Beaumonts nature en ville


Premiers jours de printemps 2016 by beaumonts

Malgré des nuits bien fraîches, le soleil de mars réchauffe le sol et à l’abri du vent les premiers insectes viennent butiner les premières fleurs : Ficaire ou Ficaire fausse renoncule (Ficaria ranunculoides), Lamier pourpre (Lamium purpureum), Lamier blanc (Lamium album), Véronique de Perse (Veronica persica)…

Les diptères et hyménoptères sortent plus facilement aux températures basses que les Lépidoptères. Il n’est donc pas étonnant de retrouver le syrphe ceinturé (Episyrphus balteatus). Les ailes sont plus souvent rabattues sur le corps par température basse (12°C à l’ombre) comme en ce moment. Par températures plus élevées les ailes sont étalées.

Episyrphus balteatus, Beaumonts, 12 mars 2016, DSC_6753

Syrphe ceinturé, Beaumonts, 12 mars 2016, cliché André  Lantz 

 

Episyrphus balteatus, Beaumonts, 12 mars 2016, DSC_6755

Syrphe ceinturé, Beaumonts, 12 mars 2016, cliché André Lantz

 

Les premiers Bombyles volettent dans les endroits ensoleillés et bien abrités du vent. Le grand Bombyle (Bombylius major) est toujours bien présent au parc. Ce diptère régule les populations de microlépidoptères car les larves se nourrissent de chenilles.

Bombylius major, Beaumonts, 18 mars 2016, DSC_6814

Grand Bombyle, Beaumonts, 18 mars 2016, cliché André Lantz

 

Les premières reines de bourdon viennent butiner. L’imago suivant appartient au groupe du Bombus terrestris constitué de plusieurs espèces difficilement distinguables. Une étude plus approfondie des caractères a montré que l’espèce Bombus lucorum était bien présente au parc. C’est peut être un représentant de cette espèce qui butinait le lamier pourpre bien fleuri en ce moment.

Bombus lucorum à vérifier, Beaumonts, 18 mars 2016, DSC_6822

Reine de Boudon du groupe Bombus  terrestris, Bombus lucorum, Beaumonts, 18 mars 2016, cliché André Lantz 

 

Quelques abeilles domestiques (Apis mellifera) sortent également des ruches pour rechercher pollen et nectar.

Parmi les Rhopalocères (papillons de jour) les premières vanesses sortent de l’état d’hibernation.

Le vulcain (Vanessa atalanta) et la petite tortue (Aglais urticae) ont émergé les premières.

Cet imago  de petite tortue sur le sol profite des rayons du soleil de l’après-midi.

Aglais urticae, Beaumonts, 18 mars 2016, DSC_6837

Petite Tortue, Aglais urticae, Beaumonts, 18 mars 2016, cliché André Lantz

 

Le morosphinx (Macroglossum stellatarum) ne se pose pas pour butiner comme la majorité des papillons mais utilise le vol stationnaire.

Macroglossum stellatarum, Beaumonts, 18 mars 2016, DSC_6799

Morosphinx, Beaumonts, 18 mars 2016, cliché André Lantz

 

Macroglossum stellatarum, Beaumonts, 18 mars 2016, DSC_6794

Morosphinx, Beaumonts, 18 mars 2016, cliché André Lantz

 

Enfin parmi les coléoptères on pouvait observer les premières coccinelles à 7 points (Coccinella septempunctata).

Coccinella septempunctata, sur Lamium purpureum, Beaumonts, 12 mars 2016, DSC_6729

Coccinelle à 7 points, Beaumonts, 12 mars 2016, cliché André Lantz

 

Quelques arbres débutent leur floraison comme ceux du genre Prunus mais aussi les Aulnes.

On peut distinguer sur la photo suivante les petites fleurs femelles dressées et les fleurs mâles pendantes remplies de pollen jaune.

Fleurs mâles et femelles d'Aulne, Beaumonts, 12 mars 2016, DSC_6741

Floraison de l’aulne, Beaumonts, 12 mars 2016, cliché André Lantz

 

André Lantz, le 20 mars 2016

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Sorties ornithologiques au Parc des Beaumonts by beaumonts
février 5, 2016, 9:41
Filed under: 1. L’ASSOCIATION, 3. LA FAUNE, Oiseaux, Sorties, Sorties – Annonces
Venez découvrir le 13 mars et le 22 mai 2016 de 9h 30 à 12h 30 la richesse ornithologique du parc des Beaumont où la faune et la flore sauvages sont protégées. Promenade détendue et conviviale. Prévoir : jumelles. Promenade ornithologique conseillée pour s’initier ou se perfectionner. Rdv : 9 h 15. Avenue Jean Moulin, à côté de la statue monumentale du calligraphe, au pied de l’escalier d’accès au parc des Beaumonts. Limité à 12 participants. Promenade ornithologique animée par Thomas Puaud (06.87.23.69.95). Réservation obligatoire au plus tard le vendredi précédant l’activité avant 16 h auprès du service Environnement et Développement Durable de la Ville de Montreuil : 01 48 70 67 94 – environnement@montreuil.fr. Renseignements auprès du service Environnement et Développement Durable de Montreuil ou Thomas PUAUD (entre 19h30 et 21h30).


