Beaumonts nature en ville


Les Pyrales des Beaumonts. Scopariinae et Acentropinae by beaumonts

Ce nouvel article est une suite sur l’étude des Pyrales du parc. Nous invitons le lecteur à se reporter à la bibliographie du précédent article.

SCOPARIINAE

Les Imagos de cette sous-famille sont assez souvent positionnés au repos sur des troncs d’arbres ou des rochers couverts de mousse ou de lichens. Ces insectes possèdent sur les ailes antérieures quelques lignes sinueuses blanchâtres et des taches foncées. Cette livrée facilite leur camouflage par homochromie. Bien frais, il est possible avec l’habitude de distinguer les différentes espèces sans recourir à l’examen des pièces génitales. Les ailes postérieures, couvertes par les antérieurs au repos sont d’un gris uniforme plus ou moins foncé. Plus de 500 espèces ont été décrites dans le monde dont une cinquantaine en Europe. Du fait de leur ressemblance, leur aires de répartitions restent mal connues.

Dans cette famille il n’y a pas de dimorphisme sexuel.

 Scoparie commune, Scoparia ambigualis (Treitschke, 1829)

Synonyme : Eudorée commune

Taille : LAA : 7 à 9 mm, envergure : 15-22 mm

Période de vol notée aux Beaumonts : juin. Dans son aire de répartition : mai-juillet.

Répartition : presque toute l’Europe.

Statut : assez commun.

Habitat : mousses, Lieux boisés.

Visible surtout le soir, attiré par la lumière.

Diagnose : Ces papillons très variables ont des ailes antérieures de couleur de fond brun-ocre avec les lignes brisées claires et des taches sombres quasi noires. Les ailes postérieures sont unies et claires.

Autres espèces proches : Eudonia truncicolella (ailes antérieures plus pointues et marques plus noires) et Scoparia basistrigalis (plus grand 20-23 mm, sans teinte ocre). Eudonia lacustrata (Panzer, 1804) très voisine.

Eudorée commune, Biotope des Mares, Neuilly-Plaisance, 4 juillet 2015, cliché: André Lantz

Eudorée des vergers, Scoparia pyralella (Denis & Schiffermüller, 1775)

Taille : envergure : 17-22 mm

Période de vol notée aux Beaumonts : juin. Dans son aire de répartition : mai-août.

Répartition : Presque toute L’Europe et la France.

Statut : commun, mais peu présente aux Beaumonts.

Habitat : mousses, matières végétales en décomposition.

Diagnose : Espèce très contrastée. Aile antérieure blanchâtre. Des taches orangées cernées de noir sont bien distinctes.

Scoparia pyralella, Beaumonts, 18 juin 2013, cliché: André Lantz

Eudorée anguleuse, Eudonia angustea (Curtis, 1827)

Taille : envergure : 15-20 mm

Période de vol notée aux Beaumonts : avril, septembre-décembre. Dans son aire de répartition : février-juillet / septembre-décembre.

Répartition: Cette espèce se rencontre facilement sur le littoral. Elle est apparue depuis quelques années en Île-de-France. Elle a été vue chaque année depuis 2016 sur les murs des rues voisines du parc. 

Statut : plus ou moins communes selon les stations.

Habitat : mousses.

Souvent observée sur les murs.

Diagnose : Ailes étroites et pointues à l’apex.

Eudonia angustea, Montreuil, rue de charmes, 18 octobre 2016, cliché André Lantz

Eudonia angustea, Montreuil, rue Gaston Lauriau, 3 novembre 2018, cliché: André Lantz

Eudorée commune, Eudonia mercurella (Linnaeus, 1758)

Taille : envergure : 16-19 mm

Période de vol notée aux Beaumonts : mai-août. Dans son aire de répartition : mai-septembre.

Répartition : Presque partout en Europe et partout en France, u compris en Corse.

Statut : très commun.

Habitat : mousses, forêts, vergers, parcs. Se rencontre souvent sur les troncs des arbres et des rochers.

Diagnose : Coloration assez variable. Les lignes anté et postmédianes blanches se détachent bien sur le fond noir. La zone médiane généralement noire peut être plus ou moins envahie de blanc. Cette zone blanche n’atteint pas la ligne antémédiane.

