Classé dans : 3. LA FAUNE, Insectes, Papillons | Mots-clefs: chématobie hiémale, Géomètre, Lépidoptère
La Chématobie hiémale
L’hiver est revenu
Les fleurs ont disparu
Mais la chématobie hiémale est réapparu !
Ce papillon de la famille des géomètres, appelé aussi phalène brumeuse (Operophtera brumata) avait déjà été observé l’an passé à partir du 7 décembre.
Un petit commentaire et un cliché avait été placé sur le site en 2008.
Les rayons du soleil en matinée ont rehaussé d’or les franges des ailes de ce mâle fraichement éclos. L’adulte vole de nuit et est attiré par les lumières des réverbères. Il peut se poser sur les murs éclairés la nuit. Les géomètres nocturnes repartent en général le matin car elles n’apprécient pas d’être exposées au soleil et vont se placer à l’ombre sous les feuilles ou sur divers supports.
Le dimorphisme sexuel est très marqué. En effet les ailes très réduites des femelles, nettement plus petites que le corps de l’insecte, ne leur permettent pas de voler.
André Lantz le 3/12/2009 .
Classé dans : 4. LA FLORE, Mycologie | Mots-clefs: Basidiomycète, Champignon, Lépiste, Volvaire
C’est l’automne… Les feuilles tombent et les champignons sortent !
L’humidité et la douceur de novembre sont propices à de nouvelles émergences de champignons.
La volvaire gluante (Volvariella speciosa) possède un chapeau visqueux par temps humide. La belle couleur grise des jeunes exemplaires passe avec l’âge et devient un peu ocre. Le chapeau s’étale aussi en vieillissant. Les lames sont rosâtres. Il n’a aucun intérêt culinaire.
Le pied violet (Lepista personata) est un cousin du pied bleu que l’on trouve dans les forêts de feuillus, et du lépiste sordide (Lepista sordida) présenté dans une note précédente.
Seul le pied de ce champignon possède la coloration violette. Les lames sont blanc crème clair. C’est une espèce qui pousse surtout sur les prairies et pelouses. Si le sol n’est pas pollué c’est alors un bon comestible.
Enfin une feuille du cerisier japonais pour clore cette impression d’automne au parc des Beaumonts.
André Lantz, le 19 novembre 2009
Classé dans : 4. LA FLORE, Mycologie | Mots-clefs: Basidiomycète, Champignon, Lépiote, Lépiste
Si les coprins restent abondants en cette saison, d’autres espèces de champignons sont sorties.
Cette belle lépiote déguenillée (Macrolepiota rhacodes variété venenata) est toxique. Les squames sur le chapeau sont d’un brun plus foncé que celle du type et s’étalent de manière radiale à partir du sommet formant une sorte d’étoile. Le bulbe est volumineux, le pied possède un anneau. Cette espèce semble se plaire dans des milieux plus nitrophiles (qui aime l’azote) que le type.
Sur le plan étymologique Lépiote vient du mot grec lepis qui signifie écaille, squame. C’est la même origine que l’on retrouve dans lépidoptère : ailes (pteros) recouvertes d’écailles. Macro signifie grand. Racos signifie déchirure, d’où le nom déguenillée ou en haillons.
On pourra aussi distinguer un diptère sur la gauche du chapeau.
La pholiote du peuplier (Agrocybe cylindracea) est très claire et possède un anneau assez ample. Les champignons sont regroupés nombreux sur une souche. C’est un champignon comestible.
Le mot agrocybe est formé du grec agro (champ, campagne) et de cybe (tête).
A l’extrémité droite de ce cliché un gendarme se cache ! A vous de le retrouver. Ce n’est pas un garde du parc mais une petite punaise rouge et noire (Pyrrhocoris apterus) commune en toute saison au parc.
Le lépiste sordide (Lepista sordida) possède un chapeau, un pied et des lames de couleur mauve ou lilas. C’est aussi une espèce à tendance nitrophile et se rencontre donc souvent dans les parcs. Il ressemble un peu au pied bleu (Lepista nuda) mais ce dernier plus odorant pousse en forêt. Ces deux espèces sont comestibles. Les champignons étant des accumulateurs de pollution, un champignon réputé comestible peut devenir dangereux avec les toxines qu’il emmagasine. Il est donc recommandé de ne pas consommer ceux qui poussent sur des lieux pollués.
AndréLantz, le 12 novembre 2009
Classé dans : 4. LA FLORE, Mycologie | Mots-clefs: Champignon, Coprin, Psathyrelle
LES COPRINS D’ABORD
Les nouvelles pluies d’octobre ont fait fructifier les champignons. Comme dans le précédent article, on retrouve sur le mulch disposé autour des jeunes arbres de la prairie des 27 otages de Châteaubriant (prairie nord) quelques coprins et psathyrelles.