Sorties proposées en Octobre 2015 by beaumonts

Proposition de visites et sorties en octobre 2015.

Notre collègue et ornithologue Thomas Puaud se propose d’organiser une visite au parc des Beaumonts pour y observer les oiseaux. Cette visite est prévue le Dimanche 11 octobre 2015.

Rdv : 9 h 15. Avenue Jean Moulin, à côté de la statue monumentale du calligraphe, au pied de l’escalier d’accès au parc des Beaumonts. Limité à 12 participants. Cette promenade ornithologique sera animée par Thomas Puaud.

Réservation obligatoire au plus tard le vendredi précédant l’activité avant 16 h auprès du service Environnement et Développement Durable de la Ville de Montreuil : 01 48 70 67 94 – environnement@montreuil.fr

Je vous signale également que l’exposition annuelle de champignons préparée par la Société Mycologique de France en partenariat avec la Ville de Paris se tiendra du vendredi 16 octobre après-midi au lundi 19 octobre au parc floral de Paris. Pavillon 18. Une conférence sur les champignons du bois de Vincennes aura lieu le samedi 17 après-midi. Une autre conférence sur les champignons comestibles ou vénéneux se tiendra le dimanche après-midi.

Voici quelques photos de champignons prises au parc des Beaumonts.

Le Coprin chevelu (Coprinus comatus) est une espèce très reconnaissable. Sa taille est d’environ une dizaine de cm. Le chapeau presque cylindrique dans la jeunesse, s’étale ensuite en cloche. Il est tout blanc et recouvert de mèches plus ou moins retroussées. Avec l’âge il devient déliquescent et noir. Il porte un petit anneau blanc. Il pousse plutôt dans l’herbe, sur les prés ou au bord des chemins. C’est un bon comestible quand le sol n’est pas pollué par les métaux lourds et les pesticides.

Coprin chevelu, Beaumonts, 13 août 2015, cliché André Lantz

Coprin chevelu, Beaumonts, 13 août 2015, cliché André Lantz

Les deux photos suivantes représentent un autre champignon qui parasite la Clématite (Clematis vitalba). Il s’agit de Aecidium clematidis.

rouille Aecidium clematidis sur clématite, Beaumonts, 12juin 2015, cliché André Lantz

rouille Aecidium clematidis sur clématite, Beaumonts, 12juin 2015, cliché André Lantz

Rouille Aecidium clematidis sur Clématite, Beaumonts, 12 juin 2015, cliché André Lantz

Rouille Aecidium clematidis sur Clématite, Beaumonts, 12 juin 2015, cliché André Lantz

Voici une courte explication concernant cet ordre fongique donnée par le mycologue Albert Péricouche:

La rouille est une maladie végétale due à des champignons microscopiques Basidiomycètes de l’ordre des Urédinales parasites des végétaux vasculaires. Le nom de rouille provient de l’existence de fructifications de couleur brun-orangé, coloration due à la présence de pigments caroténoïdes.
Il en existe plus de 6000 espèces qui sont pour la pluspart spécifiques d’hôtes déterminés.
Selon les espèces, le cycle évolutif nécessite le passage sur deux hôtes successifs et dans un sens bien déterminé (rouilles hétéroxènes ou hétéroïques) ou bien se déroule sur un hôte unique (rouilles monoxènes ou monoïques).
Au cours de ce cycle , il se forme des spores (5 formes de spores pour un cycle complet et désignées par stades 0,S,I,II,III) qui permettent l’extension de la rouille.

André Lantz, le 2 octobre 2015

 



Bilan 2015 du suivi des amphibiens du parc des Beaumonts by beaumonts

Bilan 2015 du suivi des amphibiens du Parc des Beaumonts de Montreuil (93)

Liste des observateurs :

Angélique Allombert, Anne-Isabelle Barthelemy, Stéphanie Bréhard, Matthias Colin, Pierre Delbove, Loïc Jugue, Caroline Lahmek, André Lantz, Alexis Martin, Julien Norwood, Philippe Pirard, Nicolas Primault, Yves Primault, Thomas Puaud, Quentin Rome, Liam Schaffer, Wim Schaffer, David Schaffer, Pierre-Luc Vacher, Sylvie Van Den Brink

Pour participer au suivi des amphibiens du parc, vous pouvez contacter l’association Beaumonts Nature en Ville. Les amphibiens sont des espèces fragiles. Elles sont protégées. Pour tout travail scientifique de suivi nécessitant de les capturer, il est nécessaire d’obtenir une autorisation préfectorale. Hors de ce cadre, il est strictement interdit de les capturer. Nos sorties groupées permettent en outre de les observer en limitant le piétinement des berges et le dérangement des animaux.