Eudorée commune, Beaumonts, 11 août 2012, cliché : André Lantz

Eudorée pâle, Eudonia pallida (Curtis, 1827)

Taille : envergure : 16-19 mm

Période de vol notée aux Beaumonts : mai-juin, octobre. Dans son aire de répartition : mai-octobre.

Répartition : Presque partout en Europe et en France. Absent de Corse. Au parc des Beaumonts s’observe dans la friche centrale.

Statut : assez commun.

Habitat : mousses terrestres et lichens. L’adulte se tient dans les plantes basses en journée. Parcs, jardins, friches ensoleillées, mais également en milieu humide.

Diagnose : Ailes claires avec les lignes transversales blanches peu marquées. La postmédiane est presque rectiligne.

Eudonia pallida, Moulin du Sempin (Montfermeil), 1 juin 2014, cliché André Lantz

ACENTROPINAE

Anciennement désignée par Nymphulinae, cette sous-famille regroupe des espèces dont les chenilles vivent dans l’eau et consomment des plantes aquatiques. Il y a une quinzaine d’espèces en Europe. Dans cette famille les imagos présentent souvent un dimorphisme sexuel prononcé. Les femelles se caractérisent par une taille plus grande et des ailes plus élancées.


 L’hydrocampe de la lentille d’eau, Cataclysta lemnata (Linnaeus, 1758)

Synonyme : la petite marque de porcelaine

Taille : envergure : 17–19 mm (mâles) et 22–24 mm (femelles)

Période de vol notée aux Beaumonts : juin-août. Dans son aire de répartition : mai-septembre.

Répartition : Presque partout en Europe et en France.

Statut : Commun.

Habitat : mares, fossés, canaux ; lié aux plantes-hôte de la chenille, surtout les lentilles d’eau (Lemna sp.). Les imagos restent près des eaux stagnantes :

Diagnose : dimorphisme sexuel (la femelle est plus grande que le mâle et plus sombre). La femelle est de couleur beige, le mâle a les ailes de couleur blanc brillant. Les deux sexes possèdent sur les ailes postérieures une ligne noire ponctuée de points bleus. Espèce plutôt diurne.

Hydrocampe de la lentille d’eau. Beaumonts, 25 juin 2015, cliché: Pierre Rousset

A. Lantz et P. Rousset le 12 novembre 2018

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Quelques nouvelles images automnales by beaumonts

Quelques nouvelles images automnales

Grâce aux observations très matinales de notre collègue ornithologue David Thorns, La présence du Renard roux (Vulpes vulpes) a pu être photographiée. Sa présence avait déjà été notée il y a plusieurs années mais nous ne l’avions pas revu durant ces dernières années. J’ai eu l’occasion d’en observer de jour dans le bois de Vincennes relativement proche.

Renard Roux, Beaumonts, 16 septembre 2014, cliché David Thorns

Renard Roux, Beaumonts, 16 septembre 2014, cliché David Thorns

Renard roux, Beaumonts, 16 septembre 2014, cliché David Thorns

Renard roux, Beaumonts, 16 septembre 2014, cliché David Thorns

Les araignées ont été particulièrement nombreuses en ce début d’automne. L’épeire diadème (Araneus diadematus) est l’espèce la plus commune au parc et dans la majorité des lieux proches des habitations. S’il est fort aisé de voir les femelles au milieu de la toile ou cachées dans la végétation à proximité, il est plus rare de pouvoir observer le mâle. Celui-ci est de taille plus modeste surtout au niveau de l’abdomen. Pour féconder la femelle il doit être très rapide et vigilant s’il ne veut pas se retrouver capturé et mangé par la femelle. La période d’approche, telle que j’ai pu l’observer dure de quelques minutes à une bonne dizaine de minutes. En général si la femelle est réceptrice, sa position n’est pas celle que l’on observe habituellement au centre de la toile, pattes étalées mais à environ mi distance entre le centre et la périphérie, pattes ramassées. Le mâle arrive lentement par la périphérie et utilise sa première paire de pattes pour émettre et recevoir les vibrations. Sa progression est de plus en plus lente au fur et à mesure qu’il s’approche de la femelle. Cette phase dure donc plusieurs minutes. l’accouplement ne dure qu’une à quelques secondes avant que le mâle ne fuit ou se laisse tomber.

