Insectes et champignons de fin d’été
septembre 27, 2011, 2:02
Filed under: 3. LA FAUNE, 6. À DÉCOUVRIR, Expositions, Hémiptères, Insectes, Mycologie, Orthoptères, Papillons, Uncategorized | Tags: Aeshne mixte, Anthidie, Anthidium septemspinosum, Carcina quercana, Gerris, la confuse, la sylvine, le lambda, Notonecte glauque, Oïdium de l'Erable, plutée du saule
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Insectes de la fin d’été.
Certains lépidoptères appartenant à des familles de nocturnes peuvent aussi voler de jour. C’est le cas de la Confuse( Macdunnoughia confusa) qui peut avoir jusqu’à 3 générations par an. Cette espèce orientale s’est répandue en Europe occidentale au début du XXème siècle. Elle migre également du sud vers le nord en été. Elle affectionne les lieux herbus et la chenille se nourrit de plantes basses. Le dessin sur les ailes antérieures est assez caractéristique et permet de la distinguer assez facilement du Lambda (Autographa gamma). Sa taille est légèrement plus petite et le fond des ailes antérieures est d’un brun roux uni. C’est la première fois que cette espèce est observée aux Beaumonts.
Parmi les microlépidoptères, Carcina quercana est une jolie espèce, pas très abondante au parc, qui se trouve en sous-bois ou lisières.
La sylvine (Triodia sylvina) se rencontre assez facilement sur les murs car volant de nuit elle est attirée par les lumières et reste posée la journée. On peut l’observer aussi en ville sur les murs des habitations à partir de la fin août. Cette espèce appartient à une famille primitive des lépidoptères (Hépialidae). La chenille s’alimente des racines de plantes basses et passe donc sa vie dans le sol.
L’Aeshne mixte (Aeshna mixta) est une libellule de taille plus petite que l’Aeshne bleue (Aeshna cyanea) Elle ne porte pas de taches vertes sur l’abdomen et les taches bleues des derniers segments ne sont pas confluentes. C’est la plus commune des petites Aeshnes. Elle est assez tardive et on peut l’observer en cette saison. Elle ne décrit pas un parcours presque identique comme le fait l’Aeshne bleue et il lui arrive de se poser pour quelques secondes. Il suffit d’être patient si on désire la photographier immobile. Les odonates ont un comportement différent des autres insectes dans la phase d’accouplement. Le mâle (bleu en haut du cliché) tient la femelle (jaune) derrière la tête. La femelle recourbe son abdomen pour récupérer le sperme sur le pénis secondaire du mâle situé sous le second segment. Cette position unique chez les odonates est désignée par cœur.
Certains hémiptères se développent aussi dans les mares comme les Notonectes. La notonecte glauque (Notonecta glauca) nage sur le dos. La troisième paire de pattes est transformée en rames. Dérangé cet insecte plonge au fond de la mare et s’accroche aux plantes submergées. C’est par l’extrémité de l’abdomen que l’air pénètre dans le corps.
Chez les Gerris (peut être Gerris lacustris ) sur le cliché) le corps est maintenu hors de l’eau et les pattes antérieures et postérieures servent d’appui à la surface de l’eau. Les pattes médianes sont davantage utilisées pour le déplacement. Le mouvement saccadé est produit par des vortex. Ces deux insectes sont carnassiers.
Les abeilles solitaires ne forment pas de colonies. Elles creusent en général un nid dans le sol où elles disposent de réserves nutritives suffisantes pour nourrir les larves. Les Anthidies font partie des abeilles solitaires et se caractérisent par une coloration noire et jaune de l’abdomen. Ce sont comme les abeilles domestiques d’utiles insectes polinisateurs. Pour la majorité des imagos, il n’est malheureusement pas possible de procéder à la détermination de l’espèce uniquement par photo. L’espèce qui semble la plus abondante aux Beaumonts est Anthidium septemspinosum.
Ce petit champignon est le plutée du saule (Pluteus salicinus). C’est un champignon saprophyte (qui se nourrit de bois en décomposition) que l’on trouve sur les souches des saules et de divers feuillus.
L’an passé j’avais présenté des taches noires sur le feuilles d’érables provoquées par un champignon : le goudron de l’érable (Rhytisma acerinum). Cette année voici des taches blanches d’oïdium causées par le champignon Uncinula tulasnei. Ce champignon est présent sur l’érable plane (Acer platanoides).
Pour en savoir plus sur les champignons, dans le cadre de la semaine nationale du champignon,la SociétéMycologiquede France organise au Parc floral de Paris, pavillon 18, du Vendredi 14 octobre après-midi au Lundi 17 octobre son exposition annuelle. Des conférences seront données le samedi et le dimanche.