Le suivi 2015 des amphibiens du Parc des Beaumonts a reposé cette année sur sept sorties nocturnes, soit deux de plus qu’en 2014. Elles se sont déroulées pour l’essentiel de février à avril. Une sortie au mois d’août dédiée initialement aux verts luisants nous a en outre permis d’observer et de compter un grand nombre d’amphibiens, dont les chiffres sont inclus aux résultats du suivi. Les sorties ont permis de rassembler 20 observateurs de tous les âges, tous bénévoles, de Montreuil et des villes voisines.

Pour réaliser le suivi, nous avons parcouru à la nuit tombée les sentiers reliant la Mare de la Brie, la Petite Mare et la Mare Perchée, toujours dans cet ordre et suivant le même cheminement. Pour chaque mare, toute la berge est parcourue intégralement et tous les amphibiens adultes visibles à la lampe sont identifiés et comptés. Tous les animaux visibles dans les fossés le long du chemin, et sur le chemin lui-même, sont également identifiés et comptés.

Au total, 1105 amphibiens adultes ont été observés et comptés cette année ! Ce chiffre n’inclue pas les têtards et les pontes, observés parfois en abondance, mais sans faire l’objet d’un comptage. En 2014, 286 amphibiens adultes avaient été observés dans le cadre du suivi. Les effectifs de 2015 sont nettement supérieurs, même si le nombre de sorties était plus important.

Inventaire des espèces : de nouvelles confirmations de présence

La présence de sept espèces a pu être attestée cette année :

– le triton palmé Lissotriton helveticus, le triton ponctué Lissotriton vulgaris et le triton alpestre Ichtyosaura alpestris pour les urodèles,

– le crapaud commun Bufo bufo, l’alyte accoucheur Alytes obstetricans, la grenouille rieuse Pelophylax ridibundus et la grenouille rousse Rana dalmatina pour les anoures.

Le doute concernant la présence conjointe du triton palmé et du triton ponctué a été levé. Ces deux espèces du genre Lissotriton sont présentes en très faibles effectifs sur le site, ce qui de fait limite fortement le nombre des observations. En outre, il est très difficile voire impossible de les différencier sans les capturer, tant elles se ressemblent. Cette année, nous avons toutefois pu observer à deux reprises les deux espèces simultanément et confirmer ainsi avec certitude leur présence conjointe.

triton ponctué en phase terrestre migrant dans le parc des Beaumonts, Août 2015, cliché Quentin Rome

triton ponctué en phase terrestre migrant dans le parc des Beaumonts, Août 2015, cliché Quentin Rome

mâle de Triton ponctué en phase aquatique et livrée nuptiale, parc des Beaumonts, 19 mars 2015, cliché André Lantz

mâle de Triton ponctué en phase aquatique et livrée nuptiale, parc des Beaumonts, 19 mars 2015, cliché André Lantz

 La question de la présence éventuelle de la grenouille agile reste posée. Aucun individu adulte de grenouille du genre rana, qu’il s’agisse de la grenouille agile ou de la grenouille rousse, n’a été observé. La présence du genre n’est attestée que par l’observation des pontes. Les seules que nous avons pu identifier avec certitude ont été attribuées à la grenouille rousse.

La grenouille rousse est ainsi présente sur le site. Toutefois, sans comptage systématique des pontes et faute d’avoir réussi à observer les adultes, nous n’avons pas pu en évaluer la population. La “reproduction éclair” des grenouilles rousses dure seulement quelques jours, et sans surveillance quotidienne des mares il est difficile de pouvoir observer les animaux reproducteurs. Le suivi 2016 devra intégrer une estimation de l’abondance des pontes, par comptage des amas et/ou estimation de leur surface.

De la même manière, le suivi n’a pas permis d’évaluer la population d’alytes accoucheurs. Les adultes sont occasionnellement entendus et observés durant le printemps, mais principalement hors de la période que nous avons retenue pour le suivi. A l’âge adulte, l’espèce fréquente en outre très peu les mares. Les têtards de l’alyte peuvent en revanche être observés dans les mares au moment où les tritons se reproduisent. Facilement identifiables et de grande taille, ils feront l’objet d’un comptage en 2016 pour que nous puissions disposer de chiffres sur l’état de la population.

Les enjeux de conservation

La principale crainte que nous avions en démarrant le suivi 2015 concernait les impacts possibles sur les amphibiens des travaux paysagers lourds menés dans le parc à l’automne 2014. Les travaux de défrichage massif et de réouverture de la prairie, menés à l’aide de gros engins de chantier, laissaient craindre le pire. Les prairies et milieux boisés accueillent en effet les tritons, les grenouilles et les crapauds lors de la phase terrestre de leur cycle, de l’été jusqu’au printemps suivant. Nous craignions que de nombreux animaux aient pu être tués lors de ces travaux ou que leurs zones refuges, vitales pour traverser la période d’hibernation, aient pu être détruites.