Mâle d'Epeire diadème, face ventrale, Beaumonts, 18 septembre 2014, cliché André Lantz

Mâle d’Epeire diadème, face ventrale, Beaumonts, 18 septembre 2014, cliché André Lantz

Les photos suivantes illustrent le mâle en approche de la femelle ainsi que l’accouplement.

Couple d'Epeire diadème, Beaumonts, 18 septembre 2014, cliché André Lantz

Couple d’Epeire diadème, Beaumonts, 18 septembre 2014, cliché André Lantz

Le mâle est  à gauche sur la photo ci-dessus.

Accouplement d'Araneus diadematus, Beaumonts, 18 septembre 2014, cliché André Lantz

Accouplement d’Araneus diadematus, Beaumonts, 18 septembre 2014, cliché André Lantz

La Méta d’Automne (Metellina segmentata) est commune en automne. Je l’ai déjà présentée sur le site lorsqu’elle était sur sa toile. Cette Méta se trouvait sur des graminées parmi la végétation basse.

Méta d'automne, Beaumonts, 4 septembre 2014, cliché André Lantz

Méta d’automne, Beaumonts, 4 septembre 2014, cliché André Lantz

Un nouvel insecte à fait son appariton au parc. Il s’agit de la pyrale du buis (Cydalima perspectalis). La forme la plus souvent rencontrée possède des ailes blanches légèrement irisées et bordées de noir.  Le thorax et l’abdomen de l’adulte sont blancs. L’extrémité abdominale est noirâtre.

Cette espèce invasive en Europe est originaire de Corée, du Japon et de Chine. Elle a été introduite accidentellement dans une importation de buis ornementaux en Allemagne en 2006. Elle s’est répandue progressivement vers l’ouest et le sud de la France. Les premiers exemplaires ont été aperçus en Île de France en 2012 et dans Paris on pouvait en rencontrer déjà facilement en 2013. En 2014 j’ai observé de nombreux imagos en ville aussi bien à Vincennes qu’à Montreuil. Ce lépidoptère nocturne, attiré comme les autres par les lumières se pose en effet facilement sur les murs des habitations où il y reste immobile en journée. Sa taille importante et sa livrée ne passe pas inaperçues. Il a été photographié au parc bien que les buis ne s’y trouvent pas, mais le cimetière n’est pas très loin.

Pyrale du buis (Cydalima perspectalis), Beaumonts, 19 Août 2014, cliché André Lantz

Pyrale du buis (Cydalima perspectalis), Beaumonts, 19 Août 2014, cliché André Lantz

Cette espèce se trouvait aussi à la même époque au parc floral de Paris. La chrysalide est mise ici en évidence après avoir déplié des feuilles de buis qui avaient été fermées pour protéger la chenille avant sa nymphose.

Chrysalide de la pyrale du buis, Parc floral, 15 septembre 2014, cliché André Lantz

Chrysalide de la pyrale du buis, Parc floral, 15 septembre 2014, cliché André Lantz

Lors d’une nuit d’observation en septembre des lépidoptères à Montfermeil  (Seine-Saint-Denis) nous avons compté pas moins d’une vingtaine d’imagos attirés par la lampe. Si la forme blanche y était particulièrement majoritaire, la forme foncée (il ne reste que la tache discale de l’aile antérieure qui est blanche) était représentée par 3 individus. Cette espèce peut admettre trois générations dans une année. On dit alors que l’espèce est trivoltine.

Forme sombre de la pyrale du buis, attirée par la lumière, Le Sempin à Montfermeil, 12 septembre 2014, cliché André Lantz

Forme sombre de la pyrale du buis, attirée par la lumière, Le Sempin à Montfermeil, 12 septembre 2014, cliché André Lantz

Les dégâts occasionnés sur les buis sont importants.