L’exposition ainsi que les conférences proposées sont gratuites.
André Lantz le 27 septembre 2011.
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Insectes d’été
août 26, 2011, 4:40
Filed under: Diptères, Hémiptères, Insectes, odonate, Orthoptères, Papillons | Tags: Aeshne bleue, Ariane, Decticelle cenrée, mouche Tephritide, Némusien, punaise de l'aubépine, Terellia tussilaginis, Triple raie
Filed under: Diptères, Hémiptères, Insectes, odonate, Orthoptères, Papillons | Tags: Aeshne bleue, Ariane, Decticelle cenrée, mouche Tephritide, Némusien, punaise de l'aubépine, Terellia tussilaginis, Triple raie
Des Insectes d’août et de juin
Avec quelques photos de Roland Paul et d’André Lantz.
Parmi les lépidoptères, l’Ariane qui est la femelle du Némusien (Lasiommata maera) est assez farouche et pas très abondante. Chaque année on peut voir quelques individus, assez difficiles à approcher. Cette espèce semble se raréfier en Ile de France, car elle y était plus commune autrefois. La femelle est en générale de taille supérieure au mâle et son aile antérieure plus vive et orangée que celle du mâle qui reste brun terne dans la moitié située plus près du corps de l’insecte (partie basale). Pour cette espèce, les ailes antérieures et postérieures sont plus ternes à la fois pour les deux sexes que celles de l’espèce voisine, le satyre (mâle) ou la mégère (femelle) (Lasiommata megera). Cette dernière espèce n’a pas à ma connaissance été rencontrée aux Beaumonts.
Les chenilles de ces deux espèces se nourrissent de graminées. Les deux espèces sont bivoltines (deux générations par an).
La triple raie (Aplocera plagiata) est une assez grande géomètre d’environ 3,5 cm entre les apex des ailes antérieures. Dans l’inventaire commenté des lépidoptères d’Île de France, Philippe Mothiron note que cette espèce, à la faveur des friches et terrains vagues, pénètre à l’intérieur des zones urbaines jusqu’en plein Paris.
La chenille se développe sur les millepertuis.
Parmi les hémiptères, Roland Paul a photographié cette jolie punaise de l’aubépine (Acanthosoma haemorrhoidale). C’est un hémiptère forestier phytophage qui se nourrit de fruits de divers arbustes, et qui affectionne particulièrement ceux de l’aubépine. Les adultes qui ont hiverné ainsi que les jeunes de la nouvelle génération piquent les feuilles au printemps.
Parmi les Orthoptères ce juvénile de la Decticelle cendrée (Pholidoptera griseoaptera) est une sauterelle commune.
Parmi les diptères une très jolie mouche de la famille des Tephritides, (Terellia tussilaginis) volait et se posait sur les capitules de Bardane (Arctium). Les larves se nourrissent de bardane, plus rarement de chardons et centaurées.
Parmi les Odonates, les Aeschnides font partie des plus grandes libellules de nos régions. Les mâles peuvent voler toute la journée sans se poser. L’Aeshne bleue (Aeshna cyanea) vole près des mares en parcourant souvent le même domaine, en revenant sur place et en effectuant quelques vols stationnaires. Elle n’est pas très farouche et ne fuit pas la présence des humains. Par contre, adulte, elle n’est pas facile à photographier car elle ne se pose pas à terre ou sur la végétation comme d’autres libellules. C’est une espèce commune. Le mâle possède des taches vertes puis bleues sur l’abdomen. Sur les derniers segments abdominaux les taches bleues deviennent confluentes, ce qui la distingue des autres espèces du même genre.
André Lantz le 26 août 2011.
De nouveaux arrivants aux Beaumonts
juillet 19, 2011, 3:55
Filed under: abeilles, Biodiversité, Coléoptères, Diptères, guèpes, Insectes, Papillons | Tags: Cétoine dorée, Chèvre, Flambé, guèpe mexicaine, hélophile suspendu, Isodontia mexicana, Mélanthie pie, syrphe ceinturé
Filed under: abeilles, Biodiversité, Coléoptères, Diptères, guèpes, Insectes, Papillons | Tags: Cétoine dorée, Chèvre, Flambé, guèpe mexicaine, hélophile suspendu, Isodontia mexicana, Mélanthie pie, syrphe ceinturé
De nouveaux habitants
Avec quelques photos de Roland Paul et d’André Lantz.