Les comptages de 2015 ne nous ont toutefois pas permis de mettre en évidence ni de chiffrer un tel impact, les observations ayant même été en forte hausse par rapport à 2014.

En revanche, une mauvaise surprise est venue cette année du niveau d’eau général dans le réseau, de conditions climatiques qui ont retardé la période de reproduction et de la difficulté pour l’association d’obtenir une réaction rapide des services techniques de la ville.

L’hiver très sec n’a pas permis aux mares d’être alimentées en eau par les pluies. Ainsi début mars, l’essentiel du réseau était sec à l’exception de la Mare de la Brie et d’un tout petit secteur de la Petite Mare ou Mare du Mileu. La Mare de la Brie était en eau grâce à son alimentation naturelle par un affleurement de nappe phréatique, mais à un niveau toutefois très bas. Par rapport à 2014, le froid et la sécheresse ont ainsi retardé d’au moins 15 jours la migration des amphibiens et leur rassemblement dans les mares. Seule la grenouille rousse, toujours en avance, a pu se reproduire et pondre en abondance dans la Petite Mare début mars, dans une des rares surfaces en eau. Nous avons alerté la municipalité pour qu’elle remette en route au plus vite l’alimentation artificielle du réseau, de manière à compenser l’absence de pluie et protéger les pontes. Malheureusement, la remise en eau est intervenue trop tard et toutes les pontes observées début mars étaient mortes 15 jours plus tard, du fait de l’assèchement complet de la Petite Mare durant ces deux semaines. C’est un coup dur pour la grenouille rousse, espèce en régression au niveau national et qui constitue un enjeu de conservation dépassant le seul cadre du Parc des Beaumonts. Des pontes sporadiques plus tardives et des têtards ont pu être observés ultérieurement. Mais cet épisode aura compromis gravement la reproduction de cette espèce emblématique du parc et qui doit faire l’objet d’une attention particulière.

ponte de la grenouille rousse Rana dalmatina, parc des Beaumonts, 19 mars 2015,

ponte de la grenouille rousse Rana dalmatina, parc des Beaumonts, 19 mars 2015,

Les petits tritons restent également une source d’inquiétude. Les effectifs observés sont toujours extrêmement faibles, qu’il s’agisse du triton palmé ou du triton ponctué. En outre, ils semblent exploiter exclusivement la Mare de la Brie et demeurer absents des autres sites. Le triton ponctué est une espèce en régression qui constitue un enjeu de conservation en Île-de-France. Elle devra faire l’objet d’une attention particulière dans les prochaines années.

Le crapaud commun et le triton alpestre sont les amphibiens les plus abondamment observés au Parc des Beaumonts.

Par chance, nous avons programmé une des sorties en plein déclenchement de la migration des crapauds communs, et pas moins de 617 animaux ont été comptés en une seule soirée ! Les centaines d’animaux présents sur les chemins ont obligé ce soir-là tous les observateurs à bien regarder où ils posaient les pieds.

Le triton alpestre est également abondamment observé dans le parc. Les effectifs sont importants, et les adultes sont présents dans les mares sur une longue période, de mars jusqu’à août.

mâle de triton alpestre en phase aquatique et livrée nuptiale, Parc des Beaumonts, , 19 mars 2015, cliché André Lantz

mâle de triton alpestre en phase aquatique et livrée nuptiale, Parc des Beaumonts, , 19 mars 2015, cliché André Lantz

La Mare Perchée reste le site le moins intéressant pour les amphibiens. Cette année, seul le crapaud commun y a été observé en abondance, en nombre plus réduit que dans les autres sites.

La Petite Mare et la Mare de la Brie demeurent essentielles pour la reproduction.

Enfin, le réseau de fossés a encore démontré son importance. De très nombreux animaux y sont observés, tant en déplacement qu’en reproduction. Du fait de l’absence de protection, leur piétinement possible, notamment par les chiens des usagers du parc, demeure un problème.

Et pour 2016 ?

Nous pouvons d’ores et déjà poser quelques perspectives qui nous permettront d’organiser le suivi 2016 :

– quel sera l’impact de la canicule 2015 ? Après un hiver froid et sec, la faune du parc aura affronté la canicule de l’été 2015. Combinée au débroussaillage massif de 2014 qui aura vu se réduire les habitats arbustifs propices à la régulation de la température et de l’humidité, il est possible que la canicule ait impacté le peuplement des amphibiens du parc.

– statut du triton ponctué ? Des investigations devraient être menées pour mieux comprendre le statut du triton ponctué dans le parc, et trouver des solutions pour assurer sa protection.

– comptage des pontes et des têtards ; pour améliorer le suivi et établir des chiffres sur la présence de l’alyte accoucheur et de la grenouille rousse, le suivi 2016 sera augmenté avec le comptage des pontes de grenouille rousse et des têtards de l’alyte.

– observation de la migration dans la prairie centrale ; de nombreux crapauds ont été observés à la lampe en migration dans la prairie centrale, protégée par une clôture. Un comptage particulier pourrait y être conduit.

