Beaumonts nature en ville


Insectes printaniers, lichens et plantes by beaumonts

Quelques insectes du printemps 2016

Comme chaque année les premiers rayons de soleil et de chaleur réveillent les papillons endormis durant la période hivernale. Quelques plantes sont déjà fleuries et procurent aux espèces hivernantes le nectar dont ils ont besoin pour voler et se reproduire.

Le Paon du jour (Aglais io), dont la chenille consomme les Orties dioïques au parc des Beaumonts, est une espèce bivoltine, c’est à dire qu’elle présente deux générations dans une année. Les imagos tardifs de seconde génération se cachent l’hiver dans des endroits sombres et le revers noir de leurs ailes assure une protection efficace contre d’éventuels prédateurs. L’exemplaire photographié appréciait les fleurs de pissenlit.

Aglais io, Beaumonts, 5 avril 3016, DSC_7028 bis

Paon du jour, Aglais io, Beaumonts, 5 avril 2016, cliché André Lantz

On peut imaginer dans le détail de l’ocelle de l’aile postérieure une petite tête de lutin facétieux.

Aglais io, Beaumonts, 5 avril 2016, DSC_7023

Ocelle de l’aile postérieure du paon du jour, Beaumonts, 5 avril 2016, cliché André Lantz 

Le Robert-le diable (Polygonia c-album) fait aussi partie des Vanesses qui hibernent. Cette espèce est également bivoltine. Contrairement au paon du jour dont les imagos de première et de seconde génération présentent des motifs et des colorations identiques, les exemplaires de seconde génération (août octobre) du Robert- le Diable présentent des ailes plus découpées et une coloration fauve plus foncée que ceux de la première génération (juin-août). Le spécimen photographié est bien un hibernant de seconde génération.

Polygonia c-album, Beaumonts, 5 avril 2016, DSC_6975

Robert-le-diable, Polygonia c-album, Beaumonts, 5 Avril 2016, cliché André Lantz

 Le Tircis (Pararge aegeria) est un papillon commun que l’on peut trouver maintenant dans les Villes. La chenille se nourrit de graminées et les arbres fournissent la mi-ombre qu’affectionne l’adulte.

Cette espèce possède 3 à 4 générations annuelles mais n’hiberne pas. Les ailes des mâles offrent en général des taches claires moins étendues que chez les femelles. Cette espèce présente deux taxons en France. Le taxon aegeria (Pararge aegeria aegeria) possède une couleur de fond plus orangé. Le Taxon Tircis (Pararge aegeruia tircis) un fond plus clair.

Le taxon aegeria est implanté dans le sud de la France et tircis dans le nord. Les études récentes d’ADN ne montrent pas de différence génétique entre les deux taxons.

Le réchauffement climatique favorise la remontée vers le nord du taxon aegeria.

L’exemplaire photographié au parc illustre bien le taxon tircis avec des taches assez claires. L’imago vient sans doute d’émerger compte tenu de sa livrée intacte et de sa pilosité en très bon état.

Parage aegeria, Beaumonts,5 avril 2016, DSC_6960comp.

Tircis mâle fraichement éclos sur Anthrisque. Beaumonts, 5 avril 2016, Cliché André Lantz

Les imagos des Piérides n’hibernent pas.

Les premiers adultes émergent donc aux premiers beaux jours. Cets espèces peuvent être trivoltines : 3 générations par an. La première vole de début avril à mai, la seconde de juin à août et la troisième de août à septembre. En vol il n’est pas possible de distinguer la Piéride de la rave (Pieris rapae) de la Piéride du Navet (Pieris napi).

Lorsque le papillon est posé, l’observation du revers des ailes permet de faire l’identification.

La face ventrale des ailes est uniforme chez la Piéride de la rave alors que les nervures sont soulignées de noir chez la Piéride du navet.

Les nervures des ailes postérieures sont beaucoup plus soulignées de gris verdâtre pour les adultes de la première génération. Le dimorphisme sexuel est bien marqué. Les femelles présentent deux taches noires bien visibles sur le dessus de l’aile antérieure alors que le mâle n’en possède qu’une moins prononcée.

Le cliché suivant d’une Piéride du navet butinant un pissenlit illustre à la fois les nervures bien soulignées d’écailles noires sur le dessous et légèrement soulignées sur la face dorsale des ailes.