Le coprin pied de lièvre (Coprinus lagopus) doit son nom à son pied blanc très pelucheux. Les jeunes exemplaires possèdent un chapeau ovoïde brun assez foncé d’environ 2 à 3 cm de diamètre, recouvert de mèches pelucheuses. A l’état adulte le chapeau prend une forme presque horizontale avant de devenir plus ou moins déliquescent.
Le coprin chevelu (Coprinus comatus) mérite son nom car son chapeau est orné de mèches très abondantes. Le pied est muni d’un anneau qui devient mobile. Le chapeau peut mesurer plus de 10 cm. On trouve ce champignon dans les prairies du parc des Beaumonts.
Enfin le coprin noir d’encre (Coprius comatus)se rencontre assez facilement. Les exemplaires jeunes sont gris ou gris-brun. A maturité il est fortement déliquescent et les lames laissent couler un liquide noir.
LES PSATHYRELLES ENSUITE
Cette jolie psathyrelle porte le nom de psathyrelle marcescente (Psathyrella marcescibilis). Le chapeau gris rosé mesure environ 1 à 2 cm. Cette espèce est reconnaissable, en particulier, aux flocons blancs qui subsistent sur la marge du chapeau. (D’autres psathyrelles possèdent aussi cette propriété).
Elle peut sécher sur pied sans pourrir, comme les feuilles de certains arbres qui sèchent l’hiver sur les branches avant de tomber au printemps lorsque les jeunes bourgeons s’ouvrent. (Le hêtre, le chêne sont des arbres à feuilles caduques marcescentes).
Elle peut sécher sur pied sans pourrir, comme les feuilles de certains arbres qui sèchent l’hiver sur les branches avant de tomber au printemps lorsque les jeunes bourgeons s’ouvrent. (Le hêtre, le chêne sont des arbres à feuilles caduques marcescentes).
André Lantz, le 29 octobre 2009
Classé dans : 4. LA FLORE, Mycologie | Mots-clefs: Basidiomycète, Champignon, Coprin
SALUT LES COPRINS
La pluie étant revenue en ce début de mois d’octobre, les premiers champignons sont apparus sur la pelouse nord.
Des petits champignons tels que psathyrelles et coprins ont poussé sur ou près du mulch (copeaux de bois utilisés au pied des jeunes arbres du parc paysager).
Parmi eux, ce joli coprin à disque lisse (Coprinus leiocephalus) que l’on pouvait voir vers le 10 octobre dernier.
L’étymologie de coprin vient du grec copros qui signifie fumier ou fiente. En effet le mycélium de plusieurs espèces de coprins se développe sur les bouses, crottins…
L’étymologie de psathyrelle vient aussi du grec psaduros qui signifie fragile. Ces champignons sont effectivement très cassants et il faut les recueillir avec précaution pour les conserver intacts!
L’an passé une douzaine d’espèces de coprins et de psathyrelles a été trouvée aux Beaumonts. La majorité des espèces poussent sur l’herbe ou débris ligneux enterrés.
André Lantz, le 14 octobre 2009
Classé dans : 5. LES ENJEUX ECOLOGIQUES, Biodiversité, Friches, Les Chiens aux Beaumonts, Mare, Migrations, Natura 2000 | Mots-clefs: Biodiversité, Friche, Mare, Savane
Note sur la politique de protection de la « savane »
au parc des Beaumonts (Montreuil, 93)
> Pierre Rousset
On appelle « savane » le centre de la « zone naturelle » du parc des Beaumonts, à Montreuil (93), c’est-à-dire la friche (au sens noble du terme) qui se trouve à l’intérieur du « chemin de ronde » créé lors de « l’aménagement doux » de 1998.
La savane constitue l’un des plus importants éléments qui assurent au parc des Beaumonts sa richesse biodiversitaire et sa variété paysagère comprenant : friche du talus, mares, boisements en bordure de plateau et sur les coteaux, pelouses… Mais, avec les mares, c’est aussi l’un des plus fragiles. Milieu instable, elle est périodiquement en danger de se dégrader et de perdre ce qui fait son intérêt. Des mesures trop temporaires ont été prises jusqu’à maintenant pour la protéger ; malheureusement, nous atteignons à nouveau un point critique dans son évolution. Cette note a pour but de présenter à quels choix nous sommes confrontés en matière de protection de la savane, en retraçant (partiellement) à cette fin l’historique des politiques antérieures et en concluant sur quelques propositions. Vu la question traitée, la marie, qui a la responsabilité de la gestion du parc municipal et, en particulier, de sa « zone naturelle », en est évidemment la première destinataire. Mais cette note s’adresse aussi à toutes celles et à tous ceux à qui l’avenir de parc importe.