– constituer une banque de photos complète des amphibiens du parc, incluant les pontes, les larves, les adultes des deux sexes et le milieu.

mettre en place une veille particulière afin de pouvoir intervenir rapidement pour protéger les pontes de la grenouille rousse.

Tableau récapitulatif par date et par station des amphibiens en 2015 : 15_compt_amph

Alexis Martin 31 août 2015



Pollution lumineuse et insectes by beaumonts

Pollution lumineuse, influence sur les vers luisants et les papillons de nuit.

Cet article qui concerne plus particulièrement les Lampyres est complété par les résultats d’une étude récente sur le comportement d’une noctuelle commune. La première partie est rédigée par Alexis et la seconde par André.

Comptage des verts luisants au Parc des Beaumonts de Montreuil (93)

Liste des observateurs :

Anne-Isabelle Barthelemy, Alexis Martin, Julien Norwood, Philippe Pirard, Quentin Rome

Les lampyres, ou vers luisants

Les vers luisants, ou lampyres de l’espèce Lampyris noctiluca, sont des coléoptères ayant comme particularité d’être bioluminescents.

Mâles et femelles, à l’âge adulte ou à l’état larvaire, possèdent sur leur abdomen des points lumineux émettant une lumière verte, bien visible la nuit des naturalistes noctambules.

C’est la femelle adulte qui est principalement observée. L’extrémité de son abdomen est particulièrement lumineuse et visible de loin, ce qui lui permet, l’été, d’attirer les mâles lors de la période de reproduction.

femelle de Lampyris noctiluca, Beaumonts, 7 août 2015, cliché Quentin Rome

femelle de Lampyris noctiluca, Beaumonts, 7 août 2015, cliché Quentin Rome

Femelle de Lampyris noctiluca, Beaumonts, 7 août 2015, cliché Quentin Rome

Femelle de Lampyris noctiluca, Beaumonts, 7 août 2015, cliché Quentin Rome

L’espèce connaît un fort dimorphisme sexuel. Les mâles ressemblent à des coléoptères typiques, avec un thorax et un abdomen bien distincts, et des élytres visibles. Les femelles, en revanche, sont beaucoup plus grosses et ressemblent aux larves, d’où le nom vernaculaire, “vers” luisants, donné à l’animal.

Les lampyres se nourrissent essentiellement lorsqu’ils sont à l’état larvaire, en chassant les escargots et les limaces.

Le principal facteur de disparition des lampyres est la pollution lumineuse. Dans les territoires urbains et périurbains, dépourvus de nuit noire, les éclairages empêchent ou limitent fortement la reproduction de l’espèce. Le lampyre constitue ainsi un excellent bio-indicateur de la pollution lumineuse et des capacités d’un milieu à accueillir l’ensemble de l’entomofaune nocturne.

Comptages et conservation au Parc des Beaumonts

En 2014, un premier comptage nocturne fortuit avait permis d’observer 12 animaux regroupés le long d’un des sentiers du parc, à la fin du mois de juillet.

La présence du lampyre au Parc des Beaumonts est exceptionnelle et constitue localement un très fort enjeu de conservation. En pleine banlieue, la présence des verts luisants est un argument supplémentaire qui justifie la haute valeur écologique du parc et son rôle incontournable de réservoir local de biodiversité.

Outre la diversité de ses paysages, le Parc des Beaumonts, suffisamment grand, permet en son sein d’abriter des zones plus sombres, un peu mieux protégées de la pollution lumineuse, et donc plus favorables aux animaux nocturnes.

La nuit du 7 août 2015, nous avons arpenté la plus grande partie du réseau des chemins ouverts au public, de manière à compter tous les vers luisants visibles et procéder ainsi à une évaluation de leur population. Nous avons parcouru les chemins pendant deux heures après la tombée de la nuit. Au total, cinq animaux ont été observés, soit autant de femelles adultes lumineuses. Nous n’avons pas réussi à observer de mâles, ni de larves. Les animaux ont tous été observés disséminés loin les uns des autres, dans les secteurs à proximité immédiate de la pairie centrale.

femelle luminescente de Lampyris noctiluca, Beaumonts, 7 août 2015, cliché Quentin ROme

femelle luminescente de Lampyris noctiluca, Beaumonts, 7 août 2015, cliché Quentin Rome

femelle luminescente de Lampyris noctiluca, Beaumonts, 7 août 2015, cliché Quentin Rome

femelle luminescente de Lampyris noctiluca, Beaumonts, 7 août 2015, cliché Quentin Rome

L’espèce n’a en revanche pas été observée là où elle avait été précédemment vue, en 2014, les habitats favorables ayant disparu. Les lampyres affectionnent en effet les friches de lisières. Celles-ci ont été très fortement impactées lors des travaux paysagers lourds effectués à l’automne 2014, dans le but de lutter contre la fermeture de la prairie. Malheureusement, les structures paysagères favorables aux vers luisants ont été très peu conservées, ce qui pourrait en partie expliquer le faible effectif observé cette année.