Les chèvres sont arrivées vers la fin juin au parc pour lutter contre l’envahissement de la zone centrale par des plantes invasives. En effet la richesse en biodiversité de cette partie du parc est essentiellement liée aux prairies, qui sans intervention risque de disparaitre. Le bouc avec ses belles cornes est surnommé J. Bond à cause de son numéro. Les chèvres n’hésitent pas à consommer le feuillage des arbres.
Le Flambé (Iphiclides podalirius) était commun au XVIII et XIX siècle. On pouvait l’observer en Île de France dans les bois de Boulogne et de Vincennes. L’éradication des haies où poussent prunelliers, aubépines et cerisiers de Sainte Lucie et la pollution ont fortement réduit ses populations. Cette espèce est protégée en Île de France depuis 1993. Son retour semble se faire très progressivement car on ne le rencontrait plus que dans la Seine et Marne et l’Essonne. Son observation en Seine-Saint-Denis est donc particulièrement précieuse. Ce Papillon est bivoltin (deux générations par an).
La Mélanthie pie (Melanthia procellata) est beaucoup plus commune, mais cette géomètre ne vole pas en plein jour et c’est la première fois qu’elle a pu être identifiée. La chenille se développe sur la clématite particulièrement abondante au parc.
La Cétoine dorée (Cetonia aurata) peut se présenter sous des couleurs verte ou bronze. Des petites stries blanches agrémentent la coloration métallique des élytres. L’adulte aime se nourrir du pollen des fleurs. Cette cétoine était plus abondante cette année que l’an passé.
Le Syrphe ceinturé (Episyrphus balteatus) est un des syrphes les plus communs. Les syrphes imitent souvent les hyménoptères par leur forme et leur couleur. Les larves peuvent être saprophages, phytophages ou prédatrices de pucerons ou de larves d’hyménoptères. Le syrphe ceinturé grâce à son dessin très caractéristique sur l’abdomen ne peut être confondu avec d’autres espèces. Les larves consomment des pucerons ou des larves d’hyménoptères Tentrénides. C’est une espèce migratrice.
L’Hélophile suspendu (Helophilus pendulus) est un syrphe dont les larves se trouvent dans les eaux particulièrement riches en éléments nutritifs. Ces larves sont communément appelées vers queue-de-rat. Il existe plusieurs espèces voisines.
Une guêpe noire ( Isodontia mexicana) venue d’Amérique du nord a commencé à coloniser le sud de la France vers les années 60. Elle est maintenant présente un peu partout en France. On pouvait en voir butiner plusieurs exemplaires sur les fleurs de sureau yèble. Le site suivant présente les différentes guêpes dont cette guêpe mexicaine.
André Lantz le 18 Juillet 2011.
Au bord de l’Eau
mai 25, 2011, 10:30
Filed under: 2. LES ACTEURS TERRITORIAUX, 4. LA FLORE, 5. LES ENJEUX ECOLOGIQUES, 6. À DÉCOUVRIR, Biodiversité, Fleurs, Insectes, L'ODBU, odonate, Papillons, Semaine biodiversité | Tags: Agrion jouvencelle, Iris faux-acore, libellule déprimée, petite nymphe au corps de feu, yponomete de Sainte-Lucie
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Au bord de l’eau
Avec quelques photos de Roland Paul et d’André Lantz et le concours de Laurent Spanneut pour la détermination des odonates.
Depuis la fin de l’hiver la fontaine coule en permanence, ceci a fait prospérer les plantes aquatiques et la mare du milieu s’est reformée.
L’iris jaune ou iris faux-acore (Iris pseudacorus) est une belle plante vivace des berges de rivières, de canaux, de mares et de milieux très humides. La fleur est divisée en trois parties. Elle symbolise la fleur de « lys » du blason des rois de France. Il est à noter que le rhizome de cette plante possède un suc qui est, entre autres applications, utilisé dans le traitement des plaies externes.
La mare du milieu est souvent visitée par la libellule déprimée (Platetrum depressum). On la désigne ainsi car l’abdomen au lieu d’être de forme cylindrique est légèrement aplati. Il est d’un joli bleu non métallique pour les mâles, et brun pour les femelles.
La petite nymphe au corps de feu (Pyrrhosoma nymphula) présente un abdomen rouge. Ses pattes sont noires ou de teinte foncée.
L’agrion jouvencelle (Coenagrion puella) possède un abdomen bleu.