Un nouveau champignon a fructifié cet automne près de la mare perchée. Il s’agit de l’Inocybe doux-amer (Inocybe dulcamara). C’est un assez petit champignon dont le chapeau ne dépasse pas 4 à 5 cm de diamètre. Il est très feutré de couleur brun-roux. Les lames émettent en les froissant une légère odeur de miel. Sa saveur est douce ou un peu amère. Il est toxique. Il y en avait plus d’une dizaine au même endroit. Vu son emplacement il est associé aux saules qui bordent la mare. Il pourrait cependant se retrouver sous d’autres feuillus.

Inocybe dulcamara, Beaumonts, 19 septembre 2014, cliché André Lantz

Inocybe dulcamara, Beaumonts, 19 septembre 2014, cliché André Lantz

La SMF organise comme chaque année une exposition de champignons au Parc Floral de Paris (situé à Vincennes) au pavillon 18 du vendredi après-midi 17 octobre au lundi après-midi 20 octobre.

Une conférence sur les champignons du bois de Vincennes aura lieu le samedi 18 vers 15 heure et une autre sur la toxicité des champignons le dimanche 19 à la même heure. L’entrée du marc floral et de l’exposition est gratuite. Venez nombreuses et nombreux à cette exposition.

 

André Lantz le 1er octobre 2014.

 



Printemps hâtif by beaumonts

Des printemps qui ne se ressemblent pas!

En 2013 Il était particulièrement tardif et cette année il est bien hâtif.

 Si l’on compare les sorties de quelques uns de nos rhopalocères, en 2013 le premier paon du jour (Aglais io) avait été observé le 25 mars en 2013 alors qu’en 2014 il volait le 8 mars.

Paon du jour, 11 mars 2014, cliché André Lantz

Paon du jour, 11 mars 2014, cliché André Lantz

Chenille du Paon du jour, 28 août 2013, cliché André Lantz

Chenille du Paon du jour, 28 août 2013, cliché André Lantz

Pour le Robert-le-Diable (Polygonia c-album), plusieurs individus volaient cette année dès le 8 mars alors qu’en 2013 un seul exemplaire avait été vu le 7 avril ! 

Robert-le-Diable butinant des fleurs de prunellier, 16 mars 2014, cliché André Lantz

Robert-le-Diable butinant des fleurs de prunellier, 16 mars 2014, cliché André Lantz

Parmi les noctuelles, l’Orthosie du cerisier  (Orthosia cerasi) était sortie le 21 février. Comme la majorité des noctuelles, l’imago vole uniquement la nuit et peut s’observer sur les murs des habitations en journée. C’est une espèce commune dont la période de vol débute en février et se termine en mai. Cette espèce est univoltine (une seule génération par an). La chenille se développe sur les arbres caducifoliés.

Chenille de l'Orthosie du cerisier sur Erable, 21 avril 2011, cliché André Lantz

Chenille de l’Orthosie du cerisier sur Erable, 21 avril 2011, cliché André Lantz

 

Imago de l'Orthosie du cerisier, 21 février 2014, cliché André Lantz

Imago de l’Orthosie du cerisier, 21 février 2014, cliché André Lantz

 Le Ptérophore commun (Emmelina monodactyla) est plus facile à identifier sur un mur que dans la végétation où il passe totalement inaperçu. Cette espèce est nocturne et attirée par les lumières.

 

Ptérophore commun, 11 mars 2014, cliché André Lantz

Ptérophore commun, 11 mars 2014, cliché André Lantz

La petite tortue (Aglais urticae), qui n’avait été revue qu’en 2013 (année à petites tortues selon  les observations réalisées par Naturparif) a été observée par Thierry Laugier les 8 et 9 mars dernier. Un exemplaire un peu defraîchi volait sur les sentiers ensoleillés du parc ce 16 mars.

Petite tortue au soleil, 16 mars 2014, cliché André Lantz

Petite tortue au soleil, 16 mars 2014, cliché André Lantz

Un autre imago butinait les fleurs de prunus le 19 mars

 

Petite tortue, le 19 mars 2014, cliché André Lantz

Petite tortue, le 19 mars 2014, cliché André Lantz

 

Enfin les premiers imagos du Tircis (Pararge aegeria tircis) venaient d’éclore en sous-bois. En 2013 j’avais observé les premiers adultes le 19 avril et en 2012 le 16 mars.