Classé dans : 4. LA FLORE, 6. À DÉCOUVRIR, Expositions, Mycologie, Plantes | Mots-clefs: Ascomycète, érable, Champignon, Rhytisma acerinum
QUE CACHE CETTE TACHE?
Cette tache noire sur une feuille d’érable sycomore photographiée le 29 Septembre au parc des Beaumonts est elle due à
□ Une fiente d’oiseau ?
□ Une blessure causée par un insecte ?
□ Une attaque de champignon ?
□ Une marque distinctive pour un jeu de piste organisé dans le parc ?
Vous trouverez la réponse en venant visiter l’exposition de champignons organisée par la société mycologique de France et la ville de Paris au parc floral de Paris, pavillon 18, du 16 octobre après-midi au 20 octobre.
Des conférences sont prévues chaque après-midi, en particulier sur la toxicité des champignons, thème de cette semaine nationale du champignon.
L’entrée et la sortie sont gratuites.
Vous pouvez même faire déterminer les champignons que vous aurez pu ramasser.
La sécheresse n’étant pas favorable à l’émergence des parties reproductrices de l’organisme fongique, il n’y a en ce moment que quelques vieux polypores aux Beaumonts.
Les taches sur les feuilles d’érables sont bien visibles au parc et sont dues au goudron de l’érable dont l’appellation latine binominale est Rhytisma acerinum.
André Lantz, le 1 octobre 2009
Classé dans : Papillons | Mots-clefs: azuré porte-queue, Lépidoptère, Migrations
Cette année les migrations de papillons ont été beaucoup plus nombreuses que l’an pasé. Vers la mi mai les belles-dames (Cynthia cardui) sont arrivées nombreuses au parc, suivies par les noctuelles gamma (Autographa gamma). Les soucis (Colias croceus) sont venus plus tardivement au début de juin.
Un petit lycène, l’azuré porte-queue (Lampides boeticus) qui avait été observé par Thierry Laugier il y a trois ans a fait sa réapparition en septembre. Son vol est beaucoup plus rapide et saccadé que l’icare ou argus bleu qui est le plus commun des lycènes aux Beaumonts. Cet insecte possède un comportement territorial. J’ai pu observer un mâle chasser à plusieurs reprises une grisette (Carcharodus alceae)qui venait sur son territoire. Ce lycène aime butiner les gesses à larges feuilles qui sont les plantes nourricières de la chenille.
Enfin en cette fin de septembre, particulièrement douce, le brun des pélargonium voletait dans la savane.
André Lantz le 28 septembre 2009
Classé dans : 1. L’ASSOCIATION, Insectes, Papillons, Sorties, Sorties – Annonces | Mots-clefs: Papillon
Le lépidoptériste (spécialiste des papillons) Thierry Laugier organise ces jours prochains, les samedi 23 et dimanche 24 mai, des sorties Papillons.Une première visite nous fera découvrir ou redécouvrir les Beaumonts dans leur entier ; puis nous nous apesantirons sur les différents biotopes.
Qu’amener ?
1-votre bonne humeur
2-vos passions
3-de quoi casser la croûte
4-les paires de jumelles sont les bienvenues
5-tout livre de botanique, d’entomologie en votre possession, pour échanger et confronter
6-De quoi faire des photos (ou des aquarelles, pour ceux qui sont doués)
Les sorties sont maintenues quel que soit le temps.
Toute idée supplémentaire est la bienvenue.
En espérant vous voir aux Beaumonts.
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- RDV à midi au métro Mairie de Montreuil, pour ceux qui connaissent peu les lieux ;
- RDV à 12 h 45 à la grande mare pour les habitués.
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Classé dans : 1. L’ASSOCIATION, Insectes, Observations, Observations diverses, Papillons | Mots-clefs: Écaille du séneçon, Glyphipterix Simpliciella, Goutte de sang, Lépidoptère, Papillon, Siona lineata, Tyria jacobea
> André LANTZ
Le temps de la dernière semaine n’a pas été très ensoleillé mais les rares heures de soleil ont prouvé que la biodiversité en lépidoptères est bien réelle aux Beaumonts.
Une trentaine d’espèces différentes volaient ou se reposaient dans la végétation, dont de nouvelles espèces pour les Beaumonts.
Une très élégante géomètre vole de jour et aussi de nuit. Sa chenille est polyphage. Il s’agit de la « divisée», Siona lineata, à cause des lignes noires au niveau des nervures qui contrastent avec le fond blanc crème des ailes.
Les premières belle-dame étaient en migration et certaines se sont arrêtées dans les milieux découverts.
Enfin la première «Goutte de sang» ou «Écaille du séneçon», Tyria jacobea venait de sortir.






