Certaines personnes se sont inquiétées des toiles formées par la soie de certaines chenilles qui recouvrent de nombreux arbustes dans le parc. J’ai déjà mis en lige en 2010 un article sur ce papillon que vous pourrez retrouver en consultant les archives. Cette espèce est l’Yponomeute du cerisier de Sainte Lucie (Yponomeuta mahalebella). Le chenilles construisent des toiles pour se protéger de manière collective. Elle vont se nymphoser dans ces abris et les papillons y sortiront vers le mois de juillet ou en juin cette année. Les papillons étant nocturnes ne se voient pas de jour. Ces chenilles et les toiles qu’elles forment ne sont pas urticantes. J’ai moi-même manipulé ces chenilles en les élevant. Il n’y a donc rien à craindre. Certains arbres sont un peu défoliés mais ce n’est pas très dommageable pour eux.
Dans le cadre des 24 heures de la biodiversité en Seine-Saint-Denis, notre collègue Thierry Laugier animera deux sorties le dimanche 29 mai au parc des Beaumonts à la rencontre des papillons et des autres insectes.
Pour la séance du matin (rendez-vous à la mare perchée vers 10 heures 45) il est nécessaire de s’inscrire sur le site du département que vous pouvez trouver en cliquant ici.
La sortie de l’après–midi vers 14h 30 au même lieu est supplémentaire et ne nécessite pas d’inscription.
Les personnes qui auront participé à la sortie du matin sont invitées au parc de la poudrière pour la fête de l’après-midi. (voir le programme sur le site du département)
Soyez nombreux !
André Lantz le 25 mai 2011.
Printemps d’Avril
mai 2, 2011, 10:13
Filed under: Diptères, Insectes, Observations, Papillons | Tags: Bombyx du chêne, Epiphragma ocellare, Eristale de fleurs, Syrphe du groseillier
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Toujours le printemps
Le Soleil et la chaleur d’avril ont fait éclore les fleurs et émerger les insectes avec une quinzaine de jours d’avance.
Le Bombyx du chêne ou le minime à bandes jaunes désigné également par trotte-vite dans le Berry (Lasiocampa quercus) est un papillon que l’on peut rencontrer dans le parc en général en juillet. Le mâle vole de jour de manière très rapide en zigzaguant à la recherche des femelles. Thierry Laugier a eu la chance de le trouver immobile.
Les chenilles ne se nourrissent pas comme le nom de l’espèce pourrait le faire croire uniquement des feuilles de chênes, d’ailleurs très peu nombreux au parc ! Elles consomment les feuilles d’autres arbres, arbustes et plantes basses. La chenille commence son développement à partir de la fin de l’été, puis hiverne et reprend son activité au printemps. Cette chenille photographiée dans la partie boisée s’alimente de lierre, plante qui recouvre presque entièrement les sous-bois et les troncs des arbres. En altitude la chenille peut même hiverner deux fois.
Chez les diptères la famille des Limoniidae est proche des Tipulidae. Cette belle espèce de sous-bois ou de lisière vole au printemps. Il s’agit d’Epiphragma ocellare. Le nom de l’espèce provient des dessins en forme d’ocelles disposés sur les ailes.
La syrphe du groseillier (Syrphus ribesii) est un diptère très utile. Sa larve dévore en effet une grande quantité de pucerons. Cette espèce vole d’avril à septembre en plusieurs générations. Comme la plupart des syrphes l’adulte se déplace par mouvements brusques ou en procédant à un vol stationnaire.
L’éristale des fleurs (Myathropa florea) est un peu velue et peut ressembler à une abeille. Le mésonotum, partie moyenne du thorax bien visible, présente chez cette espèce des bandes grises évoquant un peu une tête de mort.
André Lantz le 2 mai 2011.
Plantes et insectes printaniers
avril 12, 2011, 3:43
Filed under: 4. LA FLORE, Fleurs, Insectes, Papillons, Plantes | Tags: Adèle de réaumur, aurore; daphné lauréole; anthrisque sauvage;, érable plane, Lépidoptère, mouche de Saint-Marc, paon du jour, tircis
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Les clichés de cet article sont de Roland Paul et d’André Lantz.
Les fleurs de tussilage ou pas d’âne qui avaient été présentées dans un récent article sont maintenant fanées et le capitule s’est redressé pour que les graines soient disséminées par le vent.
Les fleurs des arbres sont souvent vertes et très petites. Voici les fleurs de l’érable plane (Acer platanoides).