Pieris napi, Beaumonts, 6 avril 2016, DSC_7091

Femelle de la Piéride du navet fraichement éclose, Beaumonts, 6 avril 2016, cliché André Lantz

Les lichens sont constitués de champignons, essentiellement ascomycète, (90 à 95 % de la biomasse) et d’algues, soit des Procaryotes (cyanobactéries) soit des Eucaryotes (algues vertes).

Même minoritaires, les algues fournissent par photosynthèse les ressources carbonées nécessaires à la vie du lichen. Le champignon fournit la protection, l’eau et les éléments minéraux.

La propriété des lichens est la reviviscence. Ces êtres vivants sont capables de passer de très nombreuses fois d’un état déshydraté à un état hydraté. Cette propriété leur permet de conquérir des milieux hors sols comme les arbres ou les rochers. La principale source d’eau est donc la pluie. C’est la raison pour laquelle les lichens sont très sensible à la pollution. En effet l’eau de pluie chargée de polluant atmosphérique comme le dioxyde de souffre est acide et ne permet plus au lichen de se développer. Ils sont des bons indicateurs de la qualité de l’air. On admet que les lichens couvrent 8 % des surfaces terrestres émergées. Cependant, comme les autres champignons ils accumulent des métaux lourds.

La Parmélie des murailles ou Xanthorine (Xanthoria parietina) est un lichen très commun reconnaissable à sa couleur jaune ou jaune-orange.

Cette couleur secrétée par le champignon est du à la pariétine. La couleur orange est d’autant plus prononcée que le lichen est placé en plein soleil. Comme bon nombre d’autres lichens la parmélie prospère sur deux milieux différents: L’écologie est dite corticole sur les écorces des vieux arbres ou saxicole sur les rochers ou les pierres.

Les algues monocellulaires qui vivent dans la parmélie sont du genre Trebouxia.

La reproduction peut se faire par l’eau ou le vent qui transporte les spores. Cependant deux acariens se nourrissant du lichen rejettent dans leurs fèces des spores et des algues intactes car non digérées par le tube digestif de ces acariens. Ce processus facilite la reproduction et la dissémination du lichen.

La Parmélie a été utilisée pour la fabrication d’un colorant. Pilée et mélangée à de l’urine elle servait à teindre la laine en rose, en particulier pour la confection des kilts écossais.

Ce lichen aurait servi par les guérisseurs de moyen-âge à soigner la jaunisse et les maladies du foi selon la théorie des signatures.

L’exemplaire photographié se trouvait sur un vieux frêne abattu par le vent. On peut distinguer les petites coupelles oranges désignées par apothécies discoïdes. Ce sont les parties fertiles des champignons. (comme pour les pézizes où les apothécies peuvent atteindre plusieurs centimètres).

Xanthoria parietina, Beaumonts, 5 avril 2016, DSC_6971

Parmélie des murailles ou Xanthorine.Beaumonts, sur branche de Frêne, 5 avril 2016, cliché André Lantz

En réhydratant une partie du lichen, les apothécies se sont gonflées. Les algues participent à la coloration plus verdâtre du champignon.

Xanthoria parietina, Beaumonts, 6 avril 2016, DSC_7101

Apothécies de Xanthoria parietina, Beaumonts, 6 avril 2016, cliché André Lantz

Le cliché microscopique suivant montre un asque avec les spores. Il y a 8 spores par asques mais certaines d’entre elles peuvent être cachées par d’autres . On distingue également les algues vertes.

Xanthoria parietina, asque et algue x 1000, Beaumonts, 11 avril 2016,DSCN6010

Asque octosporé et algues vertes de Xanthoria parietina,, Beaumonts, 11 avril 2016, cliché et préparation André Lantz

Le cliché suivant montre les 8 spores dans un asque. Elles ne sont pas encore mûres mais leur forme en sablier à ce stade d’évolution est caractéristique. Les spores sont dites polariloculaires.

Xanthoria parietina, asques x 1000, Beaumonts, 11 avril 2016, DSCN6007

Asque octosporé et spores de Xanthoria parietina, Une petite division correspond à 1 micromètre, 11 avril 2016, cliché André Lantz

Certaines chenilles se nourrissent de lichens. La Lithosie complanule (Eilema lurideola) ou Lithosie plombée est un papillon nocturne de la famille des Erebidae. La chenille est noire avec une bande latérale rouge par côté. Cette espèce a été trouvée aux Beaumonts. La chenille photographiée sur la parmélie des murailles provient du parc. Au dernier stade de sa croissance la chenille ne mesure pas plus de 20mm.