Pour 2016 ?

Il serait intéressant de répéter ce comptage en 2016, en multipliant les sorties. La mise en place d’un suivi plus conséquent pourrait reposer sur une sortie nocturne en juin, une seconde en juillet et une troisième en août.

Outre la question de la pollution lumineuse, il sera également important de s’assurer du maintien d’un paysage favorable à l’espèce, en prenant en compte la conservation des zones arbustives qui lui sont propices.

Un observatoire national des vers luisants a été mis en place. Vous pouvez visitez son site :

http://www.observatoire-asterella.fr/vers_luisants/index.php

Alexis Martin le 1 septembre 2015,

Le texte suivant porte sur une espèce de noctuelle qui a été observée au parc des Beaumonts. Les photos présentées n’ont pas été prises dans le parc mais à mon domicile car des chenilles se sont développées sur quelques unes des plantes de mon ba!con. Le réflexe du jardinier est de les éradiquer, celui de l’entomologiste de les élever.

La pollution lumineuse affecte aussi les papillons de nuit. Une récente étude conduite par Koert Van Greffen aux Pays Bas sur la Noctuelle du chou (Mamestra brassicae) a mis en évidence l’influence de la lumière sur la diapause de la chrysalide et sur l’attractivité des femelles.

La chenille de cette espèce qui est polyphage ne sort se nourrir que la nuit.

Chenille de Mamestra brassicae, Vincennes, 23 septembre 2014, cliché André Lantz

Chenille de Mamestra brassicae, Vincennes, 23 septembre 2014, cliché André Lantz

L’étude montre que son développement n’est pas altéré. Par contre les chrysalides formées en automne doivent passer l’hiver pour éclore au printemps. ( Sur la photo suivante la différence de coloration est liée à la durée écoulée depuis la nymphose. La chrysalide jaune orangée n’a que quelques heures alors que la chrysalide brune a déjà plusieurs jours)

Chrysalides de Mamestra brassicae, Vincennes, 14 septembre 2012, cliché André Lantz

Chrysalides de Mamestra brassicae, Vincennes, 14 septembre 2012, cliché André Lantz

La lumière perturbe la diapause et des individus éclosent au début de l’hiver.

imago de Mamestra brassicae,  18 août 2011, cliché André Lantz

imago de Mamestra brassicae, Vincennes, 18 août 2011, cliché André Lantz

L’auteur a aussi montré que les phéromones émises par les femelles sont altérées par l’influence de la lumière nocturne. La quantité et la qualité des phéromones baissent. Un quart des femelles sont fécondées, contre la moitié placée dans le noir total. L’étude a montré que la longueur d’onde intervient. Ce sont les courtes longueur d’onde (bleu du rayonnement visible pour l’œil humain) qui perturbent davantage le cycle de vie de cette espèce. Les longueurs d’onde plus grande (le rouge) n’ont pas influencé le développement.

D’après le résumé de l’article paru dans le n° 177 d’Insectes de l’OPIE.

Voir l’étude « Moths prefer to reproduce in the dark »: http://phys.org/news/2015-04-moths-dark.html

André Lantz le 14 septembre 2015



les Zygènes au parc des Beaumonts by beaumonts

Les Zygènes au parc des Beaumonts

Les Zygènes sont des papillons hétérocères qui volent le jour. Elles font partie de la famille des Zygaenidae.

Les papillons qui nous intéressent appartiennent à la sous-famille des Zygaeninae.

Les Zygènes volent le jour par temps ensoleillé comme les papillons « de jour » ou Rhopalocères. Elles possèdent des taches rouges sur un fond noirâtre pour les ailes antérieures. Les ailes postérieures sont rouges, bordée d’un liseré noir. Ce fond peut apparaître avec des teintes bleutées ou vertes selon l’orientation des rayons lumineux.

Cette livrée caractéristique ,dite aposématique, est un avertissement aux prédateurs (oiseaux) car l’hémolymphe de ces insectes contient des cyanoglucosides toxiques. En effet les chenilles synthétisent et stockent ces substances qu’elles prélèvent dans les Fabacées qu’elles consomment : lotiers, coronilles…

Si les oiseaux ne les consomment pas, elles peuvent quand même être capturées par des araignées. Les chenilles peuvent aussi être parasitées par des hyménoptères.

La détermination des différentes espèces n’est pas toujours immédiate car leur ressemblance (taches rouges sur fond noir) est élevée.

Au parc des Beaumonts ne sont présentes que deux espèces qui peuvent être distinguées assez facilement.

La zygène de la filipendule (Zygaena filipendulae) possède en Île de France 6 taches rouges sur l’aile antérieure et ne présente pas de ceinture abdominale rouge.  Les  deux dernières taches vers l’extrémité de l’aile sont presque jointives. Les antennes sont intégralement noires. La chenille à livrée jaune et noire de cette espèce ne se nourrit pas de filipendule mais de diverses Fabacées dont le lotier corniculé (Lotus corniculatus) présent au parc.