Tircis venant d'éclore, 16 mars 2014, cliché André Lantz

Tircis venant d’éclore, 16 mars 2014, cliché André Lantz

Tircis , ailes étalées, 16 mars 2014, cliché André Lantz

Les diptères sont souvent moins sensibles aux conditions thermiques pour sortir et polliniser les premières fleurs

Les premiers syrphes ont déjà fait leur apparition en février. Dès le 10 février volait aux premiers rayons de soleil le syrphe ceinturé (Episyrphus balteatus). C’est une espèce migratrice qui remonte du sud plus tardivement. Un grand nombre d’individus se déplacent aussi vers le sud en automne, mais ce sont des individus des générations ultérieures. Des femelles fécondées hibernent sur place et ressortent aux premiers beaux jours.

Syrphe ceinturé, 10 février 2014, cliché André Lantz

Syrphe ceinturé, 10 février 2014, cliché André Lantz

 Le syrphe du groseillier (Syrphus ribesii) butinait déjà les fleurs de prunellier.

Syrphe du groseillier, 11 mars 2014, cliché André Lantz

Syrphe du groseillier, 11 mars 2014, cliché André Lantz

Une petite mouche Suillia variegata voletait en sous-bois également à la date du 10 février.

Suillia variegata, 11 février 2014, cliché André Lantz

Suillia variegata, 11 février 2014, cliché André Lantz

Dans le même genre se trouve la mouche de la truffe noire (en réalité il y a plusieurs espèces du genre Suillia inféodées aux truffes) qui est attirée par son odeur car sa larve se nourrit de ce champignon ascomycète mycorhizien (Tuber melanosporum).

 La nervure costale de l’aile est caractérisée par de nombreuses épines.

Les larves du genre Suillia sont coprophages, saprophages et surtout mycétophages. Les adultes résistent bien à des températures basses et on peut donc les observer en hiver.

La Scathophage stercoraire, mouche du fumier ou mouche à merde (Scatophaga stercoraria) est très velue d’une belle couleur jaune. Elle porte pour cette raison également le nom moins commun de mouche à toison jaune. L’adulte capture de petites mouches pour son repas et les larves de cette espèce se nourrissent d’autres larves d’insectes coprophages.

Scatophage stercoraire mâle, 1 mars 2014, cliché André Lantz

Scatophage stercoraire mâle, 1 mars 2014, cliché André Lantz

 

Scatophage stercoraire mâle, 1 mars 2014, cliché André Lantz

Scatophage stercoraire mâle, 1 mars 2014, cliché André Lantz

Enfin n’oublions pas non plus l’apparition des jeunes araignées dans le parc. Plusieurs juvéniles de la pisaure admirable (Pisaura mirabilis) profitaient des rayons du soleil en cette douceur printannière.

Pisaure admirable, 1 mars 2014, cliché André Lantz
Pisaure admirable, 1 mars 2014, cliché André Lantz

Cette année les 24h de la biodiversité organisées par le Conseil Général se Seine-Saint-Denis se dérouleront les Samedi 14 juin et Dimanche 15 juin.

Réservez déjà ces dates sur vos agendas.

 André Lantz, le 16 mars 2014


Lépidoptères en balade by beaumonts

> André LANTZ

Le temps de la dernière semaine n’a pas été très ensoleillé mais les rares heures de soleil ont prouvé que la biodiversité en lépidoptères est bien réelle aux Beaumonts.

Une trentaine d’espèces différentes volaient ou se reposaient dans la végétation, dont de nouvelles espèces pour les Beaumonts.

Une très élégante géomètre vole de jour et aussi de nuit. Sa chenille est polyphage. Il s’agit de la « divisée», Siona lineata, à cause des lignes noires au niveau des nervures qui contrastent avec le fond blanc crème des ailes.

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Siona lineata face dorsale. André Lantz, mai 2009.

Siona lineata face ventrale. André Lantz, mai 2009.

Siona lineata face ventrale. André Lantz, mai 2009.

 

Les premières belle-dame étaient en migration et certaines se sont arrêtées dans les milieux découverts.