Eilema lurideola, n° 83, 24 avril 2014, DSC_0751

Chenille adulte de La Lithosie complanule, Eilema lurideola sur Xanthoria parietina, Beaumonts, 24 avril 2014, cliché André Lantz

Les ailes antérieures de l’imago sont grises avec une fine bordure costale jaune qui s’amenuise vers l’apex.

Eilema lurideola, n° 83, Beaumonts, 30 mai 2014, DSC_0057

Imago de la Lithosie plombée, Eilema lurideola, Beaumonts, 30 mai 2014, cliché André Lantz

L’Ornithogale en ombelle (Ornithogalum umbellatum) n’avait pas à ma connaissance été notée au Parc des Beaumonts. On peut aussi en voir quelques pieds au Parc départemental Jean Moulin-Les Guilands sur les communes de Montreuil et de Bagnolet.

Ornithogalum umbellatum, Beaumonts, 12 avril 2016, DSC_7138

Dame d’Onze heures, Ornithogalum umbellatum, Beaumonts, 12 avril 2016, cliché André Lantz

Cette plante bulbeuse est aussi nommée Dame d’onze heures. Les jours gris et sans soleil les fleurs ne s’ouvrent pas. Par contre les jours ensoleillés où les polinisateurs sont plus nombreux à sortir et visiter les fleurs, les 6 tépales de l’ornithogale s’ouvent vers 11h.

Sorties Ornithologiques au parc des Beaumonts

Venez découvrir le 22 mai de 9h30 à 12h 30 la richesse ornithologique du parc des Beaumonts où la faune et la flore sauvages sont protégées. Promenade détendue et conviviale. Prévoir : jumelles. Promenade ornithologique conseillée pour s’initier ou se perfectionner. Rdv : 9 h 15. Avenue Jean Moulin, à côté de la statue monumentale du calligraphe, au pied de l’escalier d’accès au parc des Beaumonts. Limité à 12 participants. Promenade ornithologique animée par Thomas Puaud (06.87.23.69.95). Réservation obligatoire au plus tard le vendredi précédant l’activité avant 16 h auprès du service Environnement et Développement Durable de la Ville de Montreuil : 01 48 70 67 94 – environnement@montreuil.fr. Renseignements auprè du service Environnement et Développement Durable de Montreuil ou Thomas PUAUD (entre 19h30 et 21h30).

24 Heures de la Biodiversité

Le samedi 25 juin et le dimanche 26 juin se tiendront les 24 heures de la Biodiversité sur le territoire du département de la Seine-Saint-Denis.

Les diverses associations naturalistes et sportives de plein-air pourront s’y rencontrer. Vous pouvez dès maintenant retenir ces dates. Des informations sur les activités proposées à Montreuil vous seront indiquées plus tard. Les randonneurs de Tourisme, loisir et culture de Montreuil s’associeront à des manifestations naturalistes proposées par BNEV, Le jardin des Couleurs et le sens de l’Humus (Estivales de la permaculture) le samedi 25 juin.

Notez bien ces dates sur votre agenda.

André Lantz, le 12 avril 2016

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Printemps hâtif by beaumonts

Des printemps qui ne se ressemblent pas!

En 2013 Il était particulièrement tardif et cette année il est bien hâtif.

 Si l’on compare les sorties de quelques uns de nos rhopalocères, en 2013 le premier paon du jour (Aglais io) avait été observé le 25 mars en 2013 alors qu’en 2014 il volait le 8 mars.

Paon du jour, 11 mars 2014, cliché André Lantz

Paon du jour, 11 mars 2014, cliché André Lantz

Chenille du Paon du jour, 28 août 2013, cliché André Lantz

Chenille du Paon du jour, 28 août 2013, cliché André Lantz

Pour le Robert-le-Diable (Polygonia c-album), plusieurs individus volaient cette année dès le 8 mars alors qu’en 2013 un seul exemplaire avait été vu le 7 avril ! 

Robert-le-Diable butinant des fleurs de prunellier, 16 mars 2014, cliché André Lantz

Robert-le-Diable butinant des fleurs de prunellier, 16 mars 2014, cliché André Lantz

Parmi les noctuelles, l’Orthosie du cerisier  (Orthosia cerasi) était sortie le 21 février. Comme la majorité des noctuelles, l’imago vole uniquement la nuit et peut s’observer sur les murs des habitations en journée. C’est une espèce commune dont la période de vol débute en février et se termine en mai. Cette espèce est univoltine (une seule génération par an). La chenille se développe sur les arbres caducifoliés.