Zygène de la filipendule, Beaumonts, 27 juillet 2012, cliché Andréc Lantz

Zygène de la filipendule, Beaumonts, 27 juillet 2012, cliché Andréc Lantz

Zygène de la filipendule sur Origan, 27 juillet 2015, cliché André Lantz

Zygène de la filipendule sur Origan, 27 juillet 2012, cliché André Lantz

envol de la zygène de la filipendule, 27 juillet 2012, Beaumonts, cliché André Lantz

envol de la zygène de la filipendule, 27 juillet 2012, Beaumonts, cliché André Lantz

La Zygène de la coronille (Zygaena ephialtes) possède en Île de France 5 ou 6 taches rouges sur l’aile antérieure et présente un anneau rouge caractéristique sur l’abdomen. L’extrémité des antennes est blanche. La chenille se nourrit de plusieurs espèces de coronille dont la coronille variée (Securigera varia) commune en île de France et également présente au parc.

Zygène de la coronille, 30 juin 2015, Beaumonts, cliché André Lantz

Zygène de la coronille,
30 juin 2015, Beaumonts, cliché André Lantz

envol de la zygène de la coronille, Beaumonts, 30 juin 2015, cliché André Lantz

envol de la zygène de la coronille, Beaumonts, 30 juin 2015, cliché André Lantz

 On peut remarquer les pointes blanches des antennes sur les clichés ci-dessus ainsi que  l’anneau rouge présent sur l’abdomen. Sur la photo suivante figure une Zygène de la coronille à 5 taches rouges sur l’aile antérieure.

Zygène de la coronille, Beaumonts, 7 juillet 2013, cliché André Lantz

Zygène de la coronille, Beaumonts, 7 juillet 2013, cliché André Lantz

La Zygène de la coronille est moins abondante que celle de la filipendule.

On observera facilement les Zygènes butiner les knauties, scabieuses, ou centaurées. Elles ne dédaignent pas non plus les marjolaines ou origan (Origanum vulgare) . J’ai observé qu’au parc les imagos de la Zygène de la filipendule émergeaient plus tôt que ceux de la filipendule.

Fin juin et début juillet pour Z. ephialtes, début à fin juillet pour Z. filipendulae.

André Lantz le 26 juillet 2015.



Fin d’Hiver 2015 (suite) by beaumonts

 

Fin d’hiver 2015 (suite)

Peu de précipitation en ce mois de mars, ce qui n’est ni propice aux batraciens ni aux champignons. Certaines journées ensoleillées, mais dans l’ensemble des nuits bien fraîches.

Ce qui n’a pas fait sortir beaucoup d’insectes et de batraciens. Une floraison relativement habituelle de plantes communes des milieux rudéralisés ou prairaux : Ficaires, Pissenlits, violettes et lamiers blancs, cardamine hirsute, véronique de perse.

Une nouvelle espèce de champignon a quand même pu être observée. Il s’agit de la Pézize variable (Peziza varia).

Peziza varia, Pezize variable, fructifications, 11 mars 2015, cliché André Lantz

Peziza varia, Pezize variable, fructifications, 11 mars 2015, cliché André Lantz

C’est un ascomycète d’assez grande taille de plusieurs cm. Plusieurs Apothécies (fructifications) peuvent être groupées comme sur l’exemple de la photo.

L’hyménium (surface produisant les spores) est brun. La marge est plus ou moins érodée. La surface externe est couverte d’une pruine blanchâtre sale qui disparaît avec l’âge. La chair cassante n’exsude pas de lait. Les spores sont ellipsoïdes et parfaitement lisses. La photo suivante illustre les formes des spores groupées par 8 dans les asques.

Spores et asques de la Pézize variable, 16 mars 2015, cliché André Lantz

Spores et asques de la Pézize variable, 16 mars 2015, cliché André Lantz

Ce champignon saprophyte peut se rencontre à terre , dans des gravats ou sur débris ligneux, dans des milieux très variés. Il a fructifié sur « la montagne » des coupes de la zone centrale réalisée en octobre denier et stockée au début de l’allée des marronniers.

Les diptères ne craignent pas les matinées un peu froides pour faire leur travail de pollinisateur. L’Éristale persistante ou Éristale opiniâtre (Eristalis pertinax) est un syrphe floricole commun.

Mâle d'Eristale opiniâtre (Eristalis pertinax) butinant un capitule de pissenlit, 17 mars 2015,  cliché André Lantz

Mâle d’Eristale opiniâtre (Eristalis pertinax) butinant un capitule de pissenlit, 17 mars 2015, cliché André Lantz

La distinction avec son sosie l’ Éristale gluante ou Éristale tenace (Eristatis tenax) n’est pas toujours aisée à faire à partir d’un cliché photographique. Il est toujours recommandé  de prendre l’insecte sous plusieurs plans afin de disposer plus tard d’éléments de comparaisons.