Enfin la première «Goutte de sang» ou «Écaille du séneçon», Tyria jacobea venait de sortir.

Tyria jacobea, ou «Goutte de sang». André Lantz, mai 2009.

Tyria jacobea, ou «Goutte de sang». André Lantz, mai 2009.

 

On peut encore, si l’on regarde attentivement, voir des microlépidoptères comme le Glyphipterix Simpliciella voleter et se poser dans diverses fleurs.

Glyphipterix Simpliciella. André Lantz, mai 2009.

Glyphipterix Simpliciella. André Lantz, mai 2009.



Que c’est beau ! by beaumonts
avril 27, 2009, 7:03
Filed under: 4. LA FLORE, Batraciens, Observations diverses

> Kolin KOBAYASHI

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Un ami de passage aux Beaumonts
nous envoie ces superbes images. 
Merci Kolin !



Les couleurs du printemps by beaumonts

> André LANTZ

Les arbres fruitiers du parc (pommiers, merisiers) sont en fleurs ainsi que les pissenlits, les lamiers rouges et blancs (orties blanches). C’est pour attirer les pollinisateurs…

 

En ce mois d’avril, on peut voir l’aurore (Anthocharis cardamines), papillon au dimorphisme sexuel prononcé.

Le mâle se distingue par les extrémités de ses ailes antérieures d’un bel orange vif, alors que la femelle est blanche et se confond facilement au vol avec les autres piérides de la rave et du navet qui sont nombreuses dans le parc. Par contre, la partie postérieure des ailes inférieures se caractérise pour les deux sexes d’un joli marbré de vert. La chenille se nourrit de diverses crucifères dont la cardamine des prés (quelques pieds de cardamine se trouvent au niveau de la mare perchée).

Cette espèce vole beaucoup et ne se pose que très peu de temps sur la végétation.

Anthocaris cardamines mâle. André Lantz, avril 2009.

Anthocaris cardamines mâle. André Lantz, avril 2009.

Anthocaris cardamines femelle. André Lantz, avril 2009.

Anthocaris cardamines femelle. André Lantz, avril 2009.

 

Deux nouvelles (pour les Beaumonts) espèces printanières de microlépidoptères ont été observées cette semaine. Il s’agit de deux petits papillons diurnes de la famille des Adelidae.

Ces lépidoptères se caractérisent par des ailes antérieures aux reflets métalliques et possèdent de très longues antennes.

La photo prise est celle du Nematopogon swammerdamella. Les ailes antérieures sont beige métallique.

L’autre espèce qui n’a pu être photographiée est Adela reaumurella. Les ailes sont d’un beau vert sombre métallique et les antennes noires.

Les chenilles vivent dans la litière de feuilles mortes de chêne, de hêtre, d’érable…

Nematopogon swammerdamella. André Lantz, avril 2009.

Nematopogon swammerdamella. André Lantz, avril 2009.

Nematopogon swammerdamella. André Lantz, avril 2009

Nematopogon swammerdamella. André Lantz, avril 2009

 

Le Pieris brassicae a également été photographié.

Pieris brassicae femelle. André Lantz, avril 2009.

Pieris brassicae femelle. André Lantz, avril 2009.



Le printemps des crapauds by beaumonts
avril 20, 2009, 12:37
Filed under: 3. LA FAUNE, Batraciens, Observations, Observations diverses | Étiquettes: , ,

> Thierry LAUGIER

Comme chaque année à pareille époque, aux Beaumonts comme partout, nos batraciens sortent de leur torpeur, témoins ce crapaud commun, pris in situ, puis dans la main de Pierre Delbove, grand dompteur de crapauds devant l’Eternel, et (3e photo) cet alyte accoucheur, que l’on pourrait croire, bien à tort, quelque peu endormi…

 

Crapaud commun. Thierry Laugier, mars 2009

Crapaud commun. Thierry Laugier, mars 2009

Crapaud commun. Thierry Laugier, mars 2009

Crapaud commun. Thierry Laugier, mars 2009

Alyte. Thierry Laugier, mars 2009.

Alyte. Thierry Laugier, mars 2009.