l’espace naturel
  • Zone humide = toutes les mares
  • Boisements = toutes les parties boisées
  • Pelouse nord = le parc urbain sur le plateau
  • Coteaux = l’ensemble de la pente
  • Parc Mabille = partie sud-ouest du parc urbain

Localisation plus fine :

  • Vol local = survol du site ou déplacement de courte distance

Zone humide :

  • Cascade
  • Mare perchée = mare du haut
  • Mare du milieu
  • Mare de Brie = mare du bas

Pelouse nord :

  • Triangle nord = la pointe nord de la pelouse nord (à partir du crématorium)
  • Crématorium = les petits boisements feuillus qui l’entourent
  • Limite cimetière = frontière entre parc et cimetière
  • Château d’eau
  • Lycée horticole = inclus le grillage qui l’entoure

Friche

  • Friche centrale = à l’intérieur du « chemin de ronde »
  • Friche est = secteur qui touche l’entrée Danton
  • Friche sud-est = secteur à l’est de la butte
  • Friche cœur = partie centrale de la friche centrale
  • Friche ouest = entre mare perchée et butte
  • Bois de la butte = boisement au pied ouest de la butte

Chemin de ronde

  • Dépôt = dépôt de voirie
  • Talus = talus de la cascade à la mare de Brie
  • Compost = talus le long du dépôt
  • Le cercle = entre la mare du milieu et le dépôt
  • Le rectangle = talus le long du terrain de foot, entre cercle et mare de Brie
  • Foot = le terrain de foot près de la mare de Brie
  • Entrée Danton = à côté de la mare de Brie, depuis le football jusqu’au début 4-Ruelles
  • 4-Ruelles = chemin et bordure boisée le long de la rue du même nom
  • Butte = grande butte sud
  • Bois de bordure = boisement en bordure de plateau (SW), pas sur le coteau
  • Allée des Marronniers = inclus le boisement qui l’entoure

Les coteaux

  • Coteau Mabille = le versant pentu du Parc Mabille
  • Dinosaure = coteau entre Mabille et Pique-nique des aulnes
  • Pique-nique des Aulnes = là où il y a des aulnes et une table de pique-nique
  • Ping-pong = l’espace plat où se trouve les tables de ping-pong
  • Grand escalier = pente entre ping-pong et plateau

• Article publié également sur le site ESSF Beaumonts : 
http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article12956

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