Beaumonts nature en ville


Ecaille et yponomeute (suite) by beaumonts

L’écaille chinée (Euplagia quadripunctaria) est un papillon nocturne qui peut aussi butiner de jour. Je ne l’ai toujours vu qu’au repos au parc des Beaumonts. C’est un véritable feu d’artifice quand il s’envole car on est alors surpris par le beau rouge franc des ailes postérieures. Chacune de ces ailes  est agrémentée de deux points noirs, d’où la désignation latine.

Ecaille chinée sur clématite, Cliché André Lantz, 20 juillet 2010

Cette espèce est davantage méridionale et thermophile. Elle vole de juillet à septembre en une seule génération (espèce monovoltine). Les chenilles se nourrissent de diverses plantes.

Des dizaines de milliers de ce papillon se  rassemblaient dans l’île de Rhodes.

 

Dans une de mes notes précédentes j’avais montré des chenilles d’Yponomeute. Après « éducation » des chenilles sur leur plante hôte, (ce terme « éducation » figure dans le carton à insectes de la collection de référence du MNHN de Paris ; on élève bien les enfants et certains deviennent même obèses !) je viens d’obtenir quelques imagos. Le nom latin (Yponomeuta mahalebella) est tiré de la plante hôte, le cerisier mahaleb (Prunus mahaleb). Ce nom arabe désigne une épice aromatique tirée de l’amande pulvérisée de la cerise noire. En effet cette plante se trouve fréquemment dans le bassin méditerranéen.

Adulte fraichement éclos d'Yponomeuta mahalebella, Cliché A. Lantz le 20 juillet 2010

Cette espèce, comme les autres espèces d’yponomeutes, est nocturne et reste au repos toute la journée. Il n’est donc pas possible de la voir voler. Je rappelle que les chenilles sont grégaires et vivent dans une toile dans laquelle elles tissent chacune un petit cocon pour se nymphoser.

Cerisier de Sainte Lucie, Cliché André Lantz le 22 juillet 2010

 Dans l’atlas de la flore sauvage de Seine-Saint-Denis, cet arbuste pousse dans les fourrés de recolonisation et les pelouses marneuses. Sa présence à Montreuil y est bien idiquée. Son nom commun « Sainte Lucie » provient d’un couvent  (Sainte Lucie du Mont) situé dans la Meuse qui utilisait ce bois au XVII siècle pour la fabrication de petits objets religieux.

 

André Lantz, le 23 juillet 2010.
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