Chenille de l'Orthosie du cerisier sur Erable, 21 avril 2011, cliché André Lantz

Chenille de l’Orthosie du cerisier sur Erable, 21 avril 2011, cliché André Lantz

 

Imago de l'Orthosie du cerisier, 21 février 2014, cliché André Lantz

Imago de l’Orthosie du cerisier, 21 février 2014, cliché André Lantz

 Le Ptérophore commun (Emmelina monodactyla) est plus facile à identifier sur un mur que dans la végétation où il passe totalement inaperçu. Cette espèce est nocturne et attirée par les lumières.

 

Ptérophore commun, 11 mars 2014, cliché André Lantz

Ptérophore commun, 11 mars 2014, cliché André Lantz

La petite tortue (Aglais urticae), qui n’avait été revue qu’en 2013 (année à petites tortues selon  les observations réalisées par Naturparif) a été observée par Thierry Laugier les 8 et 9 mars dernier. Un exemplaire un peu defraîchi volait sur les sentiers ensoleillés du parc ce 16 mars.

Petite tortue au soleil, 16 mars 2014, cliché André Lantz

Petite tortue au soleil, 16 mars 2014, cliché André Lantz

Un autre imago butinait les fleurs de prunus le 19 mars

 

Petite tortue, le 19 mars 2014, cliché André Lantz

Petite tortue, le 19 mars 2014, cliché André Lantz

 

Enfin les premiers imagos du Tircis (Pararge aegeria tircis) venaient d’éclore en sous-bois. En 2013 j’avais observé les premiers adultes le 19 avril et en 2012 le 16 mars.

Tircis venant d'éclore, 16 mars 2014, cliché André Lantz

Tircis venant d’éclore, 16 mars 2014, cliché André Lantz

Tircis , ailes étalées, 16 mars 2014, cliché André Lantz

Les diptères sont souvent moins sensibles aux conditions thermiques pour sortir et polliniser les premières fleurs

Les premiers syrphes ont déjà fait leur apparition en février. Dès le 10 février volait aux premiers rayons de soleil le syrphe ceinturé (Episyrphus balteatus). C’est une espèce migratrice qui remonte du sud plus tardivement. Un grand nombre d’individus se déplacent aussi vers le sud en automne, mais ce sont des individus des générations ultérieures. Des femelles fécondées hibernent sur place et ressortent aux premiers beaux jours.

Syrphe ceinturé, 10 février 2014, cliché André Lantz

Syrphe ceinturé, 10 février 2014, cliché André Lantz

 Le syrphe du groseillier (Syrphus ribesii) butinait déjà les fleurs de prunellier.

Syrphe du groseillier, 11 mars 2014, cliché André Lantz

Syrphe du groseillier, 11 mars 2014, cliché André Lantz

Une petite mouche Suillia variegata voletait en sous-bois également à la date du 10 février.

Suillia variegata, 11 février 2014, cliché André Lantz

Suillia variegata, 11 février 2014, cliché André Lantz

Dans le même genre se trouve la mouche de la truffe noire (en réalité il y a plusieurs espèces du genre Suillia inféodées aux truffes) qui est attirée par son odeur car sa larve se nourrit de ce champignon ascomycète mycorhizien (Tuber melanosporum).

 La nervure costale de l’aile est caractérisée par de nombreuses épines.

Les larves du genre Suillia sont coprophages, saprophages et surtout mycétophages. Les adultes résistent bien à des températures basses et on peut donc les observer en hiver.

La Scathophage stercoraire, mouche du fumier ou mouche à merde (Scatophaga stercoraria) est très velue d’une belle couleur jaune. Elle porte pour cette raison également le nom moins commun de mouche à toison jaune. L’adulte capture de petites mouches pour son repas et les larves de cette espèce se nourrissent d’autres larves d’insectes coprophages.

Scatophage stercoraire mâle, 1 mars 2014, cliché André Lantz

Scatophage stercoraire mâle, 1 mars 2014, cliché André Lantz

 

Scatophage stercoraire mâle, 1 mars 2014, cliché André Lantz

Scatophage stercoraire mâle, 1 mars 2014, cliché André Lantz

Enfin n’oublions pas non plus l’apparition des jeunes araignées dans le parc. Plusieurs juvéniles de la pisaure admirable (Pisaura mirabilis) profitaient des rayons du soleil en cette douceur printannière.