L’un des critères d’identification de l’espèce s’avère net sur cette photo : Les tarses (extrémités des pattes) des deux premières paires sont jaunes pour l’espèce pertinax et noirâtres pour tenax.

Mâle d'Eristale opiniâtre (Eristalis pertinax) butinant sur un capitule de pissenlit, 17 mars 2015;, cliché André Lantz

Mâle d’Eristale opiniâtre (Eristalis pertinax) butinant sur un capitule de pissenlit, 17 mars 2015;, cliché André Lantz

Un autre syrphe Eupeodes luniger a pu être photographié. La forme des taches jaunes de l’abdomen pourrait à première vue le faire confondre à un autre syrphe du genre Scaeva.

Mâle d'Eupeodes luniger, 17 mars 2015, cliché André Lantz

Mâle d’Eupeodes luniger, 17 mars 2015, cliché André Lantz

Les deux genres se distinguent entre autre par l’absence (Eupeodes) ou la pilosité (Scaeva) des yeux.

Les premiers « boudons », en général des reines, éclosent vers le printemps et viennent butiner les premières fleurs.

Bombus vestalis, 17 mars 2015, cliché André Lantz

Bombus vestalis, 17 mars 2015, cliché André Lantz

Cet exemplaire restait au sol attendant un peu de chaleur avant de s’affairer à rechercher les fleurs de pissenlits. Il s’agit sans doute de Bombus vestalis, assez commun dans le parc, qui parasite plusieurs bourdons dont le bourdon terrestre (Bombus terrestris).

Notre sortie nocturne de comptage et d’observation des batraciens vers la mi mars a été un peu moins décevante que celle que nous avions relatée dans notre précédent article. Nous avons pu observer quelques mâles de crapaud commun (Buffo buffo). Nous avons pu photographier à la mare de Brie ce beau mâle de triton ponctué (Lissotriton vulgaris) parmi quelques uns de ses congénères.

mâle de Triton ponctué, 19 mars 2015, cliché André Lantz

mâle de Triton ponctué, 19 mars 2015, cliché André Lantz

Il est indiqué dans l’ouvrage « Atlas des amphibiens et reptiles de la Seine-Saint-Denis rédigés par J. Lescure, J-C. De Massany et F. Oger » que cette espèce est relativement bien répandu sur le département , mais souvent présent en faible quantités. L’espèce est aussi très sensible à la présence de poissons. C’est donc une espèce dont l’enjeu de conservation aux Beaumonts est important.

Le triton alpestre (Ichthyosaura alpestris) qui avait été observé en grand nombre en 2014 n’a été trouvé qu’en quelques exemplaires lors de cette sortie.

Triton alpestre, 19 mars 2015, cliché André Lantz

Triton alpestre, 19 mars 2015, cliché André Lantz

Espèce plus montagnarde que de plaine, en Île de France cette espèce est rare. Selon l’ouvrage cité ci-dessus, l’espèce ne serait présente en Seine-Saint-Denis que dans le bois St Martin car elle fréquente les massifs forestiers limitrophes d’Armainvilliers, de Ferrières, et du bois (ou Forêt) Notre-Dame. Cette espèce aurait été introduite il y a entre 15 et 20 ans au parc des Beaumonts. Comme pour le triton ponctué, le triton alpestre est très sensible aux poissons. Son ventre orangé est très caractéristique.

face ventrale du mâle de triton alpestre, 19 mars 2015, cliché André Lantz

face ventrale du mâle de triton alpestre, 19 mars 2015, cliché André Lantz

Le ru étant asséché n’assure plus la continuité écologique entre les trois mares du parc. Alors que l’an passé on pouvait y observer les parades nuptiales des tritons et des crapauds, nous n’avons observé aucun batracien cette année.

Malheureusement les pontes de la grenouille rousse que nous avions illustrées dans l’article précédent étaient complétement desséchées : aucune n’a survécue. C’est un coup dur pour la population de grenouilles rousses du parc qui poourraient tout simplement disparaître si elles n’arrivaient pas à se reproduire.

La grenouille rousse constitue un enjeu de conservation important en Île-de-France, et un enjeu de conservation très fort pour le parc des Beaumonts. La présence de l’espèce est en effet exceptionnelle dans notre parc. En outre, la grenouille rousse constitue un enjeu national : vulnérable, elle est en déclin dans une grande partie de son aire de répartition du fait de la destruction de ses habitats.

Malgré la vigilance des membres de notre association et leur exigence affirmée à plusieurs reprises de réalimenter le système des mares, la remise en eau par les services municipaux a été beaucoup trop tardive , et en absence de pluie nous avons retrouvé la mare du milieu complètement sèche. La nouvelle gestion des reponsabilités entre Est-Ensemble et la municipalité retarde les prises de décision. Il nous semble indispensable qu’à l’avenir s’établisse une méthode d’organistaion afin que de telles pertes de biodiversité (ou d’autres à venir) ne puissent plus se reproduire.

André Lantz avec le concours de Pierre Delbove et Alexis Martin, le 26 mars 2015.