Une plante assez rare se trouve dans le sous-bois. Elle n’est pas signalée de Montreuil dans l’Atlas de la flore de la Seine-Saint-Denis. Il s’agit de la Daphné lauréole (Daphne laureola). Daphné est le nom d’une jeune fille de la mythologie grecque qui fut transformée en laurier. laureola vient de laurier. Cette plante toxique de la famille des Thymelaeaceae pousse dans les sous-bois sur sols marneux.
les papillons hibernant laissent la place aux espèces dont les adultes sortent uniquement fin mars ou début avril. C’est le cas du Tircis, de l’aurore de l’azuré des nerpruns.
Le nom latin de l’aurore (Anthocharis cardamines) provient de anthos “fleur” et de kharis “beauté” ou “grâce” donc gracieux comme une fleur. cardamines dérive du mot latin cardamine. C’est le cresson des prés, une des plante nourricère de la chenille de ce papillon. La photo suivante montre une femelle (la couleur orange n’apparaît pas par transparence sur le revers des ailes antérieures) posée sur le persil des bois ou Anthrisque sauvage(Anthriscus sylvestris). Cette plante n’est pas consommable car elle renferme des substances phénoliques toxiques.
Une autre femelle ailes ouvertes. Au vol elle peut être facilement confondue avec une des piérides blanches: piéride de la rave ou piéride du navet.
En ce début d’avril volaient abondamment les mouches de St Marc qui sont toutes noires. Le mâle présente des gros yeux tandis que ceux de la femelle sont plus petits.
L’adèle de réaumur (Adela reaumurella) est un petit papillon. Les ailes antérieures sont vert métallique, le corps est noir et les antennes sont très grandes pour le mâle et plus petites pour la femelle. Les mâles volent en essaim si le soleil est présent et se posent immédiatement quand un nuage cache la lumière solaire.
La femelle reste au repos dans la végéation.
André Lantz le 12 avril 2011
La nature s’éveille aux Beaumonts
mars 31, 2011, 5:18
Filed under: abeilles, Batraciens, Insectes, Observations, Papillons | Tags: abeille domestique, bourdon, Crapaud, Lépidoptère, paon du jour
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Notre collègue Roland Paul nous a transmis les photos suivantes prises au parc durant les belles journées de ce mois de mars.
Les abeilles domestiques et les abeilles sauvages ne craignent pas les pesticides au parc! Elles semblent en bonne santé et commence à butiner .
Les Bourdons sont aussi sortis tel cet exemplaire photographié sur une fleur de ficaire, l’une des premières fleurs du printemps au parc.
Les Crapauds ont entrepris leur migration dans les mares pour pondre. Ils étaient nombreux vers la mi-mars cette année.
Notre paon du jour, est un papillon qui hiberne. Il vole à nouveau lors des premières journées chaudes comme les deux autres vanesses le vulcain et le Robert-le-Diable.
André Lantz, le 31 mars 2011.
Un avant goût de printemps
mars 10, 2011, 10:46
Filed under: 4. LA FLORE, Fleurs, Insectes, Papillons | Tags: Papillon, Robert le diable, Tussilage
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Un avant-goût de printemps
Avec l’allongement de la durée des jours et des températures plus clémentes les premières fleurs se sont épanouies et quelques insectes se sont réveillés.
Le Tussilage ou Pas-d’âne (Tussilago farfara) est une astéracée dont le capitule de fleurs jaune prend naissance sur une tige possédant des écailles brunes. Les tiges florales se développent avant l’apparition des feuilles larges et cordiformes.
Cette plante a été utilisée pour ses propriétés expectorantes. Le Tussilage est classé comme plante à glucides. Pline et Dioscoride mentionnaient déjà les propriétés médicinales de cette plante. L’étymologie du genre de cette plante est chasser (agere) la toux (tussis). Le nom de l’espèce provient de la pilosité blanche et farineuse de la feuille (farfara vient de farfarus couvert de farine).
Elle pousse sur les sols marneux ou argileux remaniés, remblais, bord des chemins et des cours d’eau. Elle est présente sur l’ensemble du département de Seine-Saint-Denis.
Le Robert-le-Diable (Polygonia c-album) est un papillon qui hiverne. Il sort de sa léthargie dès les premières journées chaudes et ensoleillées au début de mars. La forme hivernante est plus sombre que celle de la génération qui apparaît au début d’été. J’ai déjà présenté ce papillon sur le site. Le cliché suivant fait ressortir les ailes positionnées de manière à récupérer le maximum d’énergie solaire en ce début de saison.
La chenille se nourrit sur les orties et diverses plantes.
André Lantz le 8 mars 2011.
Article sur les papillons des Beaumonts
février 23, 2011, 4:04
Filed under: Friches, Papillons, Rapports naturalistes | Tags: inventaire, Lépidoptère, microlépidoptères
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