Pisaure admirable, 1 mars 2014, cliché André Lantz
Pisaure admirable, 1 mars 2014, cliché André Lantz

Cette année les 24h de la biodiversité organisées par le Conseil Général se Seine-Saint-Denis se dérouleront les Samedi 14 juin et Dimanche 15 juin.

Réservez déjà ces dates sur vos agendas.

 André Lantz, le 16 mars 2014


Les Couleurs du printemps by beaumonts

Les couleurs du printemps

 Blanc :

Prunelliers, prunus se sont parés de leurs fleurs blanches dès la mi-mars. La piéride du navet (Pieris napi) se confond avec les fleurs du prunellier ( Prunus spinosa). Elle se distingue, ailes relevées, de la piéride de la rave (Pieris rapae) par les écailles foncées disposées sur les nervures du revers des ailes postérieures. La chenille se nourrit de diverses Brassicacées (anciennes Crucifères).

Piéride du navet sur prunellier, 26 mars 2012, cliché André Lantz

Gris:

Cette belle géomètre, la boarmie crépusculaire (Ectropis crepuscularia) était posée sur le tronc d’un érable dans la partie boisée. Cette espèce nocturne ne s’est pas envolée malgré la présence de l’objectif à une quinzaine de cm. C’est la première fois que je la voie dans le parc.

La Boarmie crépusculaire, 27 mars 2012; cliché André Lantz

Rouge:

Cette petite coccinelle qui ne mesure pas plus de 5 mmest toute noire avec deux taches rouges en forme de rein sur les élytres. Cette particularité lui a donné son nom latin (Chilocorus renipustulatus). Elle est aussi désignée par coccinelle des saules. Si elle affectionne les saules, on la rencontre aussi sur d’autres feuillus comme dans le parc où elle se trouvait sur les troncs d’érables. Elle se nourrit de cochenilles.

la coccinelle des saules, 15 mars 2012; cliché André Lantz

Orange:

Une autre coccinelle, déjà présentée sur le site un hiver précédent, était assez commune en ce début de saison dans la partie boisée. Il s’agit de la coccinelle à 16 macules (Halyzia sedecimguttata). Cette coccinelle mycétophage peut aussi se nourrir de pucerons.

Coccinelle à 16 macules , 26 mars 2012; cliché André Lantz

Jaune:

De nombreux syrphes possèdent une livrée jaune et noire imitant les guêpes. Cette petite espèce, le syrphe des corolles (Eupeodes corollae)  procédait à sa toilette, d’où une disposition non symétrique des ailes par rapport au corps. C’est un prédateur de pucerons.

le syrphe des corolles, 30 mars 2012; cliché André Lantz

 Brun:

Le Tircis (Pararge aegeria) est un des premiers papillons de jour à émerger au printemps. Il est commun à la mi-ombre, préférant les zones boisées. La chenille vit sur les graminées.

 le Tircis, 30 mars 2012; cliché André Lantz

Roux:

Ce bourdon, sans doute une reine du bourdon des champs (Bombus pascuorum), adore se nourrir de nectar du lamier pourpre (Lamium purpureum), plante eutrophe (qui aime un substrat riche en éléments nutritifs) très commune.

Bourdon des champs sur Lamier pourpre, 23 mars 2012; cliché André Lantz

Noir:

Cette planche de fakir Lilliput (la taille des pointes ne fait qu’environ 2mm) est la fructification d’un champignon ascomycète (Eutypella scoparia) sur un morceau de bois mort de Robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia).

Eutypella scoparia sur bois mort de robinier, 13 mars 2012; cliché André Lantz

La prolifération des robiniers aux Beaumonts conduit d’une part à une fermeture progressive et rapide des milieux ouverts plus riches en biodiversité, et d’autre part à la libération de nitrates dans le sol. Cette modification chimique du sol, produite par les plantes de la famille des Fabacées (anciennes Papilionacées), favorise les plantes rudérales au détriment des autres espèces.

 

André Lantz le 3 avril 2012.



Plantes et insectes printaniers by beaumonts

Les clichés de cet article sont de Roland Paul et d’André Lantz.

Les fleurs de  tussilage ou pas d’âne qui avaient été présentées dans un récent article sont maintenant fanées et le capitule s’est redressé pour que les graines soient disséminées par le vent.

Tussilage, Pas d’âne: graines, le avril 2011, Cliché André Lantz

Les fleurs des arbres sont souvent vertes et très petites. Voici les fleurs de l’érable plane (Acer platanoides).

Fleurs de l’érable plane; 24 mars 2011, cliché Roland Paul.

Une plante assez rare se trouve dans le sous-bois. Elle n’est pas signalée de Montreuil dans l’Atlas de la flore de la Seine-Saint-Denis. Il s’agit de la Daphné lauréole (Daphne laureola). Daphné est le nom d’une jeune fille de la mythologie grecque qui fut transformée en laurier. laureola  vient de laurier. Cette plante toxique de la famille des Thymelaeaceae pousse dans les sous-bois sur sols marneux.

Daphné lauréole, 5 avril 2011, cliché André Lantz

les papillons hibernant  laissent la place aux espèces dont les adultes sortent uniquement fin mars ou début avril. C’est le cas du Tircis, de l’aurore de l’azuré des nerpruns.

Tircis, 29 mars 2011, cliché Roland Paul

Le nom latin de l’aurore (Anthocharis cardamines) provient de anthos « fleur »  et de kharis « beauté » ou « grâce » donc gracieux comme une fleur. cardamines dérive du mot latin cardamine. C’est le cresson des prés, une des plante nourricère de la chenille de ce papillon. La photo suivante montre une femelle (la couleur orange n’apparaît pas par transparence sur le revers des ailes antérieures) posée sur le persil des bois ou Anthrisque sauvage(Anthriscus sylvestris). Cette plante n’est pas consommable car elle renferme des substances phénoliques toxiques.

femelle de l'Aurore sur Anthrisque, 2 avril 2011, cliché André Lantz

Une autre femelle ailes ouvertes. Au vol elle peut être facilement confondue avec une des piérides blanches: piéride de la rave ou piéride du navet.

femelle de l'aurore, 8 avril 2011, cliché Roland Paul

En ce début d’avril volaient abondamment les mouches de St Marc qui sont toutes noires. Le mâle présente des gros yeux tandis que ceux de la femelle sont plus petits.

couple de mouches de St Marc, mâle à gauche, le 8 avril 2011, cliché André Lantz

L’adèle de réaumur (Adela reaumurella) est un petit papillon. Les ailes antérieures sont vert métallique, le corps est noir et les antennes sont très grandes pour le mâle et plus petites pour la femelle. Les mâles volent en essaim si le soleil est présent et se posent immédiatement quand un nuage cache la lumière solaire.

Adèle de réaumur mâle, 8 avril 2011, cliché André Lantz

La femelle reste au repos dans la végéation.

Adèle de Réaumur femelle, 11 avril 2011, cliché André Lantz

André Lantz le  12 avril 2011


Le printemps… by beaumonts

Douceur printanière

> André LANTZ
La douceur printanière de cette semaine a fait ressortir nos insectes.

Parmi les papillons, les premières piérides de la rave (Pieris rapae) ont fait leur apparition ainsi que le premier tircis (Pararge aegeria). Le robert le diable et le paon du jour étaient toujours présents.

 

Pararge aegeria, ou Tircis. Cliché André Lantz, avril 2009.

Pararge aegeria, ou Tircis. Cliché André Lantz, avril 2009.

 

Les diptères étaient aussi de la fête et de nombreux  » grands bombyles »  (Bombylius major) volaient en bourdonnant au dessus du sol. Leur taille ramassée et leur forte pilosité peuvent les faire passser pour des hyménoptères. Cette espèce possède une longue trompe qu’elle utilise pour récupérer le nectar des fleurs. On peut observer ses spécimens en cette saison sur les fleurs de « renoncule ficaire » ou sur les arbustes en fleurs tels les prunelliers. Leurs larves parasitent des hyménoptères.

 

Bombylius sur prunellier. Cliché André Lantz, mars 2009.

Bombylius sur prunellier. Cliché André Lantz, mars 2009.

Bombulius sur ficaire. Cliché André Lantz, mars 2009.

Bombulius sur ficaire. Cliché André Lantz, mars 2009.

 

Parmi les coléoptères, la coccinelle à 7 points (Coccinella septempunctata) jouait à cache-cache avec les fleurs de Mahonia.

  

Coccinelle sur mahonia. Cliché André Lantz, mars 2009.

Coccinelle sur Mahonia. Cliché André Lantz, mars 2009.

Quelques gendarmes (Pyrrhocoris apterus) de l’ordre des hémiptères se déplacaient au soleil au bord d’un des chemins.

 

André